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Devant les ministres, le général Haykal demande 4 à 8 mois pour la deuxième phase du désarmement

Le Liban prêt à « élargir son rôle » au sein du « mécanisme », affirme Nawaf Salam.

Devant les ministres, le général Haykal demande 4 à 8 mois pour la deuxième phase du désarmement

Les ministres libanais réunis à Baabda, le 16 février 2026. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine

Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a demandé lundi un délai de quatre à huit mois pour mettre en œuvre la deuxième phase du plan de désarmement, lors d’une présentation devant le Conseil des ministres à Baabda, selon les informations de L’Orient-Le Jour. Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui prononcé un discours parallèlement à la séance lors duquel il a notamment appelé l'exécutif à « renoncer » au monopole des armes et à cesser « les concessions gratuites » à Israël.

Si en janvier dernier le général Haykal avait promis de présenter sa vision de cette deuxième phase en février, il a estimé lundi que celle-ci avait déjà commencé par les mesures prises au nord du Litani. Une source proche du dossier a précisé que le chef de l’armée adopterait une méthode douce avec le parti chiite, qui considère que l’accord de cessez-le-feu avec Israël ne prévoit le désarmement qu’au sud du fleuve. L’OLJ a également appris d'une source informée que les ministres du tandem chiite « n’ont pas adopté d'attitude négative » mais ont demandé « certaines clarifications ».

Avant la réunion du gouvernement, le ministre du Travail, Mohammad Haïdar (Hezbollah), avait exclu dans une déclaration à L'OLJ un retrait des ministres chiites : « Comme la dernière fois, nous écouterons le chef de l’armée et aviserons durant la réunion », avait-il déclaré. Une source proche du Sérail a indiqué que des contacts avaient été pris pour éviter des tensions. « Tout le monde est conscient que dans le contexte actuel, le Liban n’a pas le luxe de faire des caprices », a souligné cette source affirmant que « dans certains dossiers, il n’y aura pas de compromis. »

La deuxième phase du plan de l’armée concerne la zone entre les fleuves Litani et Awali, après application au sud du Litani. Si le Hezbollah a accepté de remettre ses armes dans la première zone le long de la frontière israélienne, il refuse de le faire ailleurs, invoquant les frappes israéliennes quotidiennes, l’occupation de plusieurs positions au Sud et la détention d’une vingtaine de Libanais, dont neuf civils.

« Mécanisme » : le Liban prêt à « élargir son rôle »

Avant le Conseil des ministres, le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré que le Liban était prêt à « élargir son rôle » au sein du « mécanisme », le comité de supervision de l’application du cessez-le-feu de novembre 2024, notamment pour superviser le désarmement. Dans un entretien à Bloomberg, M. Salam a évoqué la possibilité d'intégrer « si nécessaire » davantage d'experts libanais au sein du « mécanisme », aux côtés du diplomate Simon Karam et des représentants militaires. Il pourrait s'agir de « juristes ou de topographes » pour se pencher notamment sur la question de la délimitation des frontières. Concernant le désarmement, il souligné que l'exécutif est prêt à « intensifier les efforts visant à désarmer » le Hezbollah. « Nous ne cherchons pas la confrontation » avec le parti chiite, « mais nous ne nous laisserons intimider par personne », avait-il souligné lors de la Conférence de Munich sur la sécurité.


La réunion du gouvernement intervient alors que le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, est rentré de Munich, où il assistait à la Conférence sur la sécurité. Il y a rencontré plusieurs chefs d'état-major d'autres pays, pour des discussions portant sur les moyens de soutenir l'armée dans ses missions. Un dossier qui doit faire l'objet d'une conférence internationale à Paris le 5 mars. En amont de cet événement, une réunion préparatoire aura lieu le 24 février au Caire, a appris L'OLJ.

Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a demandé lundi un délai de quatre à huit mois pour mettre en œuvre la deuxième phase du plan de désarmement, lors d’une présentation devant le Conseil des ministres à Baabda, selon les informations de L’Orient-Le Jour. Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui prononcé un discours parallèlement à la séance lors duquel il a notamment appelé l'exécutif à « renoncer » au monopole des armes et à cesser « les concessions gratuites » à Israël.Si en janvier dernier le général Haykal avait promis de présenter sa vision de cette deuxième phase en février, il a estimé lundi que celle-ci avait déjà commencé par les mesures prises au nord du Litani. Une source proche du dossier a précisé que le chef de l’armée adopterait une...