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Lifestyle - Photo-Roman

Les Libanais ou l’art de s’accrocher à presque rien

Quoi qu’on en pense, la visite de Léon XIV aura révélé quelque chose d’irréfutable et d’intrinsèque aux Libanais. Le talent, la rage et le courage de s’accrocher à presque rien et d’y trouver de l’espoir, sinon des raisons de tenir debout.

Les Libanais ou l’art de s’accrocher à presque rien

Le pape Léon XIV salue une religieuse lors de sa visite à l'hôpital psychiatrique de la Croix, au cours de son premier voyage apostolique au Liban, le 2 décembre 2025. Photo Louisa Gouliamaki/Reuters

Repenser, deux semaines plus tard, à des images marquantes de la visite de Léon XIV au Liban. Impossible à oublier : sœur Marie Makhlouf, mère supérieure des sœurs de la Croix, prononçant un discours à l’hôpital psychiatrique de la Croix à Jal el-Dib, devant le pape. Impossible à oublier : son regard dévasté par les drames des « oubliés » qu’elle recueille chaque jour, et sa voix éraflée de sanglots lorsqu’elle évoque cet hôpital « pauvre » dont la survie, même pour elle, tient du mystère. Impossible à oublier : son visage qui soudain s’éclaire en se tournant vers celui de Léon XIV, et nous promet que cette lueur continue d’exister, quelque part, malgré tout, on ignore comment. Impossible à oublier : la proche d’une victime du 4-Août, le trou au cœur de son cœur qu’on voit même s’il est invisible, les traînées brûlantes mais...
Repenser, deux semaines plus tard, à des images marquantes de la visite de Léon XIV au Liban. Impossible à oublier : sœur Marie Makhlouf, mère supérieure des sœurs de la Croix, prononçant un discours à l’hôpital psychiatrique de la Croix à Jal el-Dib, devant le pape. Impossible à oublier : son regard dévasté par les drames des « oubliés » qu’elle recueille chaque jour, et sa voix éraflée de sanglots lorsqu’elle évoque cet hôpital « pauvre » dont la survie, même pour elle, tient du mystère. Impossible à oublier : son visage qui soudain s’éclaire en se tournant vers celui de Léon XIV, et nous promet que cette lueur continue d’exister, quelque part, malgré tout, on ignore comment. Impossible à oublier : la proche d’une victime du 4-Août, le trou au cœur de son cœur qu’on voit même s’il est...
commentaires (5)

Je pense que c’est là le fruit le plus évident de la foi chrétienne qui a façonné pendant des siècles l’inconscient de ce pays. L’espoir, parfois presque ridicule, n’est que l’avatar concret de l’Esperance, cette vertu que les chrétien proclame venir du Ciel et non de la nature.

Guillaume Bruté de Rémur / ASSOCIATION OUM EL FADI

09 h 17, le 15 décembre 2025

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Commentaires (5)

  • Je pense que c’est là le fruit le plus évident de la foi chrétienne qui a façonné pendant des siècles l’inconscient de ce pays. L’espoir, parfois presque ridicule, n’est que l’avatar concret de l’Esperance, cette vertu que les chrétien proclame venir du Ciel et non de la nature.

    Guillaume Bruté de Rémur / ASSOCIATION OUM EL FADI

    09 h 17, le 15 décembre 2025

  • Bravoooo un article qui va au plus profond de nous Merci

    Myriam AOUAD ZIADE

    08 h 30, le 15 décembre 2025

  • Votre article fait écho avec l’homélie du pape. Parfois, nous nous accrochons à rien. A un fil, puis nous comprenons que ce simple fil est ce que nous avons de plus solide, de plus puissant. Parfois, d’excellents journalistes qui écrivent très bien, nous rappellent qu’il faut rester accroché, malgré tout.

    Gédéon Maya

    08 h 29, le 15 décembre 2025

  • Très bon l’article, on est finalement des durs à cuire. On pourrait ajouter aussi que cette résilience provient aussi de nos ancêtres admirables, qui ont façonné de leurs mains la montagne en terrasses pour la cultiver, survivre et y rester. Leurs gènes semblent être de bonne qualité. On va continuer à espérer, le Christ et la vierge Marie sont bien venus chez nous après tout ! Et nous et nos cèdres voulont être encore là , lorsqu’il reviendront !

    Goraieb Nada

    06 h 08, le 15 décembre 2025

  • "on s’accroche. À Léon XVI qui..." wayn el ghaltates?

    Wlek Sanferlou

    01 h 05, le 15 décembre 2025

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