Entretiens Jeunesse

Réunir livres et enfants

Réunir livres et enfants

Sanaa Chabbani, D.R.

Tous les deux ans, le prestigieux prix Hans Christian Andersen est décerné à un acteur majeur de la littérature jeunesse, lors du congrès mondial de l’International Board on Books for Young People (IBBY). Dans chaque pays, un comité désigne ses candidats. Cette année, le Liban a soumis les candidatures de Joëlle Achkar et de l’autrice Sanaa Chabbani. Rencontre avec ces deux créatrices mises à l’honneur.

Joëlle Achkar, D.R.

Comment avez-vous accueilli votre nomination au prix Hans Christian Andersen, l’une des plus prestigieuses distinctions internationales en littérature jeunesse ?

Joëlle Achkar : J’ai accueilli cette nomination avec beaucoup de gratitude. Illustratrice polyvalente, j’ai toujours eu une préférence pour l’illustration jeunesse. Recevoir cette distinction, c’est comme un encouragement fort à poursuivre dans cette voie.

Sanaa Chabbani : Il ne fait aucun doute que cette nomination a été une merveilleuse surprise. Elle représente une reconnaissance de tous les efforts fournis à travers les publications, les histoires et les activités culturelles qui y sont liées. La préparation du dossier personnel a nécessité deux mois de travail, et cette nomination m’a aidée à documenter et à prendre conscience de l’ensemble de mes contributions à l’écriture pour la jeunesse.

Vous souvenez-vous de ce qui a éveillé, à l’origine, votre désir de devenir autrice et illustratrice ? Le fait de vous adresser à un jeune public s’est-il imposé naturellement ?

S. C. : J’ai commencé à écrire à l’âge de neuf ans. J’avais mon propre cahier dans lequel j’écrivais tout ce que je voulais : idées, histoires, poésie et même des publicités amusantes. J’avais ainsi inventé mon propre univers qui me procurait beaucoup de plaisir lorsque je me retrouvais seule avec mon cahier. J’ai ensuite intégré le monde de la littérature de manière plus académique à travers l’étude de la littérature jeunesse.

J. A. : Enfant, les illustrations dans les livres me fascinaient  ; aujourd’hui, ce monde reste vivant en moi. Je m’adresse encore à la petite fille que j’étais. J’ai toujours envie de recréer cet univers  ; c’est sans doute pour cela que l’illustration jeunesse occupe une place particulière dans mon travail.

Joëlle Achkar, comment percevez-vous l’évolution de votre parcours, aussi bien dans le monde du livre qu’au-delà ?

J’expérimente beaucoup à la main. Ces explorations sur divers supports (papiers, pierres, galets…) m’emmènent souvent vers des résultats graphiques inattendus que j’aime réinvestir dans mes projets. Dernièrement, j’ai animé plusieurs ateliers autour de l’univers de mes livres : c’était une expérience vraiment enrichissante que je compte poursuivre et approfondir.

Sanaa Chabbani, comment définiriez-vous le ton, l’univers et la portée de vos histoires ?

Lorsque j’ai commencé à écrire et à publier, j’ai pris conscience des besoins du public auquel je m’adressais. Je me suis formée à l’art de l’écriture, aux règles de la langue arabe, à la psychologie de l’éducation, et j’ai lu de la littérature jeunesse internationale. J’ai ainsi approfondi ma connaissance des caractéristiques du développement de l’enfant, tant sur le plan cognitif que linguistique.


Tous les deux ans, le prestigieux prix Hans Christian Andersen est décerné à un acteur majeur de la littérature jeunesse, lors du congrès mondial de l’International Board on Books for Young People (IBBY). Dans chaque pays, un comité désigne ses candidats. Cette année, le Liban a soumis les candidatures de Joëlle Achkar et de l’autrice Sanaa Chabbani. Rencontre avec ces deux créatrices mises à l’honneur.Joëlle Achkar, D.R.Comment avez-vous accueilli votre nomination au prix Hans Christian Andersen, l’une des plus prestigieuses distinctions internationales en littérature jeunesse ?Joëlle Achkar : J’ai accueilli cette nomination avec beaucoup de gratitude. Illustratrice polyvalente, j’ai toujours eu une préférence pour l’illustration jeunesse. Recevoir cette distinction, c’est comme un encouragement fort...
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