Des voitures circulant sur l'autoroute de Mdeirej, dans le Metn, entouré de neiges, le 14 janvier 2026. Photo Joseph EID/AFP
À chaque intempérie au Liban, le constat est le même : coupures d’internet, lenteur du réseau, instabilité des télécoms... Dans un pays connu pour la lenteur et l’instabilité de son réseau, la météo en est-elle coupable ? La réalité est plus nuancée et dépend surtout du type d’infrastructure mis en place. L’Orient-Le Jour fait le point.
Un responsable au sein de l’entreprise publique Ogero, opérateur de téléphonie fixe et détenteur du droit exclusif sur la distribution de la capacité internet au Liban, relativise ce lien. « D’un point de vue scientifique, l’idée selon laquelle les conditions météorologiques affecteraient systématiquement la qualité de la connexion internet ou des appels téléphoniques ne repose sur aucune base solide », assure-t-il à L’Orient-Le Jour. Le réseau d’Ogero est ainsi largement « protégé des aléas climatiques », l’essentiel de ses infrastructures, câbles téléphoniques en cuivre et fibres optiques, étant souterrain. L’internet, importé via des câbles sous-marins traversant la Méditerranée, est, lui, distribué au public, aux fournisseurs d’accès, ainsi qu’aux opérateurs de téléphonie mobile Alfa et Touch, principalement par les réseaux souterrains.
Une dépendance aux liaisons sans fil
Mais pour les réseaux mobiles, où la connectivité repose sur la technologie à haut débit LTE (4G), distribuée par Alfa et Touch via des antennes-relais, par nature plus exposées aux intempéries, le constat est différent.
Chez Touch, une responsable explique à notre publication que lors de fortes pluies ou de tempêtes, « les services mobiles sans fil peuvent être perturbés par une combinaison de facteurs environnementaux et techniques ». Les intempéries « peuvent affaiblir les signaux radio, notamment les liaisons de transmission par micro-ondes, entraînant une augmentation de la latence et une baisse des débits de données », détaille-t-elle.
Si les tempêtes provoquent des coupures d’électricité et que « les batteries de secours ou les générateurs ne prennent pas le relais », des sites cellulaires entiers peuvent se retrouver hors service. Les vents violents et les inondations peuvent aussi endommager ou altérer l’alignement des antennes, permettre à l’eau de s’infiltrer dans les équipements extérieurs, ou perturber les alimentations électriques », ajoute la responsable. En outre, la congestion du réseau qui tend à s’accentuer lors des situations d’urgence, les usagers multipliant les appels et l’usage des données, dégrade davantage la qualité du service. Les conditions météorologiques difficiles compliquent par ailleurs l’accès aux sites techniques, retardant les interventions et prolongeant les pannes.
Touch précise par ailleurs que la fibre optique ne représente qu’environ « 3 % de son réseau ». L’opérateur dépend donc majoritairement de liaisons de transmission par micro-ondes, particulièrement sensibles aux épisodes pluvieux et orageux, ce qui affecte directement la disponibilité du service.
Un responsable de Cbeyond, fournisseur d’accès à internet, rappelle que la connexion repose sur des infrastructures physiques, soit par câble, soit par ondes radio. « Selon le type d’infrastructure utilisée, les intempéries n’ont pas le même impact », explique-t-il. La fibre optique, installée sous terre ou sur des poteaux, est très peu affectée par les conditions météorologiques, la transmission des données se faisant à l’intérieur du câble et non par l’air. « Dans de nombreux pays, les réseaux reposent largement sur la fibre, ce qui assure une meilleure résilience », conclut-il.



Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
A l'heure ou les satellites planent dans le ciel, Starlink ne semble plus qu'une promesse de plus, a titre de consolation, par pour les particuliers, mais pour des professionnels.. Nous en sommes, pour internet au presque Bip… bip… bzzzzz… krrrrrr… screech… pshhhhhhhh.Et pendant 20-40 secondes on prie pour que ça se connecte, cete façon de favoriser une classe. faire croire que c’est pour le “bien commun..Quand on pense que le Burkina Faso, Centrafrique, Tchad, la Malawi ou encore le Rwanda en sont équipés, nous en sommes à prier qu'il ne pleuve pas..
08 h 56, le 18 janvier 2026