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Monde - Intervention Us Au Venezuela

La réaction de Macron continue de susciter de vives critiques

Emmanuel Macron a dit samedi « prendre acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut que se « réjouir »

Cette photographie montre un écran de télévision diffusant les vœux du Nouvel An du président français Emmanuel Macron, prononcés lors d’une allocution à la nation depuis le palais de l’Élysée, à Paris, le 31 décembre 2025. Photo Dimitar Dilkoff / AFP

« Disciple » de Donald Trump, « aligné sur tout le monde et sur personne », « irresponsable » ... les critiques des adversaires d'Emmanuel Macron continuaient de s'abattre sur le président français dimanche, après son absence de condamnation de la capture du vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis.

Si la plupart des dirigeants européens ont salué la fin du régime du président vénézuélien, homme autoritaire qualifié de « dictateur » par son opposition et de nombreux observateurs qui contestent la légitimité de son troisième mandat, le britannique Keir Starmer et l'allemand Friedrich Merz ont rappelé la nécessité du respect du droit international.

Mais pas Emmanuel Macron, qui a dit samedi « prendre acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut que se « réjouir ».

Une réaction « aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable », a taclé dimanche l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui reste dans les mémoires pour son engagement contre la guerre en Irak engagée par les Etats-Unis de George W. Bush en 2003. Le candidat pressenti à la présidentielle de 2027 estime que le chef de l'Etat ménage Washington pour mieux s'attirer ses faveurs dans le dossier ukrainien.

Le président français aurait donc « préféré ne pas surréagir, puisqu'il a craint à un moment donné d'irriter Donald Trump, par rapport à la décision américaine d'intervenir à Caracas parce qu'il a le sentiment de devoir mener un combat qui, pour lui, est plus important, qui est le combat de l'Ukraine », a-t-il accusé.

Sur France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, qui avait déjà utilisé un ton moins conciliant envers la Maison Blanche que l'Elysée la veille, a reconnu que « la méthode employée contrevenait aux principes du droit international ». « L'usage de la force est permis dans le droit international (...), mais il doit être encadré par des règles », a-t-il ajouté. Auprès de l'AFP, l'entourage d'Emmanuel Macron a indiqué pour sa part: « Notre position est cohérente et constante. Elle n'a comme seule boussole le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien ».

« Pas une variable d'ajustement »

« La voix de la France s'exprime à la fois par le quai d'Orsay et Jean-Noël Barrot, qui exprime ses doutes sur l'action et son attachement au respect du droit international. Et elle est complétée par une parole du président de la République (...) qui se projette », a tenté de synthétiser sur France Inter le ministre de l'Economie, Roland Lescure

Mais cela n'a pas suffi à calmer les oppositions, d'autant que sur ses réseaux sociaux la Maison Blanche a relayé, tel quel, le tweet du président français.

Ce dernier « a du mal à parler de la souveraineté des Etats » et « est aligné sur tout le monde et sur personne », a taclé sur CNews le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu. « Donald Trump relaie le tweet de son disciple... Macron aura définitivement humilié la France ! », a estimé pour sa part l'eurodéputée LFI Manon Aubry.

Des critiques - certes plus feutrées - ont été aussi émises au sein de la famille politique du président. Où l'on n'a pas oublié qu'il n'a cessé de marteler, depuis son arrivée au pouvoir, qu'il ne fallait pas donner l'impression, notamment au Sud global, d'un double standard en matières géopolitique et de droit international.

« Le droit international n'est pas une variable d'ajustement. C'est ce qui nous protège collectivement du chaos. La défense des libertés fondamentales et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ne peut justifier le recours à la force », a ainsi martelé la députée et ancienne ministre macroniste Agnès Pannier-Runacher.

L'eurodéputée Horizons et ex ministre Nathalie Loiseau a elle fait valoir qu'« imposer un ordre politique depuis l'extérieur c'est contraire au droit international et c'est voué à l'échec ». « Dans les réactions officielles française il y a un peu d'amnésie et je le regrette », a-t-elle poursuivi sur RTL. De quoi faire dire au leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé à un retour de Nicolas Maduro au Venezuela, qu' « un certain consensus transpartisan aussi se note en France contre le suivisme inconditionnel et irresponsable de Macron ».

« Disciple » de Donald Trump, « aligné sur tout le monde et sur personne », « irresponsable » ... les critiques des adversaires d'Emmanuel Macron continuaient de s'abattre sur le président français dimanche, après son absence de condamnation de la capture du vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis.Si la plupart des dirigeants européens ont salué la fin du régime du président vénézuélien, homme autoritaire qualifié de « dictateur » par son opposition et de nombreux observateurs qui contestent la légitimité de son troisième mandat, le britannique Keir Starmer et l'allemand Friedrich Merz ont rappelé la nécessité du respect du droit international.Mais pas Emmanuel Macron, qui a dit samedi « prendre acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut que...
commentaires (5)

No comment sauf pauvre E. Macron, pauvre France

Moi

20 h 35, le 05 janvier 2026

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Commentaires (5)

  • No comment sauf pauvre E. Macron, pauvre France

    Moi

    20 h 35, le 05 janvier 2026

  • Il y a un proverbe qui dit, il est plus facile de faire la guerre derrière des jumelles. Il est aussi plus aisé de critiquer de se mouiller, de bomber le torse lorsqu'on n'a aucune responsabilité. Des mois d'efforts d'équilibristes, afin de trouver une issue acceptable à la guerre d'Ukraine est en effet en équilibre contre une parole ou une condamnation de Trump, dont tout le monde sait qu'il n'en a rien à cirer. Il serait plus lucide et plus intelligent d'analyser la réaction de Macron différemment. On est face a un fou, qui n'en à rien à carrer du droit. Allez le lui faire comprendre.

    Citoyen

    13 h 52, le 05 janvier 2026

  • Si au moins ces pays européens et occidentaux avaient réussi dans leur missions face aux terroristes??Ok,nous pourrions leur donner un peu de "crédit": Mais ces gens ont LARGEMENT ÉCHOUÉ et se permettent de critiquer une autre méthode, plus radicale,plus efficace (du moins militairement )pour arrêter cette hémorragie qui dure depuis des décennies:De Cuba à Bachar,en passant par Khaminei et tous les trafiquants et terroristes de la planète.Si au moins ces "bien pensants" avaient réussi?? Ok.Mais sauf mauvaise foi, aucune des méthodes "démocratiques" n'a encore réussi. Ni au Liban, ni ailleurs

    LE FRANCOPHONE

    12 h 03, le 05 janvier 2026

  • Vous voyez?C'est à cause de ÇA que l'Europe et l'occident en général est faible. Des Lâches qui se cachent derrière"l'ordre international" alors que les voyous "profitent" de cet ordre.De la lenteur des décisions de ces démocraties, de la faiblesse dans leurs décisions qui arrivent "faibles" et toujours en "retard" en décalage avec les actions des terroristes. Pour combattre des trafiquants, des terroristes, des voyous:Les "cols blancs" "philosophes"et "élus"(lâches par définition à cause des élections à venir) ne peuvent pas combattre ces terroristes.Il faut un "cowboy" qui réagit rapidement

    LE FRANCOPHONE

    11 h 58, le 05 janvier 2026

  • Qu’à donc fait le droit international pour sauver le peuple de ces différents pays tenus par des dictateurs qui s’enrichissent sur leur dos et les massacrent s’ils daignent réclamer leur dû? Il a bon dos le droit international. Les pays occidentaux croulent sous les trafics de tout genre sans qu’aucun pays ne trouve un moyen dissuasif pour l’arrêter. Ils ne vont quand même pas critiquer celui qui a les moyens et le courage de le faire, pour soit disant défendre une dictature dont les peuples concernés veulent en finir. Contre ces malfrats il n’y a pas 36.000 solutions.

    Sissi zayyat

    11 h 31, le 05 janvier 2026

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