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Les Kataëb prônent une relation « claire et fondée sur le respect mutuel » entre le Liban et la Syrie


Les Kataëb prônent une relation « claire et fondée sur le respect mutuel » entre le Liban et la Syrie

Réunion du bureau politique des Kataëb, le 16 décembre 2025. Photo ANI

Le parti Kataëb a estimé mardi que les relations entre Beyrouth et Damas, un an après la chute du régime Assad, doivent être « claires et fondées sur l'égalité et le respect mutuel, entre deux États indépendants », après les remous autour des négociations sur le sort des détenus syriens au Liban.

Dans un communiqué publié après la réunion hebdomadaire du parti présidée par son chef, le député Samy Gemayel, les Kataëb ont appuyé la position du ministre de la Justice Adel Nassar (affilié) dans ce dossier, affirmant que « la position du ministre est purement juridique, découlant de son strict respect des limites de ses pouvoirs constitutionnels et de l'indépendance du pouvoir judiciaire, seul organe habilité à prendre des décisions relatives aux jugements ou à la libération des détenus ».

La Syrie veut accélérer la libération des milliers de Syriens dans les prisons libanaises surpeuplées, alors que certains n'ont jamais été jugés. Mais le Liban insiste à respecter le cadre légal défini par le ministre Nassar : tous ceux qui sont accusés de crimes de « terrorisme », de viol ou d'attaques contre l’armée ne seront pas transférés en Syrie. Une prise de position qui fait craindre une secousse diplomatique entre le Liban et la nouvelle Syrie.

« Quant à l'exigence d'arrêter le criminel Habib Chartouni (accusé d'avoir assassiné en 1982 l'ancien président-élu de la République Bachir Gemayel et réfugié en Syrie selon certains) et de connaître le sort des Libanais disparus dans les prisons syriennes, il s'agit de revendications fondamentales sur lesquelles le parti ne renoncera pas, sans que cela n'entrave en rien l'amélioration des relations entre les deux pays », indique le communiqué.

Le parti des Kataëb a par ailleurs condamné « les déclarations de responsables iraniens concernant le soutien à la résistance sur les lignes de front ». « Ces déclarations constituent un aveu clair et flagrant de la tentative persistante de mettre la main sur les décisions de l’État libanais en matière de guerre et de paix, ainsi que le recours à des armes illégales dans des conflits par procuration, dont le prix est payé uniquement par le peuple libanais », indique le texte. « La seule façon de protéger le Liban est de limiter la détention des armes à l'armée libanaise et aux forces de sécurité légitimes, de maintenir la neutralité du pays face aux conflits et de respecter pleinement la Constitution, l'accord d'armistice de 1949 (entre le Liban et Israël), l'accord de Taëf et les résolutions internationales », poursuit le texte.

L'Iran a multiplié dernièrement les déclarations de soutien au Hezbollah. Il y a quelques jours, le ministère iranien des Affaires étrangères avait estimé que les accusations d'ingérence au Liban sont « totalement déplacées », tout en déclarant que le Hezbollah décide de ses propres politiques. Les autorités libanaises appellent au désarmement du parti chiite qui, lui, continue de refuser de remettre son arsenal ailleurs qu'au Liban-Sud.

Le parti Kataëb a estimé mardi que les relations entre Beyrouth et Damas, un an après la chute du régime Assad, doivent être « claires et fondées sur l'égalité et le respect mutuel, entre deux États indépendants », après les remous autour des négociations sur le sort des détenus syriens au Liban.Dans un communiqué publié après la réunion hebdomadaire du parti présidée par son chef, le député Samy Gemayel, les Kataëb ont appuyé la position du ministre de la Justice Adel Nassar (affilié) dans ce dossier, affirmant que « la position du ministre est purement juridique, découlant de son strict respect des limites de ses pouvoirs constitutionnels et de l'indépendance du pouvoir judiciaire, seul organe habilité à prendre des décisions relatives aux jugements ou à la libération des détenus ».La Syrie...