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Bassil à la LDE : Le Liban ne sera pas sauvé par les axes mais par la force de sa diaspora


Bassil à la LDE : Le Liban ne sera pas sauvé par les axes mais par la force de sa diaspora

Le député Gebran Bassil s'exprimant lors de l'inauguration de la conférence de la LDE à Beyrouth, le lundi 29 décembre 2025. Photo envoyée par le CPL

Le député Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre (CPL), s’est exprimé lundi à Beyrouth à l’inauguration de la conférence « Lebanese Diaspora Energy » (LDE), une initiative qu’il avait mise en place à l'époque où il était lui-même ministre des Affaires étrangères. Il a appelé les membres de la diaspora présents à « ne pas s’aligner sur des axes et à ne pas tolérer d’être marginalisés », estimant que les expatriés libanais sont « des partenaires dans le développement et non des observateurs de l’effondrement du pays ». « Le Liban ne sera pas sauvé par les axes, mais par sa diaspora libre et liée seulement à un État équitable », a-t-il martelé.

Abordant la question du droit des expatriés à participer aux législatives à partir de leurs pays d’adoption, il s’est placé en garant de ce droit. M. Bassil et son parti sont favorables à la loi actuelle qui stipule que les expatriés doivent voter pour six députés propres à la diaspora, et non pour les 128 sièges du Parlement, alors que d’autres forces politiques adverses, comme les Forces libanaises, plaident pour un vote des émigrés suivant leur circonscription d’origine (tout comme de nombreuses associations d’émigrés). Le président du Parlement Nabih Berry, qui est de l’avis de M. Bassil sur la question, refuse d’en discuter à la Chambre. M. Bassil a mis en garde lundi contre « l'annulation de trois droits des expatriés : voter depuis l'étranger, avoir une représentation directe et se porter candidat à l'étranger ».

Par ailleurs, le chef du CPL a exposé ce qu’il a appelé « sa vision à long terme de la question des émigrés », évoquant une série d’objectifs : la création d’un conseil national de l’émigration, le renforcement des droits des expatriés dans la Constitution, la mise en place de privilèges aux expatriés à travers des législations spécifiques, une amélioration de la coordination avec l’État, le lancement de programmes culturels et éducatifs tels que pour l’apprentissage de la langue, l’inclusion des questions spécifiques aux émigrés dans les cursus scolaires, et le soutien à la production intellectuelle qui reflète l’identité libanaise. Il a assuré enfin qu’il fallait préserver les émigrés du discours politique circonstanciel.

Le député Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre (CPL), s’est exprimé lundi à Beyrouth à l’inauguration de la conférence « Lebanese Diaspora Energy » (LDE), une initiative qu’il avait mise en place à l'époque où il était lui-même ministre des Affaires étrangères. Il a appelé les membres de la diaspora présents à « ne pas s’aligner sur des axes et à ne pas tolérer d’être marginalisés », estimant que les expatriés libanais sont « des partenaires dans le développement et non des observateurs de l’effondrement du pays ». « Le Liban ne sera pas sauvé par les axes, mais par sa diaspora libre et liée seulement à un État équitable », a-t-il martelé.Abordant la question du droit des expatriés à participer aux législatives à partir de leurs pays d’adoption, il s’est placé en...