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L’affaire « Abou Omar » a mis en lumière la fragilité d’un environnement politique « vulnérable », selon le cheikh Fadlallah


L’affaire « Abou Omar » a mis en lumière la fragilité d’un environnement politique « vulnérable », selon le cheikh Fadlallah

Le religieux chiite Ali Fadlallah. ANI

L’uléma chiite Ali Fadlallah a regretté, dimanche, que le faux prince saoudien connu sous le nom d’«Abou Omar», au cœur d’un scandale politico-médiatique, ait réussi à « manipuler » de nombreux responsables libanais, révélant ainsi « la fragilité d’un environnement politique perméable aux infiltrations ».

Lors d’une réunion de dialogue au Centre culturel islamique de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le cheikh Fadlallah a estimé qu’« il est regrettable que ce faux prince ait réussi à manipuler de nombreuses personnes occupant des positions de responsabilité dans le pays et à les soumettre à un chantage ». Il a ajouté que « le problème ne réside pas uniquement dans la capacité de cet individu, et de ceux qui se tiennent derrière lui, à tromper et à faire pression, mais surtout dans la vulnérabilité de l’environnement politique à de telles infiltrations ». Soulignant que les personnes ayant traité avec lui « ne sont pas de simples citoyens, mais des décideurs et des acteurs influents », il a averti que ce qui s’est produit « ne relève pas de simples illusions personnelles, mais d'une infiltration qui a exposé l'État à un moment crucial de son développement gouvernemental ».

Connue sous le nom d’« Abou Omar », cette affaire implique un garagiste originaire du Akkar, soupçonné de s’être fait passer, sous ce pseudonyme, pour un haut représentant saoudien auprès de responsables politiques libanais. Il aurait assuré à des politiciens libanais qu’ils pourraient bénéficier du soutien de Riyad pour leurs campagnes, candidatures et activités en échange de paiements.

Alors que l'affaire est au centre d’un feuilleton judiciaire dévoilé fin 2025 et porte sur un scandale d’escroquerie, Ali Fadlallah a appelé à poursuivre cette question et à en révéler toutes les circonstances, « non pas dans une logique de surenchère politique, mais afin de traiter une réalité politique gérée par des exigences venues de l’étranger ».

L’uléma chiite Ali Fadlallah a regretté, dimanche, que le faux prince saoudien connu sous le nom d’«Abou Omar», au cœur d’un scandale politico-médiatique, ait réussi à « manipuler » de nombreux responsables libanais, révélant ainsi « la fragilité d’un environnement politique perméable aux infiltrations ».Lors d’une réunion de dialogue au Centre culturel islamique de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le cheikh Fadlallah a estimé qu’« il est regrettable que ce faux prince ait réussi à manipuler de nombreuses personnes occupant des positions de responsabilité dans le pays et à les soumettre à un chantage ». Il a ajouté que « le problème ne réside pas uniquement dans la capacité de cet individu, et de ceux qui se tiennent derrière lui, à tromper et à faire pression, mais surtout dans...