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L'indice mesurant le moral du secteur privé libanais surnage en janvier


L'indice mesurant le moral du secteur privé libanais surnage en janvier

Un immeuble d'affaire à Dekouéné dans la banlieue nord-est de Beyrouth le 14 janvier 2026. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour

L'indice des directeurs d'achats (PMI) libanais, publié par Blominvest, a entamé l'année avec un score de 50,1 points, soit un dixième au-dessus du point d'équilibre, après une année 2025 pendant laquelle il a affiché ses meilleurs scores depuis sa création en 2013.

Réalisé via des enquêtes auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises locales, il est également en recul de 1,1 point par rapport à décembre, ce qui reflète une légère dégradation du moral du secteur privé d’un mois sur l’autre.

Un PMI en dessous de 50 points reflète une contraction de l’activité et, inversement, un PMI supérieur à 50 points traduit une expansion. Plus la valeur du PMI augmente ou diminue d’un mois sur l’autre, plus la croissance ou la contraction qu’il reflète est forte.

« C’est la première fois depuis le lancement de cette enquête que les conditions commerciales du secteur privé connaissent six mois consécutifs d’expansion », relève Helmi Mrad, analyste de Blominvest, cité dans le communiqué publiant les résultats de l’indice.

« Cependant, le ralentissement entre décembre et janvier reflète probablement une hausse des risques géopolitiques, la montée en puissance militaire des États-Unis dans la région suggérant la possibilité d’un conflit avec l’Iran », ajoute-t-il.

Le sous-indice mesurant la production a décroché de près de deux points, mais se maintient à 50 points, tandis que celui des nouvelles commandes s’élève à 50,1 points après une trajectoire similaire. Le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation gagne deux dixièmes.

Le sous-indice mesurant les attentes sur les 12 prochains mois perd également du terrain, mais gagne quelques dixièmes pour se stabiliser à 40 points, signe d’une certaine forme d’attentisme pessimiste lié aux « préoccupations sécuritaires persistantes », conclut Helmi Mrad.

Après plus de six ans de crise, dont les causes n’ont toujours pas été traitées et dont les effets ont été aggravés par le Covid-19 et la guerre entre Israël et le Hezbollah, le Liban se remet péniblement sur le chemin d’une croissance fragile. La Banque mondiale a estimé que le PIB libanais avait cru de 3,5 % en 2026 et s’attend à ce que l’inflation enregistre un taux positif en 2026, une première depuis 2019.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) libanais, publié par Blominvest, a entamé l'année avec un score de 50,1 points, soit un dixième au-dessus du point d'équilibre, après une année 2025 pendant laquelle il a affiché ses meilleurs scores depuis sa création en 2013.Réalisé via des enquêtes auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises locales, il est également en recul de 1,1 point par rapport à décembre, ce qui reflète une légère dégradation du moral du secteur privé d’un mois sur l’autre.Un PMI en dessous de 50 points reflète une contraction de l’activité et, inversement, un PMI supérieur à 50 points traduit une expansion. Plus la valeur du PMI augmente ou diminue d’un mois sur l’autre, plus la croissance ou la contraction qu’il reflète est forte.« C’est la première fois...