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Dernières Infos - Etats-Unis

Le Congrès vote sur la stratégie de défense américaine pour 2026


Vue du Capitole à Washington, le 5 novembre 2025. Photo AFP

Le Congrès américain s'apprête à voter mercredi sur la stratégie de défense des Etats-Unis pour 2026, avec plusieurs clauses visant à maintenir la présence américaine en Europe, à rebours de signaux récents de la Maison Blanche. Le NDAA, texte voté annuellement par le Congrès, détermine les axes sur lesquels les Etats-Unis devraient, selon les parlementaires, se concentrer en priorité pour l'année suivante en matière de défense.

La version 2026, longue de plus de 3.000 pages, préconise un budget global de plus de 900 milliards de dollars, en augmentation de cinq milliards par rapport à l'année précédente. Pour le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, le texte permet de « tenir la promesse » lancée par Donald Trump de « paix par la force ».

Sur son compte X, Mike Johnson a cité notamment une augmentation de près de 4% de la rémunération des soldats, le déploiement accru de militaires pour lutter contre l'immigration à la frontière sud, le renforcement des défenses antimissiles, ou encore l'augmentation des « capacités spatiales pour faire face à la Chine et la Russie ».

Le « speaker » a également vanté la suppression prévue de « 20 milliards de dollars en armements obsolètes, de programmes inefficaces, et de bureaucratie au sein du Pentagone », ainsi que l'élimination de programmes en faveur de la diversité ou contre le changement climatique.

400 millions à l'Ukraine

Mike Johnson ne fait pas état en revanche d'autres éléments du texte moins populaires chez les élus républicains, comme l'aide à l'Ukraine. Car le NDAA prévoit pour 2026 quelque 400 millions de dollars d'achats par Washington d'équipements militaires américains à destination de Kiev, afin de continuer à lutter contre l'invasion russe.

Le Pentagone, sous l'égide du ministre Pete Hegseth, tente de recentrer la stratégie de défense des Etats-Unis sur les Amériques, avec plusieurs frappes en mer des Caraïbes et dans l'océan Pacifique contre des embarcations accusées de narcotrafic, sur fond de tensions accrues avec le Venezuela.

Mais la proposition de loi élaborée par le Congrès prévoit le maintien de la présence des Etats-Unis sur le sol européen. Elle empêche le Pentagone de réduire le nombre de soldats américains déployés en Europe sous la barre des 76.000 sans justification auprès du Congrès.

Mardi, Donald Trump s'en était pris violemment à l'Europe, qui selon lui « se délabre » à cause de certains dirigeants « stupides » et d'une politique migratoire trop « politiquement correcte ». Le président américain avait également maintenu la pression sur l'Ukraine, en lui enjoignant de tenir des élections et en martelant que Moscou avait « toujours eu » l'avantage militaire.


« L'Amérique en dernier »

Le président américain reprenait là, en des termes plus crus, l'argumentaire déroulé par son gouvernement dans sa « Stratégie de sécurité nationale », un document publié la semaine dernière qui anticipe l' »effacement civilisationnel » de l'Europe. Donald Trump a aussi ironisé sur la dépendance des Européens à la protection militaire américaine, en lançant « L'Otan m'appelle +papa+ », et a critiqué durement l'impuissance des Européens face au conflit en Ukraine.

Face à cette défiance envers les alliés traditionnels des Etats-Unis, le NDAA 2026 est un contre-pied de la part d'élus, républicains comme démocrates, qui veulent réaffirmer l'Alliance atlantique. D'autres parlementaires républicains, de tendance isolationniste, ont eux dénoncé le texte. « Financer l'aide à l'étranger et des guerres à l'étranger, c'est mettre l'Amérique en dernier, et ce n'est plus excusable », a déclaré sur X l'élue de droite radicale Marjorie Taylor Greene, annonçant qu'elle voterait contre le NDAA.

Malgré tout, le texte devrait être approuvé à la Chambre des représentants mercredi, avec un vote attendu vers 21H00 GMT. En cas d'adoption, il se dirigerait alors vers le Sénat qui devrait à son tour l'approuver avant la fin de l'année civile.

Le Congrès américain s'apprête à voter mercredi sur la stratégie de défense des Etats-Unis pour 2026, avec plusieurs clauses visant à maintenir la présence américaine en Europe, à rebours de signaux récents de la Maison Blanche. Le NDAA, texte voté annuellement par le Congrès, détermine les axes sur lesquels les Etats-Unis devraient, selon les parlementaires, se concentrer en priorité pour l'année suivante en matière de défense.La version 2026, longue de plus de 3.000 pages, préconise un budget global de plus de 900 milliards de dollars, en augmentation de cinq milliards par rapport à l'année précédente. Pour le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, le texte permet de « tenir la promesse » lancée par Donald Trump de « paix par la force ».Sur son compte X, Mike...