Le président de la République, Joseph Aoun, à son arrivée au Parlement le 9 janvier 2025. Photo d'archives Mohammad Yassine /L’Orient-Le Jour
Le président Joseph Aoun est arrivé dimanche en Espagne pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle plusieurs accords seront signés dans les domaines « agricole, culturel et scientifique », selon un communiqué de la présidence.
Le chef de l’État a été invité par le roi Felipe VI et le Premier ministre Pedro Sanchez, qu’il va rencontrer pour « des entretiens portant sur les relations bilatérales, ainsi que sur la situation régionale et internationale ». Ce déplacement à Madrid est sa première visite officielle en Espagne depuis son élection à la présidence de la République. Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi est également du voyage.
Dans une déclaration faite à son arrivée à 16 heures à Madrid, le président Aoun a précisé que le but de cette visite était principalement de renforcer la coopération économique entre le Liban et l’Espagne et de demander aux autorités espagnoles « d’agir au sein de l’Union européenne afin de promouvoir l’adoption de mesures fermes à l’égard d’Israël, pour l’obliger à appliquer les dispositions de l’accord de cessation des hostilités et à respecter pleinement la résolution 1701 des Nations unies ». L’armée israélienne a effectué au cours du week-end écoulé de nouvelles frappes contre le Liban-Sud, faisant un mort et plusieurs blessés.
« Les relations historiques entre le Liban et l’Espagne s’étendent sur de longues décennies. Ce sont des relations solides, fondées sur le respect mutuel, les intérêts communs et les nobles valeurs humaines. », a déclaré le chef de l’État. « Cette visite sera l’occasion d’exprimer la profonde gratitude du Liban à l’Espagne pour son soutien constant dans les forums régionaux et internationaux, notamment face aux agressions israéliennes répétées contre notre territoire et notre peuple. Je remercie également l’Espagne pour sa contribution active à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) depuis 2006, qui constitue la plus importante participation espagnole aux opérations de maintien de la paix dans le monde. Nous apprécions également son soutien à l’armée libanaise à travers les aides financières directes, les programmes de formation et l’appui logistique », a ajouté Joseph Aoun. Le mandat de la Finul a été renouvelé une ultime fois l’été dernier et doit se terminer fin 2026.
Le chef de l’État a aussi salué l’Espagne qui a inscrit le Liban » parmi les pays prioritaires du plan directeur de la coopération espagnole pour la période 2024-2027, ainsi que l’allocation d’un soutien financier à des projets vitaux dans les domaines de la santé et de la culture ». « Le Liban aspire à renforcer la coopération économique existante, à accroître les investissements espagnols et à conclure des accords contribuant à augmenter les exportations libanaises par rapport aux importations espagnoles, afin d’assurer un meilleur équilibre de notre balance commerciale », a poursuivi le président, avant d'ajouter : « Nous souhaitons également renforcer les relations culturelles entre nos deux pays, notamment grâce à la présence d’étudiants libanais poursuivant leurs études supérieures à Madrid et à l’activité culturelle espagnole dynamique au Liban, à travers les centres culturels de Beyrouth, Tripoli et Jounieh ». Plusieurs accords dans les domaines agricole, culturel et scientifique seront signés pendant cette visite, témoignant de la volonté commune de dynamiser la coopération bilatérale. « De nombreux points communs unissent le Liban et l’Espagne, en particulier la conviction de l’importance du dialogue entre les cultures et les religions », a abondé le chef de l’État.
De son côté, le ministre de l’Énergie et de l’Eau Joe Saddi est attendu incessamment au Qatar afin de poursuivre les discussions sur les initiatives qataries visant à aider le Liban dans le secteur de l’électricité. L’émirat a récemment décidé d’accorder à ce titre une aide de 40 millions de dollars, accompagnée d’un « projet économique » de 360 millions de dollars pour soutenir ce secteur, probablement destiné à la construction d’une centrale.


l'Espagne est un pays qui a chassé ses juifs en 1492, ce qui a profité à l'Empire ottoman. Elle les a poursuivis au Portugal, Italie puis en Afrique et sur le continent américain. Les Rabbins ont imposé un boycott sur l'Espagne de 500 ans. Elle a reconnu l'entité en 1986. En 1992, Juan Carlos a demandé pardon au Peuple Juif. l'Espagne qui a volé Durant l'inquisition des biens, des Terres et de l'argent n'a jamais remboursé une peseta aux Juifs ß
19 h 13, le 02 février 2026