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Politique - Grand Angle

Dans les coulisses du Sérail : la « méthode » Salam à l'épreuve du pouvoir

L’ancien juge est parvenu à imposer un style et une éthique nouvelle au sommet du pouvoir. Mais à force de compromis, certains lui reprochent aussi d’avoir trop dilué son ADN réformiste.

Dans les coulisses du Sérail : la « méthode » Salam à l'épreuve du pouvoir

Combinaison de photos montrant le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, lors d'un entretien avec L'Orient-Le Jour, le 28 janvier 2026 au Grand Sérail. Photos Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Dans les couloirs du Sérail, aucune trace de changement. Le clinquant neuf des façades incrustées de marbre, la prestigieuse collection de toiles suspendues aux murs, l'œil implacable de l’équipe protocolaire… En apparence, rien n’a bougé à l’intérieur de l’ancienne caserne ottomane. Symbole de la continuité du pouvoir, la bâtisse de grès jaune trône comme un rocher solitaire au cœur d’un centre-ville abandonné. C’est là, sur les marches du perron, qu’a été proclamée l’indépendance du Liban le 22 novembre 1943. Là également que les différentes dynasties sunnites se succèdent à la tête de l’exécutif. Les Solh, les Karamé, les Hariri… De père en fils, d’oncle en neveu, les présidents du Conseil défilent sous les lustres de cristaux. Depuis un an, le nouveau maître des lieux ne fait pas exception. Nawaf Salam, petit-fils de Salim,...
Dans les couloirs du Sérail, aucune trace de changement. Le clinquant neuf des façades incrustées de marbre, la prestigieuse collection de toiles suspendues aux murs, l'œil implacable de l’équipe protocolaire… En apparence, rien n’a bougé à l’intérieur de l’ancienne caserne ottomane. Symbole de la continuité du pouvoir, la bâtisse de grès jaune trône comme un rocher solitaire au cœur d’un centre-ville abandonné. C’est là, sur les marches du perron, qu’a été proclamée l’indépendance du Liban le 22 novembre 1943. Là également que les différentes dynasties sunnites se succèdent à la tête de l’exécutif. Les Solh, les Karamé, les Hariri… De père en fils, d’oncle en neveu, les présidents du Conseil défilent sous les lustres de cristaux. Depuis un an, le nouveau maître des lieux ne fait...
commentaires (10)

MISSION IMPOSSIBLE ! ECHEC ATTENDU , SINON ESPERE PAR BEAUCOUP !

L’acidulé

10 h 46, le 10 février 2026

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Commentaires (10)

  • MISSION IMPOSSIBLE ! ECHEC ATTENDU , SINON ESPERE PAR BEAUCOUP !

    L’acidulé

    10 h 46, le 10 février 2026

  • SALAM est la TETE de l,executif. Mais les bras securitaires et militaires paralysent cette TETE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 44, le 10 février 2026

  • Excellent article!

    Sissi zayyat

    13 h 05, le 09 février 2026

  • « Il n’est pas là pour s’enrichir, il n’y a pas de népotisme, il poursuit l’intérêt général de l’État ». Cela explique l’impossibilité de s’imposer face à des corrompus qui se sont toujours attelés àfaire passer leurs intérêts personnels et ceux de leur proches avant ceux de notre pays. Le président a un grand rôle à jouer et gagne à se joindre à notre premier ministre pour combattre l’ancien système et y instaurer un nouveau, si vraiment il veut sauver le Liban. A force de se fondre dans le moule on fait du surplace et on laisse les corrompus avoir le dernier mot sous prétexte d’équité comm

    Sissi zayyat

    13 h 04, le 09 février 2026

  • DU BAVARDAGE

    Gebran Eid

    12 h 35, le 09 février 2026

  • ""Nous avons assisté à la métamorphose de ‘‘Nawaf le réformiste’’ à ‘‘Nawaf Bek’’"". Ô pardon, j’ai oublié de vous dire que le "Bek druze" voyant le vent en poupe de Nawaf, le rejoindra sans aucun doute dans la fondation d’une coalition de partis de la même tendance politique, et ça nous privera de querelles byzantines et autres prises de bec. Bonne chance alors aux réformistes.

    nabil

    07 h 11, le 09 février 2026

  • ""Son entourage est composé d’universitaires, de députés du changement, d’anciens étudiants et de jeunes activistes qui pèsent peu sur le plan politique, mais incarnent l’éthos du 17-Octobre"". Tarek Mitri le rejoindra sans aucun doute, quant à la "méthode Salam", il faut encore du temps pour faire ses preuves.

    nabil

    07 h 03, le 09 février 2026

  • Je mets ma main à couper, Nawaf Salam dans le secret, est à la fondation d'une nouvelle formation politique qui regroupe ses amis, ses proches politiques. mais pour ça il lui faut un coup d'éclat dont il n'a pas encore eu l'occasion. Patience donc, Nawaf Salam sera donc un futur chef de parti , moderniste, réformateur. Ce mot de réformateur ça me dit beaucoup, ce mot usé jusqu'à la corde peut-il encore servir dans le discours politique libanais. Bonne chance monsieur le Premier ministre.

    nabil

    06 h 55, le 09 février 2026

  • MAIS À FORCE DE COMPROMIS, CERTAINS LUI REPROCHENT AUSSI D’AVOIR TROP DILUÉ SON ADN RÉFORMISTE. Vous avez raison madame, le prestige de la fonction du magistrat n’opère que lors d’une visite chez les bédouins du Sud et les youyous des femmes lançant du riz en guise de bienvenue. Le compromis est un poison long dans une démocratie comme la nôtre. À mon humble avis, il faut laisser la place au seul pouvoir efficace, au généralissime et président Joe Aoun. Réformiste ? Comment réformer un pays, réformer son économie en guerre, pays en banqueroute.

    nabil

    06 h 50, le 09 février 2026

  • Très bon l’article. Le juge Salam doit faire avec ce que la milice et ses alliés lui ont laissé : la soumission aux armes et le vol de l’argent public et privé. Pas facile d’y remédier avec pour seule arme son intégrité et son nom. Malgré certaines déceptions comme vous dites, ce monsieur déterminé mérite pleinement le support des honnêtes gens. Le fait d’être la bête noire de la milice d’Iran est bien la preuve que c’est un très bon Libanais.

    NG

    03 h 52, le 09 février 2026

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