Un groupe de civils détruit une statue représentant un combattant des Forces démocratiques syriennes dans la ville de Tabqa après que l'armée syrienne en a pris le contrôle, à Tabqa, en Syrie, le 18 janvier 2026. Photo REUTERS/Karam al-Masri
Plus d'un millier de manifestants pro-kurdes bloqués par la police turque qui a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau ont tenté mardi de forcer le passage vers la Syrie, au poste-frontière de Nusaybin (sud-est), a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants rassemblés à l'appel du parti pro-kurde DEM entendent protester contre l'offensive de l'armée syrienne contre les combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie, soutenue par le gouvernement turc.
Les manifestants ont répliqué en lançant des pierres et aux cris, en langue kurde, de « Vive la résistance du Rojava », du nom de l'enclave autonome tenue depuis une dizaine d'années par les Forces démocratiques syriennes (FDS) que Damas a entrepris de déloger. Des manifestants se sont également regroupés du côté syrien de la frontière, à Qamichli, a constaté l'AFP.
Les deux coprésidents du parti DEM, troisième force au parlement turc, ont pris la parole avant que la foule ne commence à se déplacer. « Le monde s'est ligué contre les Kurdes » a dénoncé Tuncer Bakirhan.
« Aujourd'hui, nous nous tenons au côté du peuple du Rojava qui se bat pour son honneur, son identité et sa langue, au côté de nos frères et soeurs kurdes ». « Le Rojava c'est la résistance, c'est l'espoir. Nous ne permettrons pas que cet espoir soit ruiné » a-t-il martelé. « Etes-vous en train de nettoyer le Rojava des Kurdes ? » a demandé sa coprésidente Tulay Hatimogullari.


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