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Politique - Golfe/Liban

Le Koweït impose des sanctions à huit hôpitaux libanais pour liens présumés avec le terrorisme

Le ministère libanais de la Santé réclame des précisions et évoque un « précédent » de la part du Koweït.

Le Koweït impose des sanctions à huit hôpitaux libanais pour liens présumés avec le terrorisme

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil Photo Facebook / Salah Ghandour Hospital

Après al-Qard al-Hassan l'été dernier, le Koweït a ajouté huit hôpitaux libanais à sa liste de sanctions, pour leurs liens présumés avec le terrorisme, selon le quotidien koweïtien al-Raï, dimanche. Tous ces hôpitaux sont situés dans des régions où le Hezbollah est fortement implanté, à savoir le sud du Liban, la vallée de la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Une décision qui a provoqué la « surprise » du ministère libanais de la Santé, qui a indiqué avoir réclamé des « éclaircissements ».

Il s'agit de l'hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb (Nabatiyé), l'hôpital Salah Ghandour (Bint Jbeil), l'hôpital al-Amal (Baalbeck), l'hôpital Saint-Georges (Hadath), l'hôpital Dar al-Hikma (Baalbeck), l'hôpital al-Batoul (Hermel), l'hôpital al-Chifa (Khaldé) et l'hôpital al-Rassoul al-Aazam (banlieue sud de Beyrouth). Le week-end dernier, l'armée israélienne avait largué des tracts accusant l'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil d'héberger des activités et combattants du Hezbollah, ce qui avait provoqué un concert de condamnations au Liban.

La décision koweïtienne a été prise, selon al-Raï, « par le comité chargé de l'application des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies adoptées en vertu du Chapitre VII, relatives à la lutte contre le terrorisme et à la prévention de la prolifération des armes de destruction massive ». Ce comité a les prérogatives pour désigner des entités de sa propre initiative ou à la demande d'autorités étrangères ou locales, sur base de « motifs raisonnables » poussant à croire qu'elles seraient impliquées dans des activités terroristes, qu'elles tenteraient d'en commettre ou de faciliter de telles actions, ajoute le journal.

Suite aux sanctions, tous les fonds et ressources économiques détenus ou contrôlés par les entités mentionnées, y compris les actifs qui en découlent, seront immédiatement gelés, et toute personne au Koweït ou résidant à l’étranger seront interdits de verser des fonds ou des services financiers à ces entités.

Un « précédent », selon le ministère libanais

Commentant la décision koweïtienne, le ministère libanais de la Santé s’est dit « surpris par le communiqué publié par l’État frère du Koweït concernant l’inscription de huit hôpitaux libanais sur la liste nationale du terrorisme, alors que le ministère n’a reçu aucune demande ni notification de la part d’une quelconque autorité koweïtienne à ce sujet ». Évoquant un « précédent », il a rappelé « le Koweït mène de nombreux projets communs avec le ministère dans le domaine de la santé et a été l’un des principaux pays à soutenir le système de santé lors des crises successives traversées par le Liban ». « Le ministère de la Santé publique entreprendra les contacts nécessaires afin d’obtenir des éclaircissements auprès des autorités concernées quant aux raisons de la décision prise et de présenter les faits exacts, afin d’éviter toute confusion et de protéger le système de santé libanais ».

En juin, le ministère koweïtien des Affaires étrangères avait imposé des sanctions à l’Association al-Qard al-Hassan, considérée comme le bras financier du Hezbollah au Liban. Il a également appelé toutes les entreprises et institutions financières établies dans ce pays à appliquer ces mesures et à cesser toute coopération avec toute institution ou personne liée au Hezbollah.

Au moins sept Libanais sont sous sanctions pour leur rôle présumé dans des réseaux financiers entre le Liban et le Koweït, au service du Hezbollah. Certains d'entre eux avaient déjà été sanctionnés par le Trésor américain (OFAC) pour des activités similaires en septembre 2021. En novembre, les autorités koweïtiennes avaient arrêté 18 personnes soupçonnées de liens économiques avec le Hezbollah.

Après al-Qard al-Hassan l'été dernier, le Koweït a ajouté huit hôpitaux libanais à sa liste de sanctions, pour leurs liens présumés avec le terrorisme, selon le quotidien koweïtien al-Raï, dimanche. Tous ces hôpitaux sont situés dans des régions où le Hezbollah est fortement implanté, à savoir le sud du Liban, la vallée de la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Une décision qui a provoqué la « surprise » du ministère libanais de la Santé, qui a indiqué avoir réclamé des « éclaircissements ».Il s'agit de l'hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb (Nabatiyé), l'hôpital Salah Ghandour (Bint Jbeil), l'hôpital al-Amal (Baalbeck), l'hôpital Saint-Georges (Hadath), l'hôpital Dar al-Hikma (Baalbeck), l'hôpital al-Batoul (Hermel), l'hôpital al-Chifa (Khaldé) et...
commentaires (2)

Si les pays pétroliers ( dont le Koweït) sont devenus ce qu’ils sont actuellement c’est à la sueur des Libanais qui ont transformé leurs déserts en villes fréquentables et modernes. Le Liban n’est jamais tombé aussi bas depuis le retrait de l’armée syrienne.

Hitti arlette

07 h 53, le 09 février 2026

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Commentaires (2)

  • Si les pays pétroliers ( dont le Koweït) sont devenus ce qu’ils sont actuellement c’est à la sueur des Libanais qui ont transformé leurs déserts en villes fréquentables et modernes. Le Liban n’est jamais tombé aussi bas depuis le retrait de l’armée syrienne.

    Hitti arlette

    07 h 53, le 09 février 2026

  • C'est cohérent et logique

    Moi

    20 h 51, le 08 février 2026

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