Le vice-Premier ministre libanais, Tarek Mitri, s'exprime lors d'une conférence organisée par le Centre Carnegie pour le Moyen-Orient, le 17 décembre 2025. Capture d'écran de la rediffusion de la conférence par le « think tank » sur sa chaîne Youtube
Le vice-Premier ministre, Tarek Mitri, a affirmé mercredi que l'armée libanaise était « sur le point de passer à la deuxième phase » du plan de désarmement du Hezbollah prévu en cinq phases, au cours de laquelle il n'y aura aucun « calendrier précis » fixé.
« Je pense que l'armée est sur le point de passer à la deuxième phase du plan de désarmement du Hezbollah, pour laquelle il n'y aura pas de calendrier précis. Elle est prête à commencer à étendre son autorité exclusive sur la zone allant du Litani au fleuve Awali », a affirmé M. Mitri lors d'une conférence organisée à Beyrouth mercredi par le « think tank » Carnegie pour le Moyen-Orient.
Selon M. Mitri, le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, a indiqué lors des comptes-rendus mensuels au Conseil des ministres, que la première phase était « presque achevée, à l’exception des zones toujours sous occupation israélienne ». Israël occupe toujours au moins cinq collines au Liban-Sud, malgré la clause prévoyant le retrait de l'armée israélienne de l'ensemble du territoire libanais, figurant dans l'accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur fin novembre 2024.
« Progrès » dans le désarmement
« Si les réunions de soutien à l’armée à Paris aboutissent, et si un accord est trouvé au sein du « mécanisme » sur ce que l’on appelle le processus de vérification (du désarmement effectif au sud du Litani), (...) alors les forces armées libanaises seront mieux à même d’entamer la deuxième phase et, espérons-le, de réaliser des avancées progressives dans la mise en œuvre du plan » de désarmement du Hezbollah, a ajouté Tarek Mitri. Ce dernier a dans ce cadre loué les « progrès » réalisés dans le désarmement.
La réunion jeudi à Paris est consacrée à l’examen des besoins de l’institution militaire, et se déroulera en présence du général Haykal et de l’émissaire américaine, Morgan Ortagus, l’envoyé saoudien, Yazid ben Farhane, et la conseillère française pour le Moyen-Orient, Anne-Claire Legendre. Une réunion du comité de supervision du cessez-le-feu, appelé « mécanisme », est prévue vendredi. Il s'agira de la seconde en présence de négociateurs civils des côtés libanais et israélien.
M. Mitri a par ailleurs précisé que Rodolphe Haykal a « été très clair lorsqu’on lui a demandé (en Conseil des ministres) ce qui entravait les progrès : il a répété à plusieurs reprises que les capacités de l'armée doivent être renforcées (...) et a également expliqué que, tant qu’Israël ne respectera pas la cessation des hostilités, il sera beaucoup plus difficile pour nous d’avancer ». M. Mitri a précisé que, sur ce dernier point, le général Haykal évoque « les difficultés auxquelles il est confronté, et non les conditions » pour procéder au désarmement du parti chiite. Ces entraves sont « la raison pour laquelle (Rodolphe Haykal) avait fixé un calendrier pour la première phase des opérations de l’armée, tout en se montrant réticent à en donner un pour les quatre phases restantes », a-t-il conclu.
La première phase du plan élaboré par l'armée concerne le sud du fleuve Litani, situé à près de 30 kilomètres de la frontière avec Israël au niveau de la côte, et doit être achevé avant la fin de l'année 2025. La troupe doit ensuite désarmer la région comprise entre le fleuve Litani et le fleuve Awali, puis démanteler les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth et sa banlieue ainsi que ses environs, avant de s'attaquer à la Békaa. La cinquième étape du plan de l'armée concerne l’ensemble du territoire libanais. Le Hezbollah refuse jusqu'à présent de se désarmer au nord du fleuve Litani.



Ce n’est pas lui qui avait défendu le Hezbollah pour qu’il garde ses armes ?? Alors que le Aoun et Salam faisaient leur BLA BLA concernant le ramassage des armes?
10 h 37, le 18 décembre 2025