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Politique - Grand Sérail

Salam depuis Paris : Sans sécurité et réformes bancaires, pas d’investissements

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, le Premier ministre libanais assure que le monopole de l’État sur les armes « sera appliqué sur tout le territoire national ».

Salam depuis Paris : Sans sécurité et réformes bancaires, pas d’investissements

Le Premier ministre Nawaf Salam. Photo ANI

Depuis l’ambassade du Liban à Paris où il se trouvait samedi, le Premier ministre Nawaf Salam a exprimé son avis sur les questions du moment, notamment le monopole de l’État libanais sur les armes et les réformes économiques. « Si la sécurité n’est pas assurée au Liban, il n’y aura pas d’investissements, et si la réforme du secteur bancaire n’a pas lieu, il n’y aura pas d’investissements non plus », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre avait été reçu la veille à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron pour un entretien d’une heure consacré au fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au désarmement du groupe chiite et aux préparatifs de la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises, prévue le 5 mars à Paris. Quand M. Salam évoque la sécurité et la réforme dans le secteur bancaire, il se réfère à la récente guerre entre l’État hébreu et le parti chiite qui, malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, se poursuit par des offensives et des attaques ciblées continues en territoire libanais, ainsi qu'à la crise économique et financière sans précédent qui frappe le Liban depuis 2019. Pour ce qui est des investissements, le Liban en a plus que jamais besoin au vu des conséquences de la crise économique et de la nécessité de reconstruire de vastes étendues du territoire.

Le Premier ministre a cependant assuré que « le Liban est entré dans une nouvelle phase de négociations avec le Fonds monétaire international ». Ces négociations sont vues comme la porte d’entrée aux investissements dans le pays.

Interrogé sur la question de monopole de l’État sur les armes, une mission confiée à l’armée libanaise par le gouvernement depuis août dernier, M. Salam a confirmé que « la première étape du plan était en elle-même une réalisation historique ». Il a martelé que « cet objectif ne sera pas abandonné, nous sommes engagés à mettre ce plan en application, tout comme l’accord de Taëf (qui avait mis fin à la guerre de 1975-1990 et qui fait office de constitution), certifiant qu’ il « n’y a aucune différence entre nord du Litani et sud du Litani, la loi devant s’appliquer partout ». « Notre travail n'est pas de satisfaire Israël, mais de satisfaire notre peuple et d'améliorer notre situation. Nous ne pouvons pas dire que nous avons écarté la guerre, alors que nous sommes engagés dans une guerre d'usure unilatérale. Nous devons poursuivre nos efforts pour mettre fin aux hostilités », a encore souligné M. Salam.

Suite à l’affaiblissement du Hezbollah après son dernier conflit avec Israël, et les pressions internationales venant spécialement des États-Unis, la question des armes illégales a été remise sur le tapis. Le gouvernement Salam a confié la mission du désarmement des milices à l’armée libanaise. Celle-ci a présenté début janvier son rapport sur la conclusion de la première étape qui concerne le sud du fleuve Litani, qui comprend les régions les plus proches de la frontière avec Israël. La deuxième étape devrait débuter en février. Le Hezbollah, lui, continue de rejeter l’idée de son désarmement complet, assurant que l’accord de cessez-le-feu ne parle que du sud du Litani, une option démentie par les autorités libanaises.

« Le rôle du Mécanisme n’est pas terminé »

A Paris, le Premier ministre a été interrogé sur le rôle du comité de surveillance du cessez-le-feu (dit Mécanisme), créé juste après le conflit et parrainé par la France et les États-Unis. Cet organisme semble aujourd’hui en grande difficulté en raison de disparités présumées entre les deux parrains, et il est dit que son existence même est menacée. « Le rôle du Mécanisme n’est pas terminé et nous y sommes attachés, et quand il faudra renforcer la présence de civils en son sein, nous le ferons », a assuré M. Salam. Début décembre, le président de la République Joseph Aoun avait nommé l’ancien ambassadeur Simon Karam pour y siéger, alors que le comité était exclusivement formé de militaires.

Et le Premier ministre d’ajouter : « Nous ne comptons pas affronter les États-Unis, qui sont un partenaire essentiel dans ce comité. Et ce pays n’a jamais dit qu’il cherchait à éloigner la France de cet organisme. »

Interrogé sur la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises prévue à Paris, M. Salam a affirmé « ne pas pouvoir garantir son succès, mais nous unifions tous les efforts en vue de soutenir l’armée et d’agrandir le cercle des pays qui pourraient y contribuer ».

Depuis l’ambassade du Liban à Paris où il se trouvait samedi, le Premier ministre Nawaf Salam a exprimé son avis sur les questions du moment, notamment le monopole de l’État libanais sur les armes et les réformes économiques. « Si la sécurité n’est pas assurée au Liban, il n’y aura pas d’investissements, et si la réforme du secteur bancaire n’a pas lieu, il n’y aura pas d’investissements non plus », a-t-il déclaré.Le Premier ministre avait été reçu la veille à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron pour un entretien d’une heure consacré au fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au désarmement du groupe chiite et aux préparatifs de la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises, prévue le 5 mars à Paris. Quand M. Salam évoque la sécurité et...
commentaires (6)

On vous le fait pas dire. Alors votre mission serait de conseiller notre président afin de ne pas prendre pour acquis tout ce que Berry lui promet, dans le but d’arriver à ses fins qui consiste à céder le pouvoir légalement aux fossoyeurs de notre pays une fois leurs exigences entendues pour reprendre du service avec la bénédiction des garants de notre dignité et de notre souveraineté. Ils l’ont déjà fait avec Aoun 1 et ça leur a plutôt réussi pendant des décennies. Sortez donc de ce carcan et haussez le ton pour mettre fin à leur espoir de pouvoir arriver à nouveau à paralyser notre pays.

Sissi zayyat

10 h 37, le 26 janvier 2026

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Commentaires (6)

  • On vous le fait pas dire. Alors votre mission serait de conseiller notre président afin de ne pas prendre pour acquis tout ce que Berry lui promet, dans le but d’arriver à ses fins qui consiste à céder le pouvoir légalement aux fossoyeurs de notre pays une fois leurs exigences entendues pour reprendre du service avec la bénédiction des garants de notre dignité et de notre souveraineté. Ils l’ont déjà fait avec Aoun 1 et ça leur a plutôt réussi pendant des décennies. Sortez donc de ce carcan et haussez le ton pour mettre fin à leur espoir de pouvoir arriver à nouveau à paralyser notre pays.

    Sissi zayyat

    10 h 37, le 26 janvier 2026

  • Que l’Etat Libanais vende ses actifs en tout genre pour rembourser sa dette!! Quel honte !!

    Baïdak Elisabeth

    04 h 49, le 26 janvier 2026

  • Donc pas d’investissements tant que la sécurité n’existe pas et encore moins les réformes bancaires. Pas de problème depuis que les Libanais ont perdu tout espoir de cette clique au pouvoir

    Hitti arlette

    21 h 30, le 25 janvier 2026

  • Monsieur Le Premier Ministre, une question toute simple : qui a fait défaut sur sa dette astronomique ? C’est bien l’Etat Libanais que vous représentez qui n’honore’ pas ses engagements. Alors qui doit rembourser cette dette? Selon moi c’est l’Etat et selon vous ce sont les banques et les déposants! Et vous avez le culot de prétendre que votre plan est juste.

    Ras le bol

    11 h 03, le 25 janvier 2026

  • Monsieur Le Premier Ministre. Ne pensez vous plutôt que la réforme de l’appareil de l’Etat est prioritaire. Le Liban a le ratio le plus élevé au monde d’employés du secteur public. Les finances publics sont minées par leurs salaires et leurs pensions de retraite. Bien entendu, je ne mentionne meme pas leur compétence car on devrait en éliminer plus de 90%. Alors oubliez un peu les banques (provisoirement) et occupez vous de faire le ménage chez vous.

    Ras le bol

    09 h 20, le 25 janvier 2026

  • Ça fait du bien d’entendre le premier ministre répéter à voix haute l’engagement inébranlable de l’Etat au monopole des armes. Une réponse civilisée aux menaces hystériques de naïm, le fanfaron térré. Quant au retour des aides et des investissements dans notre pays, il a raison de dire qu’il faut d’abord combler le gouffre financier. Mais la façon ne plaît pas trop à nous, malheureux déposants floués, invités à mettre de nouveau la main à la poche…alors qu’elle est déjà trouée.

    NG

    04 h 47, le 25 janvier 2026

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