Des passants marchent dans une rue de Téhéran, en Iran, alors que des manifestations éclatent en réaction à l’effondrement de la valeur de la monnaie nationale, le 2 janvier 2026. Photo Majid ASGARIPOUR/WANA via Reuters
L'Iran considère comme une « menace » les déclarations du président américain et du Premier ministre israélien concernant les manifestations en cours « et ne tolérera pas que cela se poursuive sans répondre », a déclaré mercredi le chef de l'armée iranienne.
« L'Iran islamique considère l'escalade de la rhétorique ennemie contre la nation iranienne comme une menace », a affirmé le général Amir Hatami, cité par l'agence Fars. « Si l'ennemi commet une erreur, nous riposterons avec plus de fermeté » que lors de la guerre des 12 jours en juin contre Israël et les Etats-Unis, a aussi assuré M. Hatami, qui n'est toutefois pas le plus haut gradé militaire iranien.
Donald Trump a menacé ces derniers jours d'intervenir militairement en Iran si des manifestants étaient tués, tandis que Benjamin Netanyahu leur a apporté son soutien. « Nous regardons cela de très près. S'ils commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait dans le passé, je pense qu'ils seront frappés très durement par les Etats-Unis », a déclaré dimanche le président américain.
Israël est « solidaire du combat du peuple iranien, de ses aspirations à la liberté (...) et à la justice » a de son côté affirmé dimanche le Premier ministre israélien, en conseil des ministres. Lundi, la diplomatie iranienne avait estimé que les déclarations de MM. Trump et Netanyahu étaient une « incitation à la violence » et accusé Israël, ennemi juré du pouvoir iranien, de chercher à « saper l'unité nationale ».
La guerre de 12 jours en juin a été déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Les Etats-Unis y avaient pris part brièvement pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens.


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