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Société - Détenus Libanais En Israël - Dossier Spécial

« Chaque fois que je mange, j’ai peur qu’il soit affamé » : Mortada Mhanna, 42 ans, enlevé à Bint Jbeil, le 16 février 2025

Depuis le cessez-le-feu, neuf citoyens libanais ont été capturés et emprisonnés en Israël. Leurs familles restent sans réponses, prises entre angoisse et espoir fragile. « L'Orient-Le Jour » a rencontré celle de ce policier municipal, qui refusait d’abandonner sa ville natale.

« Chaque fois que je mange, j’ai peur qu’il soit affamé » : Mortada Mhanna, 42 ans, enlevé à Bint Jbeil, le 16 février 2025

Aida Tohme Mhanna, mère de Mortada Mhanna, policier municipal libanais enlevé par l’armée israélienne en février 2025, montre une photo de son fils sur son téléphone portable à Bint Jbeil, le 3 novembre 2025. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

« Son cœur savait », dit doucement Aïda en décrivant ses derniers instants avec son fils. « C’est comme s’il avait pressenti quelque chose. » Le soir du 15 février 2025, Mortada Mhanna, 42 ans, passait la soirée chez sa sœur, dans le caza de Tyr. Il évoquait les travaux qu’il effectuait pour réparer sa maison, en périphérie de Bint Jbeil, endommagée lors de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, plaisantant sur le bruit du compresseur, « tellement bruyant que si des soldats israéliens arrivaient, on ne les entendrait pas ».Le lendemain matin, la famille retourne dans le Sud pour réparer la maison de Mortada, située sur une colline escarpée face au village frontalier de Maroun el-Ras, ainsi que celle de ses parents, à proximité. Policier municipal et ouvrier du bâtiment à temps partiel, Mortada refusait d’abandonner sa ville...
« Son cœur savait », dit doucement Aïda en décrivant ses derniers instants avec son fils. « C’est comme s’il avait pressenti quelque chose. » Le soir du 15 février 2025, Mortada Mhanna, 42 ans, passait la soirée chez sa sœur, dans le caza de Tyr. Il évoquait les travaux qu’il effectuait pour réparer sa maison, en périphérie de Bint Jbeil, endommagée lors de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, plaisantant sur le bruit du compresseur, « tellement bruyant que si des soldats israéliens arrivaient, on ne les entendrait pas ».Le lendemain matin, la famille retourne dans le Sud pour réparer la maison de Mortada, située sur une colline escarpée face au village frontalier de Maroun el-Ras, ainsi que celle de ses parents, à proximité. Policier municipal et ouvrier du bâtiment à temps partiel, Mortada...
commentaires (3)

Israel n'a pas le droit d'envahir le Liban et Hezballah n'a pas le droit d'etre armé et encore moins d'utiliser les armes pour son compte. La guerre est décidée par le gouvernement.

Moi

19 h 38, le 27 janvier 2026

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Commentaires (3)

  • Israel n'a pas le droit d'envahir le Liban et Hezballah n'a pas le droit d'etre armé et encore moins d'utiliser les armes pour son compte. La guerre est décidée par le gouvernement.

    Moi

    19 h 38, le 27 janvier 2026

  • Et c’est pour cela qu’Israel a le droit d’envahir et d’embastiller des libanais à leur tour?

    Hacker Marilyn

    18 h 16, le 27 janvier 2026

  • Des centaines et des centaines de mères libanaises de toutes confessions ont dit la meme chose durant des années pour leurs fils et maris enlevés par les syriens des Assad. Les memes Assad que le hezballah a secouru et a prolongé leur dictature. Durant ce sursis que la milice criminelle a donné aux Assad combien de ces libanais sont morts? Le hezballah ne s'est meme pas donné la peine de fournir des informations à leur sujet. L'empathie est bien. Mais l'empathie n'est pas gratuite. La société et les sympathisants de hezballah, doivent accepter un processus pardon/reconciliation

    Moi

    09 h 30, le 27 janvier 2026

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