Des partisans du PSNS défilent à Beyrouth, le 24 septembre 2023. Photo d'archives/Hassan Assal
Ibrahim Mneimné, député de Beyrouth issu de la contestation du 17 octobre 2019, a salué lundi la suppression des barrages et barrières déployés par le Parti social nationaliste syrien (PSNS) devant l’un de ses centres à Raouché, à Beyrouth.
Plus tôt dans la journée, la chaîne de télévision locale al-Jadeed avait rapporté qu’une force composée de membres de l’armée libanaise, des services de renseignement et de la municipalité de Beyrouth supervisait le retrait de ces installations. Contactée par L’Orient-Le Jour, une source sécuritaire n’a pas été en mesure de confirmer cette information.
« La rue beyrouthine a accueilli avec un grand soulagement la décision de retirer ces barrières… Tout en remerciant toutes les parties impliquées dans cette démarche, nous appelons, comme indiqué dans la question que j’ai récemment posée au gouvernement, à l’achèvement du retrait des barrières de tous les partis dans tous les quartiers, en particulier dans la rue Hamra, afin de récupérer et d’organiser l’espace public pour qu’il soit exclusivement au service des citoyens », a écrit le député sur X.
Le PSNS, parti allié au Hezbollah et à l’ancien régime Assad en Syrie, possède également une forte présence dans le quartier Hamra à Beyrouth.
Mardi dernier, Ibrahim Mneimné et Melhem Khalaf, lui aussi député issu de la contestation, avaient soumis une question au gouvernement et aux ministres de l’Intérieur et de la Défense concernant « l’empiètement sur les biens et les routes publics et l’installation de barrières à Beyrouth, étant donné que cela constitue une violation de la liberté de circulation des citoyens et une atteinte à la souveraineté de l’État ».
On ignore encore si cette mesure concerne également d’autres partis ou si elle vise uniquement les propriétés appartenant au PSNS.


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