Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Sakhnin

Des dizaines de milliers de manifestants contre l'explosion de la criminalité chez les Arabes d'Israël


Une femme agite un drapeau bleu alors que des manifestants arabo-israéliens se rassemblent à Sakhnin, le 22 janvier 2026, pour protester contre ce qu’ils qualifient d’inaction de la police face à la flambée de la criminalité violente au sein des communautés arabo-israéliennes. Photo Jalaa MAREY/AFP

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées jeudi dans le nord d'Israël pour protester contre ce qu'elles qualifient d'inaction de la police face à l'explosion de la criminalité dans la communauté arabe israélienne.

Au moins 20 citoyens arabes d'Israël, aussi appelés Arabes israéliens ou Palestiniens d'Israël, ont été tués depuis le début de l'année, et 2025 avait battu tous les records avec 258 personnes issues de cette communauté assassinées, selon l'ONG Standing Together. La communauté arabe israélienne estime que ces meurtres, souvent commis sur fond de criminalité organisée, ne reçoivent pas suffisamment d'attention, de ressources, ou de moyens policiers, de la part des autorités israéliennes. La marche, organisée dans la ville de Sakhnin, coïncidait avec une grève générale dans des villes et localités arabes à travers le pays, appelant à des mesures sur le même sujet.

Sous un ciel gris, des personnes de tous âges ont défilé, brandissant des pancartes en hébreu et en arabe, et scandant « Le sang arabe n'est pas bon marché », selon un journaliste de l'AFP. Certains manifestants arboraient des photos de personnes assassinées l'an dernier, comme le médecin Abdallah Omar, tué dans sa clinique de Kfar Yasif en février 2025, selon le ministère israélien de la Santé.

« Nos revendications sont si simples: arrêter les criminels et les traiter comme des criminels », dit à l'AFP Abou Raiya Amro, médecin de 30 ans en grève jeudi. « Depuis des années, nous supplions le gouvernement d'intervenir et de s'occuper de tous ces criminels qui ruinent littéralement nos vies », ajoute M. Amro. « Mais le gouvernement ne bouge pas et nous entendons des tirs chaque jour, partout », poursuit-il. « Ces dernières années, nous avons vu la criminalité augmenter dans la société arabe et en Israël, et nous voyons que la police n'essaie pas de la combattre », affirme Mina Alaa Elden, 24 ans, secrétaire générale de la Ligue de la jeunesse communiste. « Nous vivons avec un sentiment constant d'insécurité qui est devenu un fléau », abonde Ali Sayed Ahmad, comptable de 31 ans.

Des dizaines de policiers israéliens en tenue antiémeute surveillaient la manifestation, qui s'est achevée dans le calme. « Dans chaque foyer arabe, il y a du deuil ; dans chaque foyer arabe, il y a de la peur », souligne dans un communiqué Rula Daoud, codirectrice de Standing Together, un mouvement de base israélien qui vise à rapprocher les communautés palestinienne et juive israélienne. Les Arabes d'Israël sont des Palestiniens restés sur le territoire devenu Israël après sa création en 1948 et représentent environ 20% de la population du pays.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées jeudi dans le nord d'Israël pour protester contre ce qu'elles qualifient d'inaction de la police face à l'explosion de la criminalité dans la communauté arabe israélienne.Au moins 20 citoyens arabes d'Israël, aussi appelés Arabes israéliens ou Palestiniens d'Israël, ont été tués depuis le début de l'année, et 2025 avait battu tous les records avec 258 personnes issues de cette communauté assassinées, selon l'ONG Standing Together. La communauté arabe israélienne estime que ces meurtres, souvent commis sur fond de criminalité organisée, ne reçoivent pas suffisamment d'attention, de ressources, ou de moyens policiers, de la part des autorités israéliennes. La marche, organisée dans la ville de Sakhnin, coïncidait avec une...