Le chef de l'État libanais Joseph Aoun (g) s'entretenant avec le négociateur civil libanais au sein du mécanisme, l'ancien ambassadeur Simon Karam, au palais de Baabda, le 17 décembre 2025. Photo X/@LBpresidency
Le chef de l'État libanais Joseph Aoun s'est entretenu mercredi matin avec le négociateur civil libanais au sein du «mécanisme», l'ancien ambassadeur Simon Karam au palais de Baabda, et lui « a donné ses instructions » avant la réunion du comité de supervision du cessez-le-feu prévue vendredi, selon la présidence libanaise. La réunion visait à définir une feuille de route pour prévenir une escalade israélienne au Liban.
Joseph Aoun s'est également entretenu avec le vice-président du Parlement, Élias Bou Saab. « Les discussions concernant la nomination d'ambassadeurs autres que Simon Karam au sein du 'mécanisme' ne sont que des rumeurs médiatiques. Aucune demande n'a été formulée pour ajouter d'autres noms », a-t-il souligné à l'issue de la réunion, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a également indiqué que « le travail du président de la République avec le 'mécanisme', par l'intermédiaire de l'ambassadeur Simon Karam, est rassurant, confortable et plus que satisfaisant ». « Nous espérons que la période des fêtes sera calme et verrons ensuite comme assurer plus de stabilité au Liban », a ajouté M. Bou Saab.
À la suite de la guerre de 13 mois entre le Hezbollah et Israël qui s’est terminée sur un accord de cessez-le-feu en novembre 2024, le comité de supervision du cessez-le-feu a été créé, sous la présidence d’un général américain. Alors qu’il n’était composé que de militaires, le président Aoun a créé la surprise début décembre en nommant un civil en son sein, puis Israël en a fait autant, ce qui a profondément altéré la mission de ce comité. Le Liban avait plusieurs fois exprimé sa volonté de négocier avec Israël afin de mettre fin à une situation instable au Liban-Sud, où l’armée de l’État hébreu occupe toujours cinq positions qu'elle juge stratégiques malgré l’accord qui stipulait son retrait total, et poursuit ses violations quotidiennes en territoire libanais en affirmant vouloir « empêcher le Hezbollah de restaurer ses capacités militaires ».
La France s’apprête à présenter une proposition sur la manière dont le mécanisme devrait gérer la prochaine phase, en suggérant la formation d’une commission militaire chargée de vérifier et documenter les missions accomplies par l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah.



En nommant un civil comme ambassadeur, notre président a coupé l’herbe sous les pieds de Berry qui se voyait déjà comme seul représentant du Liban une fois qu’il avait sournoisement mis le président dans sa poche. On commence à croire en notre président qui reste discret et joue au soumis en attendant son heure pour nous montrer qu’il n’est pas celui qu’on croit. Du moins on le souhaite de tout cœur.
11 h 57, le 17 décembre 2025