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Politique - Diplomatie

Macron à Salam : « La France est aux côtés du Liban »

Selon le Grand sérail, le président français a exprimé son soutien aux réformes engagées par le gouvernement libanais.

Macron à Salam : « La France est aux côtés du Liban »

Le président français Emmanuel Macron serre la main du Premier ministre libanais Nawaf Salam avant leur rencontre au palais présidentiel de l’Élysée à Paris, le 23 janvier 2026. Photo Ludovic MARIN / AFP

Le président français Emmanuel Macron a reçu vendredi à Paris le Premier ministre libanais Nawaf Salam pour une réunion d’une heure consacrée au fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au désarmement du groupe chiite et aux préparatifs de la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises, prévue le 5 mars à Paris.

« La France est aux côtés du Liban, pays ami, pour défendre sa souveraineté, soutenir ses forces armées et accompagner les réformes nécessaires à son redressement, a écrit M. Macron sur son compte X. À Paris, nous préparons la conférence de soutien aux Forces armées libanaises dont l’objectif est de renforcer les capacités et le rôle essentiel au service de la stabilité et de la souveraineté du Liban. La France et le Liban partagent la même exigence : le respect du cessez-le-feu, la stabilité et une paix durable au Proche et au Moyen-Orient ».

Déjà du côté de Beyrouth, le chef de l’État Joseph Aoun avait reçu en journée l’ambassadeur de France au Liban Hervé Magro, pour évoquer les préparatifs de la conférence de soutien à l’armée et aux forces de sécurité intérieure. Cette conférence avait été annoncée mi-janvier par la présidence libanaise, à l'issue d'une réunion à Baabda avec des ambassadeurs et émissaires du Quintette, dont l'envoyé français Jean-Yves Le Drian et le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane. Beyrouth réclame plus d'aides financières et matérielles pour l'armée libanaise, afin de lui permettre de finaliser son déploiement dans le Sud, où elle a commencé à se mobiliser depuis l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et a démantelé l'arsenal du Hezbollah, qui y était prépondérant. Malgré cette trêve, l’armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes au Liban, affirmant viser le Hezbollah, qu’elle accuse de se réarmer. Début janvier, l’armée libanaise avait annoncé avoir achevé le désarmement du parti pro-iranien dans la zone située au sud du fleuve Litani, jusqu'à la frontière avec Israël. La deuxième phase du plan prévoit une extension progressive de ce processus au reste du territoire, mais le Hezbollah a jusqu’à présent refusé de remettre ses armes au nord du Litani. L'armée libanaise doit également renforcer ses positions le long de la frontière, très poreuse, avec la Syrie.

« Poursuivre le processus du monopole des armes »

Selon le communiqué du Grand Sérail, les discussion entre M. Macron et M. Salam ont notamment porté sur les préparatifs en cours pour la conférence du 5 mars et sur les moyens d’en assurer le succès. Les deux parties ont souligné « l’importance » des réalisations de l’armée libanaise « dans l’exercice exclusif de son autorité sur la région au sud du Litani ». M. Salam a également remercié le président français pour « le soutien important que la France apporte au Liban sur tous les plans ».


Les dirigeants ont par ailleurs salué le rôle joué par le « mécanisme », le comité de surveillance du cessez-le-feu, et exprimé leur attachement à « la mise en œuvre intégrale » de cet accord entré en vigueur en novembre 2024. À ce sujet, le président Salam a insisté sur « la nécessité de mettre un terme aux violations israéliennes de la souveraineté libanaise et de garantir le retrait complet des territoires encore occupés », soit au moins cinq positions surélevées près de la frontière.

Le président français Emmanuel Macron salue chaleureusement le Premier ministre libanais Nawaf Salam avant leur rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 23 janvier 2026. Photo Ludovic MARIN / AFP

Le Premier ministre a également réaffirmé l'engagement de son « gouvernement à poursuivre le processus du monopole des armes sur l’ensemble du territoire libanais », avertissant que « tout pari contraire de quelque partie que ce soit ne conduirait le Liban qu’à davantage d’instabilité et de tragédies » Par ailleurs, M. Salam et a souligné « la nécessité de trouver un relais aux forces de la Finul après la fin de leur mandat ». La Force onusienne doit achever son mandat à la fin de cette année. Le Premier ministre avait déjà déclaré au début du mois qu'il souhaitait « maintenir une force des Nations unies dans le Sud, même réduite. »

De son côté, le président Macron a exprimé son soutien aux réformes engagées par le gouvernement Salam et a insisté sur « l’importance d’adopter la loi sur la répartition des pertes financières après son examen par les commissions parlementaires compétentes, afin de parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international et de permettre l’organisation d’une conférence à Paris pour soutenir la relance et la reconstruction au Liban ». Le texte sur la répartition des pertes financières, adopté par le gouvernement libanais fin décembre, était attendu de longue date par la communauté internationale. Le FMI veut que le Liban intègre « des dispositions plus claires sur la hiérarchie des responsabilités » dans le projet de loi, avait déclaré le chef du gouvernement libanais vendredi, à l'agence Reuters.

Le président français Emmanuel Macron a reçu vendredi à Paris le Premier ministre libanais Nawaf Salam pour une réunion d’une heure consacrée au fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au désarmement du groupe chiite et aux préparatifs de la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises, prévue le 5 mars à Paris.« La France est aux côtés du Liban, pays ami, pour défendre sa souveraineté, soutenir ses forces armées et accompagner les réformes nécessaires à son redressement, a écrit M. Macron sur son compte X. À Paris, nous préparons la conférence de soutien aux Forces armées libanaises dont l’objectif est de renforcer les capacités et le rôle essentiel au service de la stabilité et de la souveraineté du Liban. La France et le Liban partagent la même exigence : le respect...
commentaires (2)

Vous avez tout mon soutien Mr SALAM. N'abandonnez-pas et tenez bon !

KHL V.

06 h 16, le 26 janvier 2026

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Commentaires (2)

  • Vous avez tout mon soutien Mr SALAM. N'abandonnez-pas et tenez bon !

    KHL V.

    06 h 16, le 26 janvier 2026

  • M. Salam ne cesse de focaliser sur le monopole des armes par l’Etat et rien que pour celà il mérite pleinement l’appui de tous les Libanais désireux de récupérer leur pays. Les armes illégales d’une milice qui se vante fièrement d’être à la solde d’un pays étranger ont fait du Liban la loque qu’il est devenu. Confisquez les armes et le Liban renaîtra de nouveau, et tant pis pour les barbus.

    NG

    05 h 08, le 24 janvier 2026

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