Une fillette palestinienne regarde depuis un bâtiment endommagé par la guerre à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 janvier 2026. Photo REUTERS/Mahmoud Issa
Des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait 13 morts dont 5 enfants, a affirmé jeudi la Défense civile du territoire palestinien, lors d'une des journées les plus violentes depuis le cessez-le-feu d'octobre entre Israël et le Hamas.
Quatre personnes, dont trois enfants, ont été tuées lorsqu'un drone a frappé une tente abritant des personnes déplacées dans le sud de Gaza, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal. Dans le nord de la bande de Gaza, une fillette de 11 ans a été tuée près du camp de réfugiés de Jabalia et une frappe sur une école a fait un mort, tandis qu'un drone près de Khan Younès, dans le sud, a tué un homme, a ajouté M. Bassal. Deux autres Gazaouis, dont un enfant, ont été tués lors d'autres attaques, a rapporté l'agence, qui opère sous l'autorité du Hamas.
Jeudi soir, quatre autres personnes ont été tuées lors d'une frappe aérienne israélienne qui a ciblé une maison dans l'est de la ville de Gaza, a déclaré M. Bassal, ajoutant que les opérations de secours pour retrouver plusieurs personnes disparues avaient commencé. « Le bilan des victimes s'élève désormais à 13 morts suite aux frappes israéliennes sur la bande de Gaza depuis ce matin, en violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu », a affirmé M. Bassal.
L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué vendredi matin avoir « frappé avec précision des terroristes du Hamas et des infrastructures (...) dans le nord et dans le sud de la bande de Gaza », en réponse au lancement d'un « projectile ». « Le tir du projectile à partir de la bande de Gaza constitue une violation de l'accord de cessez-le-feu », ajoute le communiqué.
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l'AFP que les frappes « confirmaient le renoncement par l'occupation israélienne de son engagement envers le cessez-le-feu ».
La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre entre Israël et le Hamas, demeure de fait des plus précaires. Les incidents sont quotidiens, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.
Au cours de la seule journée du 22 novembre, 21 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas. Un total de 425 Palestiniens ont été tués depuis cette date, d'après la même source. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.

