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Politique - Rapport

La destruction par Israël d’équipements de chantier au Liban-Sud, « manifestement des crimes de guerre », selon HRW

L’organisation estime que ces attaques sont des violations du cessez-le-feu, citant les lois pour expliquer pourquoi ces engins ne sont pas une cible légitime.

La destruction par Israël d’équipements de chantier au Liban-Sud, « manifestement des crimes de guerre », selon HRW

Un bulldozer détruit et d'autres engins de chantier endommagés lors d'une frappe aérienne israélienne le 3 septembre 2025 à Ansariyeh, au Liban-Sud. Photo tirée du rapport de Human Rights Watch publié le 15 décembre 2025

« Les attaques répétées menées par l'armée israélienne contre des équipements liés à la reconstruction et d'autres installations civiles au Liban-Sud tout au long de l'année 2025 constituent une violation des lois de la guerre et sont manifestement des crimes de guerre », lit-on dans un rapport publié lundi par Human Rights Watch (HRW).

L’organisation précise avoir enquêté sur quatre frappes majeures ayant visé des sites en relation avec des entreprises de reconstruction, ayant eu lieu entre août et octobre 2025, et fait en outre trois morts et 11 blessés au moins. Les témoignages, selon le rapport, montrent que « ces frappes ont gravement freiné les efforts de reconstruction au Liban-Sud ».

La guerre entre le Hezbollah et Israël, notamment dans sa phase très intense entre septembre et novembre 2024, a causé des destructions énormes au Liban-Sud principalement (plus de 10 000 bâtiments selon l’organisation), mais aussi dans la Békaa et dans la banlieue sud. Plusieurs villages frontaliers ont été totalement rasés par l’armée israélienne, et leurs habitants sont dans l’incapacité d’y rentrer, et même de déblayer les décombres, comme le confirme une nouvelle fois ce rapport. « Malgré le cessez-le-feu, les forces israéliennes ont mené des attaques qui visaient illégalement des équipements et des installations liés à la reconstruction », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à HRW.

HRW souligne dans le texte n’avoir « trouvé aucune preuve de cibles militaires dans et autour des sites frappés », et que ses chercheurs « ont été en mesure de vérifier que certaines de ses machines et équipements étaient utilisés à des fins civiles », sans trouver aucun lien avec le Hezbollah.

L'organisation cite comme référence les lois de la guerre (intimement liées au droit international humanitaire) du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des règles visant à protéger les victimes des conflits armés et à limiter la souffrance résultant de la guerre.

« L'étude du CICR qui fait autorité en matière de lois de la guerre stipule que les parties belligérantes ne peuvent prendre pour cible que des objectifs militaires légitimes, c'est-à-dire des objets qui, par leur nature, leur emplacement, leur destination ou leur utilisation, ‘contribuent efficacement à l'action militaire et dont la destruction totale ou partielle, la capture ou la neutralisation, dans les circonstances qui prévalent à un moment donné, offre un avantage militaire certain’ », souligne le rapport.

Et d’ajouter : « La simple possibilité que du matériel puisse être utilisé à des fins militaires indéfinies dans le futur, par exemple pour construire des fortifications, ne constitue pas une cible militaire légitime. Les personnes qui ordonnent des attaques délibérées contre des biens et des infrastructures civils sont (donc) responsables de crimes de guerre. »

Pour mémoire

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Plus de 360 engins détruits

Le rapport de HRW rappelle qu’outre sa branche militaire, le Hezbollah est aussi un parti politique qui dispose d’organisations civiles, comme des institutions sanitaires ou sociales, assurant que « des milliers de ses membres ne sont pas impliqués dans ses opérations militaires ».

Les quatre attaques sur lesquelles HRW a enquêté au Liban-Sud, à Deir Seryan, Msayleh et Ansariyé, ont été le théâtre de la destruction de plus de 360 véhicules et gros équipements, inclus des bulldozers et des excavatrices, sans compter une usine de production d’asphalte et de ciment. Parmi les 13 personnes interrogées, des chefs d’entreprise, des employés, des ouvriers, des élus et un entrepreneur en lien avec l’Etat.

Le propriétaire du site attaqué de Deir Seryan, Ibrahim Karim, a assuré à HRW « ne même pas oser déblayer les débris sur (le) site détruit de peur de nouvelles frappes sur d’autres équipements ».

Pour chacune de ces attaques, relève HRW, l’armée israélienne a publié des déclarations selon lesquelles ces équipements sont soit utilisés par le Hezbollah, soit « autorisés » ou « destinés à être utilisés » par le parti, pour « reconstruire », ou « « rétablir » ses « actifs », ses « activités » ou ses « infrastructures », sans toutefois révéler plus de détails. L’organisation précise dans son rapport avoir contacté l’armée israélienne pour exiger des réponses concernant les résultats de son enquête, par le biais d’une lettre envoyée le 3 décembre 2025. « L'armée israélienne a répondu par une question, à laquelle HRW a répondu son tour, mais par la suite, elle n'a plus fourni aucune autre réponse aux questions posées », précise le rapport.

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HRW recommande que « les principaux alliés d'Israël, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne, agissent de toute urgence pour faire pression sur Israël afin qu'il cesse toutes les attaques contre des biens civils et les efforts de reconstruction, notamment en suspendant immédiatement l'aide militaire et les ventes d'armes à Israël et en imposant des sanctions ciblées aux responsables impliqués de manière crédible dans des crimes graves ».

L’organisation pense également que « les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir des enquêtes nationales sur les crimes internationaux graves », et que « le gouvernement devrait adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et soumettre une déclaration acceptant la compétence de la Cour avant la date d'adhésion, y compris depuis au moins le 7 octobre 2023 ».

« Les attaques répétées menées par l'armée israélienne contre des équipements liés à la reconstruction et d'autres installations civiles au Liban-Sud tout au long de l'année 2025 constituent une violation des lois de la guerre et sont manifestement des crimes de guerre », lit-on dans un rapport publié lundi par Human Rights Watch (HRW).L’organisation précise avoir enquêté sur quatre frappes majeures ayant visé des sites en relation avec des entreprises de reconstruction, ayant eu lieu entre août et octobre 2025, et fait en outre trois morts et 11 blessés au moins. Les témoignages, selon le rapport, montrent que « ces frappes ont gravement freiné les efforts de reconstruction au Liban-Sud ».La guerre entre le Hezbollah et Israël, notamment dans sa phase très intense entre septembre et novembre 2024,...
commentaires (4)

Le HB a causé plus de destructions et de morts que leur pseudo ennemi, et nos dirigeants continuent à le ménager et le bichonner, alors qu’il est la cause de notre ruine et nos malheurs depuis plus de trois décennies. Que quelqu’un nous explique la moralité de l’histoire. Soit ils sont tous de mèche pour conserver le pays dans le chaos afin de s’adonner à leur pillage qui ne s’est toujours pas arrêter, soit ils ne sont pas à la hauteur de la tâche et alors ils devraient tirer leur révérence et laisser des patriotes courageux et capables sauver notre pays. Il n’y a pas d’autres solutions.

Sissi zayyat

12 h 25, le 16 décembre 2025

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Commentaires (4)

  • Le HB a causé plus de destructions et de morts que leur pseudo ennemi, et nos dirigeants continuent à le ménager et le bichonner, alors qu’il est la cause de notre ruine et nos malheurs depuis plus de trois décennies. Que quelqu’un nous explique la moralité de l’histoire. Soit ils sont tous de mèche pour conserver le pays dans le chaos afin de s’adonner à leur pillage qui ne s’est toujours pas arrêter, soit ils ne sont pas à la hauteur de la tâche et alors ils devraient tirer leur révérence et laisser des patriotes courageux et capables sauver notre pays. Il n’y a pas d’autres solutions.

    Sissi zayyat

    12 h 25, le 16 décembre 2025

  • A la guerre c’est comme à la guerre. Ceci dit, quelqu’un peut nous expliquer pourquoi ce parti vendu a commis des crimes de guerre sur les citoyens du pays en temps de paix sans jamais être ni inquiétés ni montré du doigt? Aucune plainte de nos dirigeants vendus corrompus n’a été déposé de leur part afin de poursuivre ce parti et le juger pour tous les assassinats en masse et individuels sur des citoyens non armés pour usurper notre pays et le mener en enfer? Pourquoi ils continuent de nous faire croire que le barbare c’est l’autre alors que rien ne justifiait les crimes du HB qu’ils continuen

    Sissi zayyat

    12 h 20, le 16 décembre 2025

  • Seulement ça des crimes de guerre ? Il y en a bien plus que ce soit chez nous ou à gazza. Mais ceux qui pour faire plaisir au Hamas , ont stupidement attaqué le voisin ont aussi commis des crimes de guerre contre les Libanais. Il ne faut pas l’oublier non plus. Qui va oser reconstruire (encore une fois) ? En nous entraînant de force dans une guerre perdue d’avance, la milice d’Iran s’est montrée aussi criminelle qu’Israël…mais bien plus bête.

    Goraieb Nada

    06 h 06, le 16 décembre 2025

  • Le Hezbollah n’a pas compris de cesser se faire les héros les sionistes veulent la guerre il joue le jeu d’israël

    Eleni Caridopoulou

    13 h 26, le 15 décembre 2025

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