Un drapeau du Venezuela flotte lors d’une manifestation contre l’opération américaine visant à capturer le président vénézuélien, devant l’ambassade des États-Unis à Madrid, le 4 janvier 2026. Photo Thomas Coex / AFP
Une personne au sein du gouvernement vénézuélien, recrutée par la CIA, a informé les États-Unis de la localisation du président Nicolas Maduro, capturé samedi par les forces spéciales américaines, a révélé le New York Times, citant « des sources informées de l’opération. » Cette personne, dont l'identité n'a pas été divulguée, l'a suivi « dans les jours, puis dans les instants précédant sa capture », précise le journal.
La manière avec laquelle la personne a été recrutée est encore inconnue, a précisé samedi le NYT. Cinquante millions de dollars étaient offerts par le gouvernement américain pour toute information menant à la capture de M. Maduro, rappellent cependant d'anciens responsables cités par le quotidien américain. À compter du mois d'août, la CIA disposait d’un « groupe d’agents opérant clandestinement sur le terrain » au Venezuela, selon une personne au fait des activités de l’agence. Ce groupe aurait recueilli des informations sur le « mode de vie » de M. Maduro et sur ses déplacements.
Le président Donald Trump a autorisé la CIA à adopter une posture plus agressive à l’automne dernier, puis a approuvé en novembre la planification et la préparation d’une série d’opérations au Venezuela, selon le journal américain.
Flotte de drones
Par ailleurs, M. Maduro était surveillé grâce à «une flotte de drones furtifs, assurant une surveillance quasi constante au-dessus du Venezuela, en complément des renseignements transmis par ses sources vénézuéliennes», révèle encore le NYT.
Selon l’une des personnes informées, la capture de M. Maduro a demandé « des mois de planification méticuleuse », et une coordination « étroite » entre la CIA et l'armée américaine. Dès les premières phases de l'opération, menée par les forces spéciales de l’armée américaine, le président vénézuélien était « précisément localisé », rapporte un haut responsable américain au NYT.
Successeur d'Hugo Chavez en 2013, investi il y a moins d'un an pour un troisième mandat contesté par l'opposition, le président Maduro avait su se maintenir d'une main de fer à la tête de ce pays pétrolier. Il a été finalement évincé du pouvoir samedi matin, après sa capture et son exfiltration par les États-Unis, au cours d'une nuit marquée par des bombardements aériens sur Caracas et sa région.



Alors qu’on vienne pas nous parler de droits humains. Aucun peuple ne tolère un état qui fonctionne sur le pillage des ressources du pays pour engraisser les seuls malfrats au pouvoir usurpé, contre la volonté du peuple. Ces gens là deviennent les premiers ennemis de leur pays et nous avons une expérience étoffée sur le sujet. Pourvu que le Liban puisse aussi se débarrasser de ceux qui ont ruiné notre pays et continuent à nous vendre leur droiture alors que leurs comptes débordent d’argent volé du peuple qu’ils continuent d’humilier et d’anéantir. Nos vœux seront exaucés à n’en pas douter
11 h 23, le 05 janvier 2026