Un drapeau de l'État islamique décroché par des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) après la reprise de la ville de Tabqa, près de Raqqa, dans le centre de la Syrie, par la coalition internationale contre l'EI en 2017. Photo Delil Souleiman/AFP
Les autorités syriennes ont indiqué mardi avoir tué le chef de la cellule derrière l'attaque de dimanche contre leurs forces de sécurité, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), et arrêté huit autres personnes.
Le gouvernement syrien avait annoncé dimanche que quatre membres des forces de sécurité avaient été tués et un cinquième blessé dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays.
Les forces de sécurité ont « arrêté une cellule terroriste affiliée à Daech » (acronyme arabe de l'EI) et saisi des armes et ceintures explosives, affirme un communiqué du ministère de l'Intérieur syrien.
« L'opération a permis l'arrestation des huit membres de la cellule, et le neuvième, le chef, a été neutralisé », détaille-t-il, précisant que « les personnes arrêtées ont admis leur responsabilité ».
L'attaque dans la province d'Idleb est intervenue au lendemain d'une autre contre une délégation conjointe syro-américaine à Palmyre, dans le centre de la Syrie, qui a tué trois Américains - deux militaires et un interprète.
Washington et Damas ont imputé cette opération à l'EI, qui ne l'a cependant pas revendiquée.
La région d'Idleb a longtemps été un bastion de groupes rebelles et jihadistes, dont des combattants étrangers, lors de la guerre civile qui a éclaté en 2011 et ravagé le pays pendant plus d'une décennie.
L'EI a contrôlé de vastes territoires en Syrie pendant la guerre civile, avant d'être défait en 2019, mais a toujours des cellules dormantes de combattants dans le pays.
Les autorités, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé le président Bachar al-Assad il y a un an, tentent de stabiliser la Syrie, après plus de 13 ans de guerre civile.
En mai dernier, l'EI avait déjà revendiqué une attaque contre les forces de sécurité qui avait fait un mort et trois blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.


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