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Nos lecteurs ont la parole

Quoi de neuf dans l’énurésie de l’enfant ?

Rappelant le titre de mon article paru dans L’Orient-Le Jour du 13 juillet 2010 « L’énurésie n’est pas une fatalité mais une maladie qui se soigne », quelques points méritent d’être mis en évidence. Le côté psychosocial est lourd à la fois pour l’enfant et les parents, surtout les répercussions gênantes durant les vacances lors des retrouvailles familiales.

Je n’aborderai pas le côté médical de cette maladie et j’insisterai sur des démarches à suivre par les parents et les éducateurs. L’énurésie entraîne une diminution ou une absence de l’estime de soi traduite par des troubles d’apprentissage, des difficultés de se débrouiller seul et de montrer ses capacités intellectuelles et physiques. Ces capacités sont susceptibles d’évolution et peuvent changer jouissant d’une assistance ou d’un soutien psychothérapeutique modulant les émotions de l’enfant énurésique devant la fierté ou la honte, le succès ou l’échec.

Observez l’enfant sans dramatiser, aidez-le à éviter tout rejet ou écart social (critiques et moqueries) qui peut être actif ou traduit par une ignorance, un effacement ou un éloignement au moment du choix dans les activités collectives. Tout cela impose de lui venir en aide. Connue plus chez les garçons, de fréquence égale dans tous les pays, l’énurésie disparaît le plus souvent entre 5 et 7 ans, presque toujours avant l’adolescence, et se réduit à 1 % chez les adultes. L’interférence génétique chromosomique doit être prise en compte. Il ne faut pas anticiper la propreté chez l’enfant, rappelant que la maturation vésico-sphinctérienne n’est guère acquise avant l’âge de 18 mois, l’âge moyen du contrôle de la miction urinaire diurne est à 24 mois, la miction nocturne à 36 à 42 mois et exceptionnellement à 5 ans.

Le pédiatre éliminera toute cause favorisante (constipation, diabète, infection). Le chirurgien pédiatrique, s’il est consulté, fournit aux parents les moyens d’entraînement pour le contrôle de cette miction (position et appui des jambes écartées, éviter les vêtements serrés) et apprendre à l’enfant de bien vider le contenu vésical (5 à 6 fois/jour).

Les résultats obtenus après une prise en charge dépendent surtout de la motivation de l’enfant et de certains facteurs dont l’intolérance des parents, les troubles comportementaux de l’enfant à traits autistiques, hyperactivité et déficit de l’attention (ADHD), les troubles du sommeil (profond) ou de l’éveil. Le traitement psychosocial est plus long que le traitement par les médicaments prescrits par le médecin et s’avère difficile avant l’âge de 6 ans. Il reste à ne pas oublier que dans presque 15 % des cas, l’énurésie peut guérir spontanément.

Ancien président de la SPLN

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Rappelant le titre de mon article paru dans L’Orient-Le Jour du 13 juillet 2010 « L’énurésie n’est pas une fatalité mais une maladie qui se soigne », quelques points méritent d’être mis en évidence. Le côté psychosocial est lourd à la fois pour l’enfant et les parents, surtout les répercussions gênantes durant les vacances lors des retrouvailles familiales. Je n’aborderai pas le côté médical de cette maladie et j’insisterai sur des démarches à suivre par les parents et les éducateurs. L’énurésie entraîne une diminution ou une absence de l’estime de soi traduite par des troubles d’apprentissage, des difficultés de se débrouiller seul et de montrer ses capacités intellectuelles et physiques. Ces capacités sont susceptibles d’évolution et peuvent changer jouissant d’une assistance...
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