Cinq pays sud-américains, ainsi que l'Espagne, rejettent « toute tentative de contrôle » du Venezuela
Cinq gouvernements de gauche en Amérique latine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Uruguay, ainsi que l'Espagne, ont dimanche dans un communiqué commun dit rejeter « toute tentative de contrôle » sur le Venezuela, au lendemain de l'opération militaire des Etats-Unis.
Ces six pays ont exprimé leur inquiétude pour la stabilité régionale après les bombardements aériens de l'armée américaine et la capture du président Nicolas Maduro et de la Première dame Cilia Flores, emmenés de force et qui devraient être traduits en justice lundi à New York pour « narcorterrorisme ».
« Nous exprimons notre inquiétude face à toute tentative de contrôle gouvernemental, d'administration ou d'appropriation externe des ressources naturelles ou stratégiques » vénézuéliennes, indique le communiqué publié par le ministère colombien des Affaires étrangères, et cité par l'AFP.
Le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela, qui détient 17% des réserves de brut mondiales.
Il a aussi affirmé que les Etats-Unis allaient « diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse ».
Trump dit que Delcy Rodriguez payera « plus cher » que Maduro si elle « ne fait pas ce qu'il faut », rapporte l’AFP
Le ministre de la Défense appelle la population vénézuélienne à « reprendre ses activités »
Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, entouré de militaires en armes, a appelé ses compatriotes à « reprendre leurs activités » et ne pas « céder à la peur ».
« J'appelle le peuple du Venezuela à reprendre ses activités économiques, professionnelles et de toute nature, ainsi que ses activités éducatives dans les prochains jours, et la patrie à se remettre sur ses rails constitutionnels », a déclaré le ministre, exhortant la population « à la paix, à l'ordre, à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu'on veut nous imposer ».
Rubio dit que parler d'élections au Venezuela est « prématuré »
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré dimanche qu'il était « prématuré à ce stade » d'évoquer des élections au Venezuela, lors d'une interview accordée à la chaîne NBC.
« C'est prématuré à ce stade. Mais il y a beaucoup de travail », a-t-il dit, ajoutant : « Nous attachons de l'importance aux élections et à la démocratie (...) Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis ».
L'armée reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente par intérim
L'armée vénézuélienne a reconnu la vice-présidente Delcy Rodriguez comme présidente par intérim du pays, a annoncé le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Loez, au lendemain de la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.
Lisant un communiqué, le général a cité la décision de la Cour suprême ordonnant à Mme Rodriguez d'assumer le pouvoir pendant 90 jours. Réclamant la libération de M. Maduro, il a également dénoncé l'assassinat de « sang froid » d'une partie de son équipe de protection.
Le Venezuela n'est pas « la Libye », « l'Irak », ou « l'Afghanistan », « notre mission ici est très différente », affirme Rubio
Interrogé sur la vice-présidente Delcy Rodriguez - à qui la Cour suprême vénézuélienne a confié le pouvoir par interim - le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré à la chaîne CBS que Washington allait juger ses actions et celles des autres dirigeants encore en place et « voir ce qui va se passer ».
Comme on lui demandait si les États-Unis soutiendraient Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et figure de l'opposition ou Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Marco Rubio a botté en touche. Les États-Unis, a-t-il assuré, ne peuvent plus s'impliquer dans la gestion politique de pays tiers. Le Venezuela n'est pas « la Libye », « l'Irak », ou « l'Afghanistan ». « Notre mission ici est très différente », a affirmé Marco Rubio, rapporte l'AFP. « Nous nous attaquons à ce qui constitue une menace pour les intérêts américains », a-t-il ajouté.
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Washington travaillera avec les responsables vénézuéliens « s'ils prennent de bonnes décisions », dit Rubio
Les États-Unis travailleront avec les responsables vénézuéliens en place « s'ils prennent de bonnes décisions », a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, assurant que Washington gardait des moyens de pression sur le pays, notamment l'embargo pétrolier.
« S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font », a-t-il dit à propos du gouvernement vénézuélien, lors d'une interview à la chaîne CBS, rapportée par l’AFP.
Une source de la CIA au sein du gouvernement vénézuélien a permis de localiser Maduro, révèle le NYT
Une personne au sein du gouvernement vénézuélien, recrutée par la CIA, a informé les États-Unis de la localisation du président Nicolas Maduro, capturé samedi par les forces spéciales américaines, a révélé le New York Times, citant « des sources informées de l’opération. » Cette personne, dont l'identité n'a pas été divulguée, l'a suivi « dans les jours, puis dans les instants précédant sa capture », précise le journal.
La manière avec laquelle la personne a été recrutée est encore inconnue, a précisé samedi le NYT. Cinquante millions de dollars étaient offerts par le gouvernement américain pour toute information menant à la capture de M. Maduro, rappellent cependant d'anciens responsables cités par le quotidien américain.
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Israël soutient l'action « déterminée » des États-Unis au Venezuela, selon Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche « le soutien » de son gouvernement à « la décision résolue et l'action déterminée des États-Unis » au Venezuela, lors d'un conseil des ministres.
« En Amérique latine, (...) plusieurs pays reviennent dans l'orbite américaine et (...) renouent leurs liens avec l'État d'Israël. Nous nous en réjouissons, nous félicitons le président (Donald) Trump (...) et saluons également les forces armées américaines qui ont mené une opération parfaite », a-t-il ajouté, selon l'AFP.
Le pape déclare que le bien-être des Vénézuéliens doit prévaloir
Le pape Léon XIV a déclaré dimanche que le bien-être des Vénézuéliens devait prévaloir après la capture du président Nicolas Maduro emmené aux États-Unis lors d'une opération américaine, et a appelé à « garantir la souveraineté du pays ».
« Le bien-être du cher peuple vénézuélien doit prévaloir sur toute autre considération et conduire à surmonter la violence et à s'engager sur des chemins de justice et de paix, en garantissant la souveraineté du pays », a déclaré le pape de nationalité américaine après la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre de Rome, rapporte l'AFP.
La Chine appelle les États-Unis à « libérer immédiatement » Maduro
La Chine a appelé dimanche les États-Unis à la libération immédiate du président vénézuélien, Nicolas Maduro.
« La Chine appelle les États-Unis à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela », a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué cité par l’AFP, qualifiant l'opération de « violation flagrante du droit international ».
La Corée du Nord dénonce la capture de Maduro comme une « grave atteinte à la souveraineté » du Venezuela
La Corée du Nord a dénoncé dimanche la capture par les États-Unis du président vénézuélien, Nicolas Maduro, comme une « grave atteinte à la souveraineté », selon les médias d’État, cités par l'AFP.
Le ministère des Affaires étrangères « condamne fermement l'acte d'hégémonie commis par les États-Unis au Venezuela », a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA, évoquant « un exemple qui confirme une fois le caractère voyou et brutal des États-Unis ».
Maduro doit aussi répondre de « crimes contre l'humanité », souligne une mission d'enquête
« L'illégalité de l'attaque » américaine au Venezuela ne doit pas empêcher que le désormais ex-président Nicolas Maduro réponde des graves violations des droits humains et des crimes contre l'humanité commis par son gouvernement, a estimé une mission des Nations unies.
Cette mission, mandatée depuis 2019 par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU mais qui ne s'exprime pas au nom de l'organisation, souligne dans un communiqué la nécessité de garantir que l'ancien dirigeant vénézuélien rende des comptes sur ces violations, dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures.
« Le bilan de longue date du gouvernement Maduro en matière de graves violations des droits humains ne saurait justifier une intervention militaire américaine qui enfreint le droit international », a déclaré Alex Neve, un des membres de cette mission internationale. « De même, l'illégalité de l'attaque américaine n'atténue en rien la responsabilité évidente des responsables vénézuéliens, y compris de M. Maduro, pour des années de répression et de violence qui constituent des crimes contre l'Humanité. Le peuple vénézuélien exige et mérite des solutions pleinement conformes au droit international », a-t-il ajouté.
« Au vu de l'intervention militaire américaine et de l'arrestation de Nicolas Maduro pour des accusations de +narcoterrorisme contre les Etats-Unis et leurs citoyens+, la mission d'établissement des faits souligne la nécessité de maintenir l'attention sur les graves violations des droits humains et les crimes contre l'humanité qui ont été commis contre la population vénézuélienne », a insisté Marta Valiñas, qui préside cette mission.
« La responsabilité de ces violations ne se limite pas à Nicolas Maduro », a souligné pour sa part Maria Eloisa Quintero, membre de la mission, soulignant que « d'autres personnes ayant exercé un commandement ou une autorité sur les forces de sécurité, ou ayant autrement contribué à ces crimes, doivent également être tenues pour responsables ».
La mission des Nations unies exprime également sa « profonde inquiétude face au risque que de nouvelles et graves violations des droits humains se produisent dans les jours et semaines à venir, dans ce contexte de volatilité accrue ».
Les compagnies aériennes américaines à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes
Les compagnies aériennes américaines sont à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes, après en avoir été empêchées en raison de l'intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela, a annoncé le ministre américain des Transports, Sean Duffy, dans la nuit de samedi à dimanche.
« Les restrictions initiales concernant l'espace aérien des Caraïbes expirent à minuit heure de l'Est (05H00 GMT dimanche, NDLR) et les vols peuvent reprendre », a écrit M. Duffy sur X.
Le régulateur américain de l'aviation (FAA) avait « interdit » samedi aux compagnies aériennes immatriculées aux Etats-Unis d'opérer dans l'ensemble de l'espace aérien des Caraïbes, « en raison des risques sécuritaires (...) liés à l'activité militaire en cours ».
Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lundi
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi matin pour discuter de l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, a indiqué à l'AFP la présidence somalienne du Conseil.
La réunion d'urgence, qui est prévue à 10H00 (15H00 GMT) a été demandée par le Venezuela, requête relayée par la Colombie qui vient d'entrer au Conseil de sécurité, ont précisé des sources diplomatiques
La vice-présidente exercera par intérim les pouvoirs de Maduro
Le Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente Delcy Rodriguez d'assurer l'intérim du pouvoir, après la capture par les États-Unis du président Nicolas Maduro.
La chambre constitutionnelle de la Cour a statué « que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation ». Les juges n'ont pour le moment pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d'élections anticipées dans les 30 jours.
L'Espagne « ne reconnaîtra pas » l'intervention américaine au Venezuela, assure le Premier ministre Pedro Sánchez
Madrid a annoncé que le gouvernement espagnol ne « reconnaîtra pas » l’intervention américaine au Venezuela « qui viole le droit international », a déclaré samedi le Premier ministre Pedro Sánchez.
« L'Espagne n'a pas reconnu le régime de Maduro. Mais elle ne reconnaîtra pas non plus une intervention qui viole le droit international et plonge la région dans l'incertitude et la violence », a écrit M. Sánchez sur X, après que le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis prendraient le contrôle du pays sud-américain jusqu'à la conclusion d'une transition « sûre ».
M. Sánchez a également appelé toutes les parties à « penser à la population civile, à respecter la Charte des Nations Unies et à œuvrer pour une transition juste et concertée ».
Macron salue la fin de « la dictature de Maduro » et plaide pour une « transition démocratique », sans mentionner l’attaque américaine
Le président français Emmanuel Macron a réagi samedi soir à la situation au Venezuela, affirmant que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir ».
Dans son communiqué, le chef de l’État français n’a pas mentionné les frappes aériennes menées contre Caracas et l’enlèvement du dirigeant vénézuélien par l’armée américaine, ni évoquer de violation du droit international.
Il a par la suite appelé à l’ouverture rapide d’une « transition pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », disant souhaiter « que le président Edmundo Gonzalez Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition ».
Emmanuel Macron a enfin assuré que « la France est pleinement mobilisée et vigilante », notamment afin de garantir « la sécurité de ses ressortissants en ces heures d’incertitude ».
Les États-Unis « prêts à lancer une deuxième attaque » au Venezuela si nécessaire
Donald Trump a conclu ce point presse en prévenant que les États-Unis étaient « prêts à lancer une deuxième attaque, beaucoup plus importante » contre le Venezuela.
« Mais il est peu probable que nous en ayons besoin, vu que la première opération a été un succès », a-t-il estimé.
L'opération contre Maduro préparée « depuis des mois », révèle le chef d'état-major américain
L'opération contre le président vénézuélien Nicolás Maduro a été préparée « depuis des mois » et a mobilisé plus de 150 avions, a révélé le chef d'état-major américain, le général Dan Caine.
« Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d'obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d'entraînement », a déclaré le général Caine lors d'une conférence de presse. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé.
Maduro a tenté de se mettre à l'abri pendant l'assaut, révèle Trump
Interrogé sur la possibilité que les forces américaines tuent Nicolás Maduro pendant l'assaut, Donald Trump a répondu que « cela aurait pu arriver, car il essayait de se mettre à l'abri ».
« Il y a eu de nombreux tirs… il essayait de se mettre à l'abri, ce qui n'était pas le cas, car la porte aurait sauté. Il a réussi à atteindre la porte, mais il n'a pas pu la fermer », a-t-il dit.
Trump dit que le président colombien devrait « faire gaffe à ses fesses »
Donald Trump a affirmé samedi que son homologue colombien, Gustavo Petro, devrait « faire gaffe à ses fesses », après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.
« Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. (...) Il fabrique de la cocaïne et l'expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il ajouté à propos du président colombien lors de la conférence de presse.
Rubio dit que le gouvernement cubain devrait s'inquiéter après la capture de Maduro
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré que le gouvernement cubain devrait s'inquiéter après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.
« Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a-t-il dit lors d'une conférence de presse en Floride, aux côtés du président américain Donald Trump, ajoutant que « Cuba est une catastrophe » et que le pays est « dirigé par des hommes incompétents et séniles. »
Trump affirme que la prix Nobel Machado n'a pas le soutien pour diriger le Venezuela
Donald Trump a affirmé que la lauréate du prix Nobel de la paix et cheffe de l'opposition vénézuelienne, Maria Corina Machado ne « bénéficiait ni du soutien ni du respect » nécessaires pour gouverner son pays.
« Je pense qu'il lui serait très difficile d'être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C'est une femme très gentille, mais elle n'inspire pas le respect », a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse en Floride, ajoutant que les États-Unis n'avaient pas eu de contact avec Mme Machado.
« Nous n'avons pas peur d’envoyer des troupes au sol » au Venezuela, assure Trump
« Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », a commenté Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les États-Unis comptaient désormais « gérer » le Venezuela. « Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière. Cette attaque aurait pu très mal tourner. Nous aurions pu perdre beaucoup de monde et de matériel hier soir », a-t-il souligné.
Selon lui, cette intervention ne doit pas être « vaine » et Washington va donc s’assurer que le pays est « géré correctement ».
Raggi contacte l'ambassadrice libanaise à Caracas
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, s'est enquis dans un appel téléphonique avec l'ambassadrice libanaise à Caracas, de la situation des émigrés libanais au Venezuela. Lors de sa conversation avec l'ambassadrice Nisrine Bou Karam, M. Raggi a chargé cette dernière de « suivre de près les conditions de vie des membres de la communauté libanaise et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection en cas de situation d’urgence.
Il a encore appelé les Libanais résidant au Venezuela à contacter immédiatement l’ambassade en cas de situation d'urgence, au numéro suivant : +58 422-2477777
« Nous n’avons pas prévenu le Congrès car ils ont tendance à faire fuiter les choses », se justifie Trump
Interrogé sur la légalité de l'opération, Donald Trump a expliqué aux journalistes que son administration n’a pas prévenu les membres du Congrès américain à l’avance, « car ils ont tendance à faire fuiter les choses ».
« Nous ne voulons pas de ''fuiteurs'', ce n’est pas une bonne chose pour ce genre d’opérations. S’il y avait eu des fuites, le résultat aurait pu être différent », a-t-il dit.
« Ce n’est pas le genre de missions que l’on peut annoncer à l’avance. On ne peut pas dire que l’on compte faire, à un moment donné lors des quinze prochains jours, une telle opération, car cela mettrait en danger la mission », a abondé le secrétaire d’État Marco Rubio, avant de défendre l’aspect légal d'une telle intervention, illégale au regard du droit international.
Selon lui, l’enlèvement de Nicolás Maduro et son épouse « était une arrestation de deux fugitifs poursuivis par la justice américaine. Le Département de guerre a soutenu le Département de justice dans ce travail », a-t-il dit, en référence aux poursuites pénales lancées par la justice américaine contre le président vénézuélien pour « narcoterrorisme ».
Trump met en garde les autres dirigeants politiques et militaires vénézuéliens, et du reste du monde
Donald Trump a par ailleurs déclaré avant de finir son allocution que cette attaque contre le Venezuela « devrait servir d'avertissement à quiconque menacerait la souveraineté américaine ou mettrait en danger des vies américaines ».
« La flotte américaine reste déployée et les États-Unis conservent toutes leurs options militaires jusqu'à ce que leurs exigences soient pleinement satisfaites », a averti le chef d'État américain.
« Tous les dirigeants politiques et militaires vénézuéliens doivent comprendre que ce qui est arrivé à Maduro pourrait leur arriver, et cela leur arrivera s'ils ne sont pas justes et équitables, même envers leur peuple », a-t-il ajouté.
Trump affirme que des compagnies pétrolières américaines vont bientôt s’implanter au Venezuela, où l'embargo américain reste en vigueur
Le président américain a poursuivi son monologue en affirmant que l'intervention américaine au Venezuela ouvrirait de nouvelles perspectives pour les compagnies pétrolières des États-Unis, appelées à participer prochainement à d’importants projets énergétiques dans le pays.
« Nous allons demander à nos très grandes compagnies américaines, d’investir des milliards de dollars, de réparer les infrastructures [vénézuéliennes] gravement endommagées (…) et de commencer à générer des revenus pour le pays », a-t-il déclaré.
« Comme tout le monde le sait, le secteur pétrolier au Venezuela est un échec, un échec total depuis très longtemps. Ils ne pompaient presque rien comparé à ce qu’ils pourraient produire », a-t-il estimé, en précisant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien demeure en vigueur.
« Nous allons faire entrer nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, qui investiront des milliards de dollars, répareront des infrastructures gravement délabrées, les infrastructures pétrolières, et commenceront à générer des revenus pour le pays », a-t-il ajouté.
Maduro et son épouse « font actuellement face à la justice américaine », poursuit Trump
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé la veille avec sa épouse, Cilia Flores, « font actuellement face à la justice américaine », a ajouté Donald Trump.
Selon ses dires, ceux-ci seront bientôt jugés devant la Cour de justice de New York, « pour leur campagne meurtrière de narcoterrorisme contre les États-Unis et leurs citoyens ». Ils seront tous deux « amenés et inculpés à New York ».
Il a encore affirmé que les tribunaux américains disposent de preuves accablantes des crimes commis par M. Maduro. « C’est à la fois horrible et stupéfiant », a-t-il commenté, accusant son homologue vénézuélien d’avoir « mené une campagne incessante de violence, de terreur et de subversion contre les États-Unis d’Amérique, menaçant non seulement notre peuple, mais aussi la stabilité de toute la région ».
⚡ Trump affirme qu’il va diriger le Venezuela « jusqu’à une transition sûre »
« Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse », a poursuivi Donald Trump.
« Nous voulons la paix, la liberté et la justice pour le grand peuple vénézuélien, y compris pour les nombreux Vénézuéliens qui vivent actuellement aux États-Unis et qui souhaitent retourner dans leur pays. C’est leur patrie. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre s’empare du Venezuela qui ne souhaiterait pas le bien du peuple vénézuélien », a-t-il encore déclaré.
Les États-Unis sont « là (au Venezuela) en ce moment » et vont « y rester jusqu’à ce que la bonne transition puisse avoir lieu », a-t-il assuré.
Trump se félicite d’« une des opérations militaires les plus réussies de l’histoire des États-Unis »
« Tard, hier soir, et tôt, ce matin, à ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela », a déclaré le président américain au début de sa prise de parole après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.
« Ce fut l’une des démonstrations les plus époustouflantes, efficaces et puissantes de la puissance et de la compétence militaires américaines », s’est encore félicité Donald Trump, la qualifiant d’« assaut comme on en n’avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale (…) pour confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolas Maduro ».
Donald Trump a également dressant un parallèle avec les attaques réussies contre Kassem Soleimani, l’ex-commandant de la Force al-Quds iranienne (le 3 janvier 2020), Abou Bakr al-Baghdadi, ancien chef de l’État islamique, ou encore les frappes menées l'été dernier contre les capacités nucléaires iraniennes. « Aucune nation dans le monde n’aurait pu faire ce que les États-Unis ont fait. En très peu de temps, toutes les capacités militaires vénézuéliennes ont été neutralisée », a-t-il poursuivi.
Trump publie une photo de Maduro, les yeux bandés, à bord d'un navire américain
Photo publiée sur le compte officiel de Donald Trump, sur le réseau Truth Social
Le président américain Donald Trump a publié une première photo de Nicolás Maduro depuis son enlèvement par les forces spéciales américaines, à quelques minutes de sa conférence de presse à la Maison-Blanche censée avoir débuté il y a plus d'une demi-heure.
Le président vénézuélien apparaît les yeux bandés à bord de l'USS Iwo Jima, le navire de guerre américain l'emmenant avec son épouse jusqu'à New York, où il doit être jugé, comme l'a affirmé plus tôt M. Trump.
« Vénézuéliens, l'heure de la liberté est arrivée », lance la cheffe de l'opposition et prix Nobel Maria Corina Machado
« L'heure de la liberté est arrivée », a lancé samedi la cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, après la capture du président Nicolas Maduro par les États-Unis.
« Vénézuéliens, l'heure de la liberté est arrivée », a-t-elle écrit dans un communiqué sur les réseaux sociaux, estimant que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit « assumer immédiatement » la présidence.
Israël « salue » la destitution de Maduro par les États-Unis, « leader du monde libre »
Israël a « salué » l'opération des États-Unis au Venezuela, « menée par le président (américain Donald) Trump, qui a agi en tant que leader du monde libre », dans un message sur X de son ministre des Affaires étrangères.
« En ce moment historique, Israël se tient aux côtés du peuple vénézuélien épris de liberté, qui a souffert sous la tyrannie illégale de Maduro. Israël se félicite de la destitution du dictateur qui dirigeait un réseau terroriste et de drogue », ajoute Gideon Saar.
L’autorité américaine de l’aviation ferme l’espace aérien des Caraïbes
La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a demandé aux compagnies aériennes commerciales de rester en dehors de l’espace aérien des Caraïbes en raison d’une « situation potentiellement dangereuse » après les frappes américaines contre le Venezuela, selon Reuters.
L’avertissement mentionne également les « risques pour la sécurité des vols liés aux activités militaires en cours ».
La Russie « exhorte » les Etats-Unis à libérer Nicolas Maduro
Le ministère des Affaires étrangères russes a « exhorté » les États-Unis à libérer Nicolás Maduro et son épouse.
« Nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse », a déclaré le ministère russe dans un communiqué, publié sur son site.
Capture de Maduro : le chef de l'ONU s'inquiète du « respect du droit international »
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est inquiété « que le droit international n'ait pas été respecté » à propos de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, a indiqué son porte-parole dans un communiqué, rapporte l'AFP.
L'opération américaine constitue un « dangereux précédent », selon António Guterres qui appelle « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'État de droit ».
Pékin « profondément choqué » par les frappes américaines contre le Venezuela
Pékin s'est dit « profondément choqué » par les frappes militaires américaines contre le Venezuela et la capture du président Nicolás Maduro, dénonçant un « comportement hégémonique » des États-Unis, rapporte l'AFP.
« La Chine est profondément choquée et condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leur action contre son président », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Ce comportement hégémonique des États-Unis viole gravement le droit international, porte atteinte à la souveraineté du Venezuela et menace la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Chine s'y oppose fermement », a-t-il ajouté.
« Aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur », dénonce Paris
Le ministre français des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a été l'auteur de la première réaction officielle de la France à l'attaque américaine contre le Venezuela.
« En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’autodétermination. La France s’est engagée avec constance, notamment par ses actions de médiation, en faveur du respect de la souveraineté du peuple vénézuélien, dont la voix doit primer », a tout d'abord écrit le ministre.
Et d'ajouter : « L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir. »
Trump affirme que Maduro est à bord d’un navire américain pour être « amené à New York »
Le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, capturés et exfiltrés par les forces américaines, vont être conduits à New York, a affirmé Donald Trump dans son interview à Fox News.
« Ils seront amenés à New York. Ils ont été inculpés à New York », a ajouté le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour « narcoterrorisme ». « Ils sont à bord d'un navire mais ils se dirigent vers New York », a précisé le président américain.
Ce dernier a précisé avoir suivi en direct l’opération américaine visant à le capturer .« Je l’ai regardée littéralement comme j’aurais regardé une émission télévisée. Nous l’avons regardée dans une salle, et nous en avons suivi tous les aspects », a-t-il poursuivi.
Nicolás Maduro « était dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse. Le fait que personne n’ait été tué est incroyable », a-t-il ajouté, précisant que seuls deux soldats américains ont été blessés lors de l’assaut.
Les États-Unis ne laisseront personne du régime Maduro lui succéder, affirme Trump sur Fox News
Le président américain Donald Trump s'est exprimé pour la première fois sur Fox News à la télévision américaine après les frappes menées la nuit dernière contre le Venezuela et l'enlèvement du président Nicolás Maduro.
Lors de son interview, il a notamment affirmé que Washington « ne laissera personne du régime Maduro lui succéder ».
Il a par ailleurs indiqué que des soldats américains ont été blessés lors de l'opération ayant consisté à capturer le président vénézuélien et son épouse. « Des soldats ont subi quelques blessures, mais aucun décès » n'a été enregistré, a-t-il assuré.
Moscou exige des « éclaircissements immédiats » sur la situation de Maduro
La Russie a condamné l'attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que « l'hostilité idéologique » avait prévalu, et exigé des « éclaircissements immédiats » après l'annonce par les États-Unis de la capture du président Nicolás Maduro et son épouse, rapporte l'AFP.
Dans un second communiqué, la diplomatie russe s'est dite « extrêmement alarmée par les informations selon lesquelles le président vénézuélien et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l'agression aujourd'hui par les Etats-Unis ».
Trump a offert « plusieurs portes de sortie » à Maduro, assure J. D. Vance
Dans un message posté sur X, le vice-président américain, J. D. Vance, explique que « le président [Donald Trump] a proposé à plusieurs reprises des voies de sortie, mais il a été très clair tout au long de ce processus : le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux États-Unis. Maduro est la dernière personne à découvrir que le président Trump tient parole. Bravo à nos courageux opérateurs des forces spéciales qui ont mené à bien une opération véritablement impressionnante. »
Cuba condamne « le terrorisme d'État » des États-Unis contre le Venezuela
Le président cubain, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a critiqué à son tour l’attaque américaine contre le Venezuela. « Cuba dénonce et exige urgemment une réaction de la communauté internationale face à l’attaque criminelle des États-Unis contre le Venezuela. Notre zone de paix est brutalement agressée. Terrorisme d’État contre le courageux peuple vénézuélien et contre notre Amérique », a-t-il écrit sur X.
« L'UE se tient aux côtés du peuple vénézuélien » déclare von der Leyen, sans condamner l'attaque américaine
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit « suivre de très près la situation au Venezuela », sans mentionner les frappes américaines contre Caracas ni l'enlèvement du président Nicolás Maduro.
« Nous sommes aux côtés du peuple vénézuélien et soutenons une transition démocratique et pacifique », a-t-elle écrit sur X.
La cheffe de l'Union européenne a par ailleurs omis de mentionner les États-Unis ou son président Donald Trump dans son communiqué. « Toute solution doit respecter le droit international et la Charte de l'ONU », s'est-elle contentée d'ajouter.
Le Brésil estime que les États-Unis ont franchi une « ligne inacceptable »
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a condamné samedi l’attaque militaire américaine contre le pays voisin et la capture de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro, estimant qu’il s’agissait du franchissement d’« une ligne inacceptable ».
« Ces actes constituent une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela et un précédent extrêmement dangereux de plus pour l’ensemble de la communauté internationale », a déclaré Lula dans un message publié sur X.
« Cette action rappelle les pires épisodes d’ingérence dans la politique de l’Amérique latine et des Caraïbes et menace la préservation de la région en tant que zone de paix. Attaquer des pays en violation flagrante du droit international constitue le premier pas vers un monde de violence, de chaos et d’instabilité, où la loi du plus fort l’emporte sur le multilatéralisme », a-t-il poursuivi.
Le président brésilien avait auparavant affirmé qu’une intervention armée au Venezuela serait une « catastrophe humanitaire » et a proposé que le Brésil joue un rôle de médiateur dans les différends entre les pays.
« Nous devons tous respecter le droit international », rappelle le Premier ministre britannique Keir Starmer
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré samedi que tous les pays devaient « respecter le droit international », après l'annonce par le président américain Donald Trump de la capture de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro.
« Je souhaite m'entretenir avec le président (Trump) (...) mais pour l'instant, je pense que nous devons établir les faits », a déclaré le chef de l'exécutif lors d'une brève déclaration diffusée sur les chaînes de télévision britanniques.
Le Royaume-Uni n'a pas « participé à cette opération (...) et je crois fermement que nous devons tous respecter le droit international », a-t-il ajouté.
« Des victimes innocentes ont été mortellement blessées et d’autres tuées », selon le procureur général du Venezuela
Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a affirmé samedi dans un communiqué que « des victimes innocentes ont été mortellement blessées lors de cette attaque terroriste, lâchement perpétrée de nuit », dont le bilan humain n'est pas encore connu.
Dans sa déclaration, il a également réitéré l'exigence formulée plus tôt par Caracas de recevoir une preuve de vie de Nicolás Maduro. Il a aussi affirmé tenir le gouvernement des États-Unis pour responsable de tout ce qui pourrait arriver au dirigeant vénézuélien.
⚡ Maduro devra répondre aux Etats-Unis d’accusations liées à la drogue et au terrorisme, annonce la procureure générale américaine
La procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a affirmé dans un message sur X que Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été « inculpés dans le district sud de New York ».
Le dirigeant vénézuélien devra répondre aux États-Unis d’accusations liées à la drogue et au terrorisme, a-t-elle ajouté.
Plus tôt, le secrétaire d'État Marco Rubio avait rappelé l'existence des poursuites lancées en 2020 par la justice américaine contre M. Maduro pour « narcoterrorisme, corruption, trafic de drogue et autres infractions pénales ».
Le 7 août 2025, le département d’Etat américain avait émis une offre de récompense pouvant atteindre 50 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.
Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez appelle à la « désescalade »
Le gouvernement espagnol a appelé, par la voix du premier ministre, Pedro Sánchez, à la « désescalade » au Venezuela.
« Le droit international et les principes de la Charte des Nations Unies doivent être respectés », défend-il dans un message sur X.
Un peu plus tôt, le ministère des Affaires étrangères espagnol s’était dit disposé à jouer un rôle de médiateur pour parvenir à une solution « pacifique et négociée à la crise actuelle ».
La gauche française condamne l'enlèvement de Maduro par les forces américaines
Les responsables de La France Insoumise (LFI) et du Parti socialiste (PS) ont dénoncé samedi « l'enlèvement » du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, et appelé les autorités françaises à le condamner.
« Les USA de Trump s'emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d'un autre âge et l'enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon.
« Avec l'Ukraine, Gaza, la République démocratique du Congo, l'invasion est redevenue un mode opératoire », a-t-il ajouté, estimant que « la paix du monde entier est en cause ».
De son côté, le secrétaire national du PS, Olivier Faure, a affirmé que « quoi que l'on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit ».
« C'est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales et c'est à l'inverse un feu vert donné à tous les autocrates du monde », a-t-il ajouté.
Le déploiement militaire américain se poursuit sur la base américaine de Porto Rico
Photo Eva Marie Uzcategui/Reuters
Des avions de combat américains de type F-22, C-130 et F-35 ont été aperçus en train d’atterrir samedi matin, le 3 janvier 2026, sur la base navale de Roosevelt Roads de Ceiba, à Porto-Rico, à 800 kilomètres des côtes vénézuéliennes, après la série de frappes aériennes menées par les États-Unis contre le Venezuela.
« Nous vaincrons », promet le ministre de l’intérieur vénézuélien à la télévision
Le ministre de l’Intérieur vénézuélien, Diosdado Cabello, considéré comme un des hommes les plus puissants du pays s’est exprimé à son tour à la télévision, alors que des rumeurs sur les réseaux sociaux le donnaient pour mort ou arrêté.
« À la fin de ces attaques, nous vaincrons. Vive la patrie ! Fidèles toujours ! Traîtres jamais », a-t-il lancé. Et d’ajouter : « Ce n’est pas la première lutte, ce n’est pas la première bataille (…), nous avons su survivre en toutes circonstances ».
Rubio rappelle les poursuites pénales lancées par la justice américaine contre Maduro
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a republié sur X un message datant de juillet 2025 dans lequel il rappelle le fait que le président vénézuélien, Nicolás Maduro, était poursuivi par la justice américaine depuis 2020 pour « trafic de drogue », alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’illégalité de l’opération américaine au regard du droit international.
« Maduro n'est PAS le président du Venezuela et son régime n'est PAS le gouvernement légitime. Maduro est à la tête du Cartel de Los Soles, une organisation narcoterroriste qui a pris le contrôle d'un pays. Il est inculpé pour trafic de drogue vers les États-Unis », avait écrit M. Rubio.
Par la suite, le département d’Etat américain a émis, le 7 août 2025, une offre de récompense pouvant atteindre 50 millions de dollars pour des informations menant à l’arrestation ou à la condamnation de Maduro.
De son côté, le ministère de la Justice américain avait annoncé, en mars 2020, que « Nicolas Maduro Moros et 14 hauts responsables vénézuéliens [avaient] été mis en accusation » pour narcoterrorisme, corruption, trafic de drogue et autres infractions pénales.
Le Hezbollah dénonce l'« agression terroriste » des États-Unis contre le Venezuela
Le Hezbollah a également publié un communiqué dans lequel il a qualifié l'attaque américaine contre le pays sud-américain d'« agression terroriste ».
Le parti chiite a dénoncé « l'agression terroriste et l’intimidation américaine contre la République du Venezuela, qui a visé la capitale Caracas, des infrastructures vitales et civiles ainsi que des complexes résidentiels, et a entraîné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, en violation flagrante et sans précédent de la souveraineté nationale d’un État indépendant, du droit international et des chartes des Nations unies, sous de fausses justifications mensongères. »
Et d'ajouter : « Cette attaque constitue une nouvelle confirmation de la politique de domination, d’arrogance et de pillage menée par l’administration américaine sans aucun frein, et témoigne de son mépris pour la stabilité et la sécurité internationales, tout en consolidant la loi de la jungle, en détruisant ce qui reste de l’ordre international et en vidant ce système de tout contenu pouvant représenter une garantie ou une sécurité pour les peuples et les États. »
Le Hezbollah conclut en affirmant sa « solidarité totale » avec le Venezuela.
Le Jihad islamique condamne à son tour l’attaque américaine contre le Venezuela
Le mouvement palestinien Jihad islamique a dénoncé « l’agression haineuse des États-Unis contre la République du Venezuela et les frappes visant la capitale Caracas et son peuple fidèle ».
« Ces actions agressives, qui ont pris des formes croissantes allant du blocus maritime aux frappes militaires directes, révèlent des intentions de domination et d’occupation, d’imposition du contrôle par la force et la brutalité. Elles constituent une violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale, et s’inscrivent dans la continuité de la politique impérialiste visant à soumettre les peuples et à piller leurs richesses », a renchéri le mouvement.
Il a également estimé que « le ciblage du Venezuela aujourd’hui constitue une punition pour ses positions internationales constantes, notamment son soutien historique et permanent à la cause palestinienne et aux forces de résistance dans notre région ».
Caracas demande une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU
Le Venezuela a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après l'attaque militaire des États-Unis qui assurent avoir capturé le président Nicolas Maduro, rapporte l'AFP.
« Face à l'agression criminelle commise par le gouvernement des États-Unis contre la Patrie, nous avons demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de faire respecter le droit international », a déclaré sur la messagerie Telegram le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil.
L’Union européenne appelle à la « retenue » au Venezuela
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé « à la retenue », après s’être entretenue avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Caracas.
« L’UE a déclaré à plusieurs reprises que M. Maduro manquait de légitimité et a défendu une transition pacifique. En toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés », déclare-t-elle dans un message publié sur X.
Kaja Kallas a ajouté qu'elle suivait « de près la situation dans le pays », ajoutant que la sécurité des citoyens européens sur place était sa « priorité absolue ».
Le Hamas condamne l'attaque américaine contre le Venezuela et l'enlèvement de Maduro
Le Hamas a condamné, dans un communiqué, « avec la plus grande fermeté l’agression américaine contre la République du Venezuela et l’enlèvement du président Maduro et de son épouse », affirmant que cela constitue « une violation grave du droit international, portant atteinte à la souveraineté d’un État indépendant ».
« Cette agression s’inscrit dans la continuité des politiques injustes des États-Unis et des interventions qui dissimulent derrière elles des ambitions impérialistes, ayant plongé plusieurs pays dans des conflits représentant une menace directe pour la sécurité et la paix internationales », a ajouté le mouvement palestinien.
« Nous appelons la communauté internationale, les Nations unies et leurs institutions, en premier lieu le Conseil de sécurité, à prendre des décisions fermes pour contrer les politiques agressives de Washington et à mettre fin immédiatement à l’attaque militaire sur le territoire vénézuélien », a-t-il conclu.
« C’était une opération brillante », se félicite Donald Trump au New York Times
Lors d’un bref entretien téléphonique avec le New York Times, le président américain Donald Trump s’est félicité du succès de la mission visant à capturer son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.
« Beaucoup de planification minutieuse et beaucoup de troupes formidables, de gens exceptionnels. C’était en réalité une opération brillante », a-t-il dit.
Interrogé sur le fait de savoir s’il avait sollicité l’autorisation du Congrès pour cette opération ou pour la suite des événements au Venezuela, Trump a indiqué qu’il aborderait ces questions lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride), prévue dans la matinée aux États-Unis (18h heure de Beyrouth).
Plus tôt, la commission des forces armées du Sénat américain avait déclaré ne pas avoir été informée d’éventuelles frappes militaires américaines contre le Venezuela, a rapporté la chaîne CNN.
Madrid se propose comme médiateur pour parvenir à « une solution pacifique »
Le gouvernement espagnol a proposé sa médiation pour aider à régler la crise en cours entre le Venezuela et les États-Unis.
« L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant « disposé à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle ».
Le ministère rappelle qu’il n’avait « pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024 », officiellement remportées par Nicolás Maduro, un résultat contesté par l’opposition.
La Russie condamne « l'agression » militaire américaine contre le Venezuela
Le Kremlin a condamné « l'agression » militaire américaine au Venezuela, affirmant qu'il n'y avait aucune justification valable à cette attaque et que « l'hostilité idéologique » avait pris le pas sur la diplomatie.
« Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Cela est profondément préoccupant et condamnable », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Venezuela est le plus important allié de la Russie en Amérique du Sud, même si le Kremlin s'est abstenu d'offrir son aide à Caracas en cas de conflit avec les États-Unis.
« Les prétextes utilisés pour justifier de telles actions sont indéfendables. L'hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme commercial », a-t-il ajouté.
Le communiqué ne mentionne pas le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, qui, selon plusieurs responsables américains, aurait été capturé samedi par les forces spéciales américaines.
« Nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple vénézuélien », indique le communiqué russe, précisant qu'aucun citoyen russe n'aurait été blessé lors des frappes américaines.
Maduro sera « traduit en justice », affirment deux responsables américains
Deux responsables américains ont confirmé la capture de Nicolas Maduro samedi matin par les forces spéciales américaines, ajoutant que le président vénézuélien sera « traduit en justice ».
« L'aube d'un nouveau jour pour le Venezuela ! Le tyran est parti. Il devra enfin répondre de ses crimes devant la justice », a écrit sur X le secrétaire d'État adjoint américain, Christopher Landau.
Le sénateur républicain Mike Lee a par la suite déclaré avoir reçu la confirmation de la part du secrétaire d'État américain, Marco Rubio, que Nicolas Maduro avait été arrêté afin d'être jugé pour des accusations criminelles aux États-Unis.
« Il (Rubio) ne prévoit aucune autre mesure au Venezuela maintenant que Maduro est détenu par les États-Unis », a affirmé Mike Lee sur X, après un appel avec le plus haut diplomate de Washington.
La vice-présidente vénézuélienne ignore où se trouve le président Maduro et son épouse
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affirmé qu'elle ignorait où se trouvait le président Nicolas Maduro, exigeant un « preuve de vie » aux États-Unis après l'attaque américaine pendant la nuit.
« Face à cette attaque brutale, nous ignorons où se trouvent le président Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores. Nous exigeons du gouvernement du président Donald Trump une preuve de vie », a-t-elle déclaré lors d'une conversation téléphonique à la télévision publique.
Le président américain a précédemment déclaré que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien, après avoir lancé une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain.
La Colombie déploie des militaires à sa frontière avec le Venezuela
Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les États-Unis contre son voisin. M. Petro a qualifié ces bombardements d’« agression contre la souveraineté » de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.
L'Iran condamne « l'attaque militaire américaine »
L'Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné « fermement l'attaque militaire américaine » contre ce pays après des explosions qui ont secoué samedi la capitale Caracas, rapporte l'AFP.
« Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l'attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du pays », a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant « l'agression illégale des États-Unis », ennemi de la République islamique.
Le Venezuela annonce le « déploiement massif » de ses moyens militaires et accuse Washington d'avoir « frappé des zones résidentielles »
En réponse à ces attaques soudaines, le ministre de la Défense vénézuélien, le général Vladimir Padrino Lopez, a annoncé le « déploiement massif » de tous les moyens militaires du pays, dans un discours publié sur les réseaux sociaux.
« Les forces envahisseuses (...) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile », a-t-il déclaré, disant être en « train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts ».
Il a également promis « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale ». Il s’agit de la première apparition publique d’un haut responsable vénézuélien depuis le début des attaques américaines.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro « capturé et exfiltré », selon Trump
Le président américain a affirmé dans le même temps que les États-Unis ont « capturé Nicolas Maduro », le dirigeant vénézuélien, ainsi que son épouse, et qu'ils sont actuellement « exfiltrés » du pays par avion.
Il n’y a eu aucune confirmation immédiate de cette information de la part du gouvernement vénézuélien jusqu'à présent.
Les États-Unis ont mené « une attaque à grande échelle » contre le Venezuela, confirme Trump
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé que les forces aériennes américaines ont mené « une attaque à grande échelle » contre le Venezuela samedi matin (heure libanaise).
Une série de frappes ont été rapportées lors des heures précédentes à travers le pays, en particulier autour de la capitale Caracas, où de multiples images d'explosions ont été filmées.
Le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du pays, a notamment été visé.
Aucun bilan quant à d'éventuelles victimes n'est pour l'instant disponible.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'attaque américaine contre le Venezuela, visé ce samedi matin par une série de frappes aériennes revendiquées par Washington et le président Donald Trump.
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Malheureusement, il s’avère nécessaire et urgent qu’une force de l’Europe occidentale s’impose sur les anomalies américaines et israéliennes. Je vous le dis en tant que historien et activiste néerlandais qui se sent proche de la société libanaise tellement plurielle comme la mienne.
20 h 12, le 03 janvier 2026