Un champ de blé à Rayak, avec en arrière-plan la chaîne montagneuse de l’Anti-Liban, le 2 juillet 2025. Photo Alt Baalbaky/L'Orient-Le Jour
Le Centre national de géophysique de Bhannès, rattaché au Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), a indiqué lundi dans un communiqué qu’un séisme survenu en Syrie a également été ressenti au Liban.
« À 17h39, heure locale, ce lundi 26 janvier 2026, un séisme de magnitude 3,1 sur l’échelle de Richter a été enregistré dans la région de Serghaya, en Syrie. Il a été ressenti par plusieurs citoyens », a précisé le Centre.
Dans la nuit précédente, un autre tremblement de terre, de magnitude 2,6, a été enregistré à 00h28 à Sohmor, une localité de la Békaa-Ouest.
Il y a une semaine, une secousse sismique de magnitude 2,4 sur l’échelle de Richter avait été enregistrée au Liban à 23h55, son épicentre ayant été localisé dans la Békaa-Ouest.
Plusieurs épisodes telluriques ont eu lieu en janvier. Le 18 janvier, une secousse de magnitude 3,5 s’était produite au large du Liban-Nord. Une semaine plus tôt, dans la nuit du 10 au 11 janvier, une série de secousses de faible intensité avait été ressentie par les habitants durant une dizaine de secondes. Selon l’US Geological Survey, agence scientifique américaine, il s’agissait d’un séisme de magnitude 4,1, dont l’épicentre se situait à une soixantaine de kilomètres au large des côtes de la capitale, à une profondeur d’environ dix kilomètres. Cette secousse, qui n’a pas causé de dégâts, avait également été ressentie en Syrie et en Israël.
Dans un entretien à la presse, la directrice du Centre national de géophysique, Marlène Brax, a expliqué que ce type d’événement relève du mouvement sismique naturel dans l’est de la Méditerranée, soulignant qu’« il n’existe actuellement aucun signe inquiétant ».
Le Liban est traversé par la faille de Yammouné, sur près de 200 kilomètres sous le Mont-Liban. Elle fait partie de la grande faille du Levant, qui s’étend du sud de la Turquie à la mer Rouge.

