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Politique - Baabda

Aoun reçoit Haykal à deux jours de la réunion de Paris sur l’armée libanaise

Michel Issa, accompagné de plusieurs hauts diplomates, a effectué une tournée au sud du Litani aux côtés du patron de la troupe et de hauts officiers.

Aoun reçoit Haykal à deux jours de la réunion de Paris sur l’armée libanaise

Le président libanais Joseph Aoun au palais de Baabda avec le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Rodolphe Haykal (à droite), le 16 décembre 2025. Photo tirée du compte X de la présidence

Le président Joseph Aoun a reçu mardi au palais de Baabda une série de responsables, dont le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à qui il a transmis ses « directives » en vue de la réunion qui se tiendra jeudi à Paris, consacrée à l’examen des besoins de l’institution militaire.

Cette réunion se déroulera en présence du général Haykal et de l’émissaire américaine, Morgan Ortagus, l’envoyé saoudien, Yazid ben Farhane, et la conseillère française pour le Moyen-Orient, Anne-Claire Legendre. Elle intervient à un moment où la communauté internationale presse Beyrouth d’accélérer le processus de désarmement du Hezbollah. Selon nos informations, Rodolphe Haykal exposera aux participants les réalisations de la troupe jusqu’à présent au sud du Litani et demandera davantage d’aides afin de pouvoir achever l’extension de son contrôle et de son déploiement sur l’ensemble du territoire libanais.

Le patron de la troupe a par ailleurs informé le chef de l’État des résultats de la tournée de terrain organisée lundi par l’armée à l’intention d’ambassadeurs, de chargés d’affaires et d’attachés militaires, afin d’observer les progrès du désarmement du Hezbollah au sud du Litani. « Les diplomates ont pu constater les mesures et dispositions prises par l’armée dans le cadre de la mise en œuvre du plan visant à étendre l’autorité de l’État » et à désarmer les milices, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

Dans ce cadre, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth a annoncé mardi que l’ambassadeur Michel Issa, accompagné de plusieurs hauts diplomates, a effectué une tournée dans le secteur au sud du Litani aux côtés du général Haykal et de hauts officiers, afin de prendre connaissance de l’avancement du déploiement de l’armée et de ses efforts pour renforcer la paix, la stabilité et la sécurité. L’ambassade a affirmé que les États-Unis renouvellent leur engagement à soutenir le Liban sur cette voie.

La dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, qui s’est conclue par un cessez-le-feu en novembre 2024, a laissé le parti chiite exsangue et Liban-Sud en ruine. Cet accord stipule le désarmement des milices dont le Hezbollah, une tâche confiée à l’armée libanaise et renforcée par deux décisions du gouvernement datant d’août 2025, qui réaffirment le monopole des armes aux mains de l’État. Or cette opération menée par l’armée depuis l’été 2025 est régulièrement sous les feux des critiques, notamment israéliennes et américaines, qui considèrent le processus trop lent ou insuffisant.

Le président Aoun s’est également entretenu avec le général Edgar Lawandos, directeur du département de la Sécurité de l’État, avec qui il a examiné la situation sécuritaire et le travail de son département, notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption au sein des administrations et des institutions publiques.

Le député Tony Frangié, du mouvement des Marada allié politiquement au Hezbollah mais qui a, à plusieurs reprises, exprimé son soutien en faveur du désarmement, s’est lui aussi entretenu avec Joseph Aoun. Il a confié à la presse à la sortie de Baabda que « ce que connaît le Liban aujourd’hui s’inscrit dans un processus de reconstruction de l’espoir, fondé sur des réalités politiques dont nous commençons à constater clairement les résultats ». Le parlementaire a également estimé que « ce que font l’armée et l’État libanais est plus qu’excellent, que ce soit en matière de déploiement, de retrait des armes ou de retenue sur la scène libanaise, ce qui épargne au pays toute nouvelle tension », appelant la « communauté internationale à faire pression sur Israël afin de mettre fin aux agressions ».

Le président Joseph Aoun a reçu mardi au palais de Baabda une série de responsables, dont le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à qui il a transmis ses « directives » en vue de la réunion qui se tiendra jeudi à Paris, consacrée à l’examen des besoins de l’institution militaire.Cette réunion se déroulera en présence du général Haykal et de l’émissaire américaine, Morgan Ortagus, l’envoyé saoudien, Yazid ben Farhane, et la conseillère française pour le Moyen-Orient, Anne-Claire Legendre. Elle intervient à un moment où la communauté internationale presse Beyrouth d’accélérer le processus de désarmement du Hezbollah. Selon nos informations, Rodolphe Haykal exposera aux participants les réalisations de la troupe jusqu’à présent au sud du Litani et demandera davantage...
commentaires (1)

Espérons que notre président a plusieurs plans dans sa poche pour pouvoir arriver à contraindre ses vendus à déposer leurs armes et tourner le dos à leurs recruteurs maléfiques. La patience et le temps qui passe nous ont toujours joué de mauvais tours et se sont soldés par des catastrophes prévisibles que nos dirigeants ne voulaient pas voir.

Sissi zayyat

11 h 48, le 17 décembre 2025

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Commentaires (1)

  • Espérons que notre président a plusieurs plans dans sa poche pour pouvoir arriver à contraindre ses vendus à déposer leurs armes et tourner le dos à leurs recruteurs maléfiques. La patience et le temps qui passe nous ont toujours joué de mauvais tours et se sont soldés par des catastrophes prévisibles que nos dirigeants ne voulaient pas voir.

    Sissi zayyat

    11 h 48, le 17 décembre 2025

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