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Les FL en tournée à Marjeyoun et Hasbaya : « Le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des comptes »


Les FL en tournée à Marjeyoun et Hasbaya : « Le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des comptes »

Des députés de Forces Libanaises en tournée au Liban-Sud, le 23 juillet 2026. Photo Ani

En tournée jeudi dans les cazas de Marjeyoun et Hasbaya, une délégation du bloc parlementaire des Forces libanaises (FL), « La République forte », a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l'État au Liban-Sud. « Le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des comptes des autres », a déclaré le député Georges Okais, tandis que son collègue Pierre Bou Assi a assuré qu'« il n'y a ni stabilité ni développement sans État ».

À Deir Mimas dans le caza de Marjeyoun, première étape de la visite, Georges Okais a affirmé que les 19 députés du bloc étaient « mobilisés pour servir » les populations locales et répondre à leurs besoins sur les plans social, sécuritaire, éducatif et sanitaire. Le député a en outre souligné que « le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des comptes des autres sur le territoire libanais », en référence au Hezbollah qui a entraîné le Liban, une deuxième fois, dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Le parlementaire a également estimé que les habitants de la région « méritent de vivre dans la dignité et de bénéficier de toute l'attention de l'État libanais ». Il a ajouté que, malgré les difficultés, « les habitants du Sud restent attachés à l'État libanais et à l'armée libanaise, et souhaitent que l'État soit l'unique autorité chargée de protéger tous les Libanais ».

Après avoir visité le village chrétien de Qlayaa, Pierre Bou Assi a réaffirmé depuis Jdeidet Marjeyoun que la position des FL en faveur du monopole des armes par l'État « n'est pas nouvelle » mais constitue « un choix constant depuis le début ». Selon lui, « l'extension de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire libanais constitue la condition première de la stabilité ». « Comment construire une économie et créer des emplois alors que les explosions continuent de retentir ? Il n'y a ni développement, ni investissement, ni avenir sans stabilité, et celle-ci ne peut être assurée que par un État fort exerçant son autorité et assumant ses responsabilités envers tous les Libanais », a-t-il déclaré. M. Bou Assi a enfin assuré que les députés du bloc poursuivraient leur travail aux côtés des habitants et des administrations de l'État afin de contribuer au traitement des dossiers liés au développement et aux services dans la région.

Le déplacement des FL intervient alors que les forces israéliennes occupent toujours plus de 600 km² au Liban-Sud dévasté par les deux récentes guerres. L'accord-cadre conclu le 26 juin entre le Liban et Israël, à l'issue des premières négociations directes entre les deux pays depuis des décennies, prévoit un retrait progressif des forces israéliennes, conditionné au déploiement de l'armée libanaise et au démantèlement des infrastructures du Hezbollah dans des « zones pilotes ». L'accord a commencé à être appliqué lundi, avec le déploiement d'unités de l'armée libanaise dans deux de ces zones du secteur central du sud du Liban, dans les villages de Srifa et Froun, où les forces occupantes n'étaient pas présentes, ainsi qu'à Zaoutar el-Gharbiyé, au nord du fleuve Litani, localité qui était contrôlée par le feu des troupes israéliennes qui s'y trouvent aux abords.

En tournée jeudi dans les cazas de Marjeyoun et Hasbaya, une délégation du bloc parlementaire des Forces libanaises (FL), « La République forte », a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l'État au Liban-Sud. « Le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des comptes des autres », a déclaré le député Georges Okais, tandis que son collègue Pierre Bou Assi a assuré qu'« il n'y a ni stabilité ni développement sans État ».À Deir Mimas dans le caza de Marjeyoun, première étape de la visite, Georges Okais a affirmé que les 19 députés du bloc étaient « mobilisés pour servir » les populations locales et répondre à leurs besoins sur les plans social, sécuritaire, éducatif et sanitaire. Le député a en outre souligné que « le Sud ne doit plus rester un terrain de règlement des...