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Politique - Désarmement

Téhéran répond à Raggi : Le Hezbollah décide de ses propres politiques

Les accusations d'ingérence au Liban sont « totalement déplacées », affirme le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Téhéran répond à Raggi : Le Hezbollah décide de ses propres politiques

Des Irakiens manifestant en solidarité avec le Hezbollah, après une annonce, ultérieurement qualifiée d'erreur, selon laquelle le parti chiite avait été sanctionné par Bagdad, le 5 décembre 2025. Photo Murtadha RIDHA / AFP

L'Iran a réaffirmé dimanche que Téhéran ne s'ingérait pas dans les affaires intérieures du Liban, et que le Hezbollah est libre de ses décisions et politiques, en réponse à des propos tenus la veille par le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Cette réaction de Téhéran marque un nouvel épisode dans les échanges tendus entre le chef de la diplomatie et l'Iran, depuis que le gouvernement libanais s'est engagé à désarmer le parti chiite.

Dans sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères répondait à la question de savoir si M. Raggi avait décliné une invitation à se rendre à Téhéran et commentait les accusations d'ingérence à l'encontre de Téhéran. Le porte-parole a estimé que ces accusations sont « totalement déplacées. » « Nous n'intervenons pas dans les affaires intérieures du Liban », a martelé Esmaïl Baghaï. Il a expliqué la position de Téhéran par son « souci de la paix et de la sécurité dans la région » et affirmé que l'Iran ne fait qu'exprimer sa « position » sur la menace que représente Israël.

Le Hezbollah est « profondément enraciné et influent »

« Le Hezbollah est une institution profondément enracinée et influente dans la société libanaise et il définit ses propres actions et politiques », a ajouté le porte-parole, après que Joe Raggi avait déclaré samedi que la remise des armes du Hezbollah aux autorités libanaises dépendait d’une décision iranienne.

« Les décisions concernant les questions libanaises, notamment la stratégie de défense, doivent être prises dans le cadre d’un dialogue interlibanais et en concertation avec les différentes composantes du Liban », a insisté M. Baghaï, qui a estimé que le dossier des armes du Hezbollah est « une question sur laquelle le Liban lui-même, y compris le Hezbollah, doit se prononcer. »

Le gouvernement avait décidé le 5 août de s'engager à récupérer le monopole des armes. Pour ce faire, il a chargé l'armée d'établir un plan, avalisé un mois plus tard. La troupe œuvre actuellement au sud du fleuve Litani, dans la zone frontalière avec Israël, pour y démanteler les infrastructures du Hezbollah. Ce dernier ne s'y oppose pas, mais rejette tout désarmement total, dans le reste du pays.

Esmaïl Baghaï a en outre indiqué que son pays est « pleinement disposé à discuter des relations bilatérales avec les autorités libanaises. » Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, avait invité M. Raggi à se rendre au Liban, ce à quoi le chef de la diplomatie libanaise avait indiqué avoir pris la décision de ne pas se rendre en Iran « dans les circonstances actuelles », tout en se disant prêt à rencontrer son homologue dans un pays tiers.

L'Iran a réaffirmé dimanche que Téhéran ne s'ingérait pas dans les affaires intérieures du Liban, et que le Hezbollah est libre de ses décisions et politiques, en réponse à des propos tenus la veille par le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Cette réaction de Téhéran marque un nouvel épisode dans les échanges tendus entre le chef de la diplomatie et l'Iran, depuis que le gouvernement libanais s'est engagé à désarmer le parti chiite.Dans sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères répondait à la question de savoir si M. Raggi avait décliné une invitation à se rendre à Téhéran et commentait les accusations d'ingérence à l'encontre de Téhéran. Le porte-parole a estimé que ces accusations sont « totalement déplacées. » « Nous...
commentaires (6)

Alors qui d'entre les deux est menteur? Car feu le 'sayyed' disait verbatim: "wilayat-al-Faqih c'est quand on vient dire que notre commandement, notre gouvernance et notre décision de guerre ou de paix est entre les mains du Waly-al-Faqih!" La video est toujours disponible sur YouTube, pour qui voudrait vérifier ce que j'avance...

Georges MELKI

12 h 18, le 08 décembre 2025

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Commentaires (6)

  • Alors qui d'entre les deux est menteur? Car feu le 'sayyed' disait verbatim: "wilayat-al-Faqih c'est quand on vient dire que notre commandement, notre gouvernance et notre décision de guerre ou de paix est entre les mains du Waly-al-Faqih!" La video est toujours disponible sur YouTube, pour qui voudrait vérifier ce que j'avance...

    Georges MELKI

    12 h 18, le 08 décembre 2025

  • Si ce parti est libre de ses décisions, pourquoi alors attendre toujours le feu vert des mollahs pour répondre aux exigences de l’état libanais qui lui demande de déposer les armes pour sauver son pays? Personne n’a oublié les discours fleuves du feu HN ni de sa fierté à nous annoncer sa loyauté à ceux qui veulent détruire notre pays afin qu’il puisse en disposer comme il lui plait. Trêve de conneries nous ne sommes pas dupes de vos mensonges ridicules qui font passer un coq pour un âne ne prennent plus. On se demande de quel droit ils osent ne serait ce que parler de notre pays sans vergogne

    Sissi zayyat

    11 h 54, le 08 décembre 2025

  • Oui bien sûr la milice décide seule et n’accepte en aucune façon que l’Iran se mêle des affaires libanaises. Pourtant de sa cachette en Iran, ce brave naïm nous dit chaque semaine le contraire. Nasrallah aussi nous répétait fièrement qu’il était un pion aux mains des barbus. Qui croire, ils sont aussi menteurs les uns que les autres ? Laissons Trump et natenyahu discuter avec les barbus. Leur voix porte bien plus que la nôtre !

    Goraieb Nada

    07 h 59, le 08 décembre 2025

  • Bien sûr, le Hezb ne fait pas un drame de perdre ses armes au sud, tant qu’il garde les autres. Comme celles-ci ont une portée de plus que 40km, ils savent qu’ils pourront toujours nuire à Israël et au reste du Liban en les utilisant. D’ou la nécessité de le désarmer complètement, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, au centre, sur terre, sous la terre, dans les airs, sur les flots, sous la mer, et bien sûr dans les cœurs des gens.

    Alain

    16 h 01, le 07 décembre 2025

  • Mais bien sûr ... prenez nous pour des cons en plus ...

    Zeidan

    14 h 36, le 07 décembre 2025

  • Ce monsieur prend les libanais pour des debiles

    Eleni Caridopoulou

    13 h 42, le 07 décembre 2025

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