L’armée iranienne, entre loyauté contrainte et tentation de rupture
Marginalisée par les gardiens de la révolution, la troupe pourrait devenir un acteur décisif dans l’avenir de l’Iran, si elle est convaincue de la chute du régime.
Le chef de l'armée, Amir Hatami, donne un discours devant les élèves de l'Académire militaire de Téhéran, le 7 janvier 2026. Photo Iranian Army Media Office/AFP
Alors que les manifestations en Iran ont fait vaciller la République islamique, l’armée régulière se trouve, elle aussi, à un moment charnière de son histoire. Longtemps cantonnée à la défense des frontières, et traditionnellement peu impliquée dans la sécurité intérieure, elle subit désormais la pression conjuguée d’un pouvoir fragilisé, d’une société en révolte et la menace de frappes américaines, qui la somment de choisir entre la loyauté au régime et une neutralité relative, voire un ralliement à la population.L’armée iranienne (Artesh) attend ainsi le 10 janvier, près de deux semaines après le début du soulèvement qui se répand dans tout le pays, pour publier un communiqué au ton ferme. Elle y promet de « surveiller le mouvement ennemi dans la région », reprenant la rhétorique du complot orchestré par les États‑Unis et Israël, puis...
Alors que les manifestations en Iran ont fait vaciller la République islamique, l’armée régulière se trouve, elle aussi, à un moment charnière de son histoire. Longtemps cantonnée à la défense des frontières, et traditionnellement peu impliquée dans la sécurité intérieure, elle subit désormais la pression conjuguée d’un pouvoir fragilisé, d’une société en révolte et la menace de frappes américaines, qui la somment de choisir entre la loyauté au régime et une neutralité relative, voire un ralliement à la population.L’armée iranienne (Artesh) attend ainsi le 10 janvier, près de deux semaines après le début du soulèvement qui se répand dans tout le pays, pour publier un communiqué au ton ferme. Elle y promet de « surveiller le mouvement ennemi dans la région », reprenant la rhétorique du complot...
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L’armée reste neutre afin de montrer à ce peuple iranien qui a choisi sciemment et avec force leurs tortionnaires, parce que portant une barbe et se plaçant au dessus de leur créateur pour décider de leur vie ou leur mort. . Elle veut leur montrer que porter une barbe n’est pas signe de sainteté, autrement toutes les chèvres seraient prophètes.
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L’armée reste neutre afin de montrer à ce peuple iranien qui a choisi sciemment et avec force leurs tortionnaires, parce que portant une barbe et se plaçant au dessus de leur créateur pour décider de leur vie ou leur mort. . Elle veut leur montrer que porter une barbe n’est pas signe de sainteté, autrement toutes les chèvres seraient prophètes.
Sissi zayyat
11 h 09, le 16 janvier 2026
Rien de nouveau: une relation similaire existait entre l'armée régulière allemande (Wermacht) et les SS, ou entre la Cheka (puis NKVD) et l'armée soviétique avant la 2e guerre mondiale en URSS.
L’armée reste neutre afin de montrer à ce peuple iranien qui a choisi sciemment et avec force leurs tortionnaires, parce que portant une barbe et se plaçant au dessus de leur créateur pour décider de leur vie ou leur mort. . Elle veut leur montrer que porter une barbe n’est pas signe de sainteté, autrement toutes les chèvres seraient prophètes.
11 h 09, le 16 janvier 2026