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Moyen-Orient - Démocratie

En Tunisie, la remise en liberté en demie-teinte des collaborateurs de Terre d’Asile

La libération de trois humanitaires après plus d'un an de détention soulage la société civile, mais leur condamnation avec sursis reste un avertissement.

En Tunisie, la remise en liberté en demie-teinte des collaborateurs de Terre d’Asile

Cherifa Riahi, ancienne directrice de l'ONG française Terre d'asile, pose dans la maison de ses parents près de Tunis, le 6 janvier 2026, après sa libération. Photo Fethi Belaid/AFP

Soulagée et le sourire aux lèvres, Cherifa Riahi, 43 ans, enlace ses proches et quelques militants de la société civile venus l’accueillir mardi 6 janvier, à une heure du matin, à sa sortie de prison. L’ancienne directrice de l’ONG française Terre d’asile en Tunisie avait été arrêtée le 7 mai 2024 avec deux autres de ses collègues alors qu’elle rentrait de son congé maternité. Vingt mois plus tard, après un procès d’une journée tenu le 5 janvier, la justice a tranché pour elle, ses deux collègues, ainsi que deux employés de la municipalité de Sousse. Deux ans avec sursis pour avoir facilité l’entrée illégale de migrants et leur affectation à un lieu d’hébergement – 18 autres prévenus ayant été relaxés. Un verdict à double tranchant, pour de nombreuses ONG de défense des droits humains.Pour sa famille, c’est tout d’abord un soulagement,...
Soulagée et le sourire aux lèvres, Cherifa Riahi, 43 ans, enlace ses proches et quelques militants de la société civile venus l’accueillir mardi 6 janvier, à une heure du matin, à sa sortie de prison. L’ancienne directrice de l’ONG française Terre d’asile en Tunisie avait été arrêtée le 7 mai 2024 avec deux autres de ses collègues alors qu’elle rentrait de son congé maternité. Vingt mois plus tard, après un procès d’une journée tenu le 5 janvier, la justice a tranché pour elle, ses deux collègues, ainsi que deux employés de la municipalité de Sousse. Deux ans avec sursis pour avoir facilité l’entrée illégale de migrants et leur affectation à un lieu d’hébergement – 18 autres prévenus ayant été relaxés. Un verdict à double tranchant, pour de nombreuses ONG de défense des droits...
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