L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki arrive pour voter dans un bureau de vote à Bagdad le 11 novembre 2025, lors des élections législatives irakiennes. Photo AFP/AHMAD AL-RUBAYE
Donald Trump a mis en garde mardi sur le fait que les Etats-Unis cesseraient de soutenir l'Irak si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devait revenir au pouvoir.
« J'ai entendu dire que le grand pays qu'est l'Irak pourrait faire un très mauvais choix en réinstallant Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
« La dernière fois que Maliki était au pouvoir, le pays a sombré dans la pauvreté et le chaos total. Cela ne doit pas se reproduire », a-t-il ajouté, en soulignant qu'«en raison de ses politiques et idéologies insensées, s'il est élu, les Etats-Unis d'Amérique ne viendront plus en aide à l'Irak ».
M. Maliki, figure centrale de la vie politique en Irak, a reçu samedi l'appui de la principale alliance chiite du pays, le Cadre de coordination, qui détient la majorité au Parlement et a des liens divers avec Téhéran, pour redevenir Premier ministre.
Les Etats-Unis disposent d'un important moyen de pression contre l'Irak. Ils contrôlent une large partie des recettes de l'exportation de pétrole du pays conformément à un accord de 2003, conclu après l'invasion américaine et le renversement de Saddam Hussein.
L'actuel Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, en poste depuis 2022, a gagné la confiance américaine en s'employant à faire diminuer les violences des groupes armés chiites soutenus par Téhéran, que Washington ne veut pas voir s'enhardir de nouveau.
Le Parlement irakien a ajourné mardi l'élection du chef de l'Etat à la demande des deux principaux partis kurdes, qui ont souhaité un délai pour s'entendre sur le nom d'un candidat, a annoncé l'agence de presse officielle Ina.
Conformément au système de partage du pouvoir en vigueur en Irak, le poste de Premier ministre revient à un chiite, la présidence du Parlement à un sunnite, et la présidence de la République, un poste largement honorifique, est attribuée à un Kurde.


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