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Politique - Défense

Rome prête à maintenir une présence militaire au Liban-Sud après le retrait de la Finul

Le ministre italien de la Défense a assuré que son pays « poursuit ses contacts afin de consolider la stabilité dans le Sud ».

Rome prête à maintenir une présence militaire au Liban-Sud après le retrait de la Finul

Rencontre entre le président Joseph Aoun et le ministre italien de la Défense Guido Crosetto au palais présidentiel de Baabda le 22 décembre 2025. Photo Présidence libanaise/X

Le président libanais Joseph Aoun a reçu lundi au palais de Baabda le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, qui lui a fait part du souhait de Rome de « maintenir ses forces au sud du fleuve Litani » après le retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) prévu d’ici fin 2027. Selon M. Crosetto, d’autres pays européens « partagent cette intention ».

En visite au Liban pour inspecter le contingent italien déployé au sein des Casques bleus, le ministre italien a précisé que son pays souhaite maintenir ses forces au sud du Litani après le retrait de Finul, déployée dans le sud du pays depuis 1978 et doit entamer son retrait le 31 décembre 2026 en vue d’un départ complet d’ici fin 2027. Cette démarche vise, selon lui, à « soutenir l’armée libanaise dans l’accomplissement de ses missions dans le Sud », Rome considérant que « la sécurité du Liban, de la région et de la Méditerranée passe par le renforcement du rôle de l’armée et la mise à disposition des capacités nécessaires ».

De son côté, le chef de l’État a déclaré que le Liban « se félicite de la participation de l’Italie et d’autres pays européens à toute force susceptible de remplacer la Finul dans le Sud, après son retrait, afin d’assister l’armée libanaise dans le maintien de la sécurité et de la stabilité le long de la frontière sud, et ce, après le retrait des forces israéliennes des collines occupées ».

Le président Aoun a par ailleurs souligné que « l’option des négociations adoptée par Beyrouth », pour laquelle un ancien ambassadeur a été chargé de présider la délégation libanaise au sein du comité du mécanisme de surveillance de cessez-le-feu, vise à « mettre fin aux hostilités, obtenir un retrait israélien, garantir le retour des détenus libanais en Israël et permettre aux habitants du Sud de regagner leurs villages et leurs propriétés ». Il a également insisté sur « l’importance du soutien à l’armée libanaise, dont les missions ne se limitent pas aux frontières, mais s’étendent à l’ensemble du territoire ».

Début décembre, le président Aoun avait nommé Simon Karam, ancien ambassadeur du Liban à Washington, comme représentant civil et diplomatique lors des réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu de novembre 2024. Jusqu'à présent, le « mécanisme » était exclusivement composé de membres militaires. Cette décision visait à adresser un message clair à la communauté internationale, en particulier aux États-Unis, concernant la volonté du Liban de mener des négociations avec Israël, qui a menacé d’une escalade rapide si le Hezbollah n’était pas désarmé.

À ce sujet, M. Crosetto a assuré que son pays « poursuit ses contacts afin de consolider la stabilité dans le Sud » et « suit de près l’évolution des discussions engagées par le Liban ». « Nous œuvrerons pour que ces négociations aboutissent à des résultats concrets, car il n’est dans l’intérêt de personne que les tensions perdurent dans le Sud, et Israël doit en prendre pleinement conscience », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que l’assistance italienne à l’armée libanaise se poursuivra conformément à un accord conclu plus tôt dans la journée avec son homologue libanais, Michel Menassa, lors d’une rencontre à Yarzé. À cette occasion, le ministre italien a réaffirmé « l’engagement ferme de son pays à soutenir les forces armées libanaises, directement ou à travers le contingent italien de la Finul ».

Il a également souligné que « l’Italie restera aux côtés du Liban et assurera la sécurité du Sud, que ce soit à travers la Finul ou même après la fin de son mandat, fin 2026, quels que soient ceux qui assumeront les responsabilités par la suite, quelles que soient les sources de financement et sous n’importe quel drapeau, celui des Nations unies, de l’Union européenne ou de la République italienne ». Il a par ailleurs exprimé l’intention de Rome de participer activement à la prochaine conférence de soutien à l’armée libanaise, prévue à Paris en février, précisant que l’Italie est « pleinement engagée dans les préparatifs de cette rencontre et en a fait une priorité ».

Michel Menassa avait reçu le 17 décembre dernier son homologue espagnole Margarita Robles Fernández, avec qui il avait discuté la situation au Liban-Sud et du soutien de Madrid à l'armée libanaise. La veille, il avait accueilli dans ses bureaux le vice-ministre allemand de la Défense, Nils Hilmer. Les échanges avaient notamment porté sur l’appui de l’Allemagne à l’armée libanaise.

Le président libanais Joseph Aoun a reçu lundi au palais de Baabda le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, qui lui a fait part du souhait de Rome de « maintenir ses forces au sud du fleuve Litani » après le retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) prévu d’ici fin 2027. Selon M. Crosetto, d’autres pays européens « partagent cette intention ».En visite au Liban pour inspecter le contingent italien déployé au sein des Casques bleus, le ministre italien a précisé que son pays souhaite maintenir ses forces au sud du Litani après le retrait de Finul, déployée dans le sud du pays depuis 1978 et doit entamer son retrait le 31 décembre 2026 en vue d’un départ complet d’ici fin 2027. Cette démarche vise, selon lui, à « soutenir l’armée libanaise dans l’accomplissement de ses...
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