Le président syrien Ahmad el-Chareh prononce un discours au Centre des congrès, à Damas, le 8 décembre 2025, alors que les Syriens célèbrent le premier anniversaire de la chute du régime Assad. Omar HAJ KADOUR/AFP
Douze mois ont passé depuis le séisme. Le temps d’une journée, Ahmad el-Chareh redevient Abou Mohammad el-Jolani. Pour le reste, tout ou presque a changé.
L'OLJ / Par Stéphanie KHOURI, le 09 décembre 2025 à 00h00
Le président syrien Ahmad el-Chareh prononce un discours au Centre des congrès, à Damas, le 8 décembre 2025, alors que les Syriens célèbrent le premier anniversaire de la chute du régime Assad. Omar HAJ KADOUR/AFP
"Jolani pour l'éternité". C'est exactement le genre de slogan débile et outrancier qui trahit la mentalité servile d'un peuple en soif d'un chef, d'un sauveur. Imaginez un instant avoir un homme comme chef, ou guide pour l'éternité. C'est l'enfer ! Cela relève même de l'idolâtrie la plus païenne. Après le dieu Assad, le dieu Jolani dans le panthéon syrien. Lui-même devrait faire stopper ce genre d'idolâtrie. Le sauveur est né il y a deux milles, lui est amour Vérité Chemin et Vie. Nous disposons du Libre-arbitre pour se tourner vers les erreurs et impasses.
" Notre chef pour l’éternité" : passer de Assad à Jolani , pas sûr que ça soit dans le sens du progrès démocratique ! Décidément la société syrienne, comme la plupart des sociétés arabes, a un problème fondamental avec la démocratie , celle qui prône des dirigeants élus (et pas parachutés) , une diversité politique et une rotation des gens au pouvoir . Le chemin. est encore long et devra passer par une éducation démocratique à date totalement absente dans ces sociétés tribales.
L’ouverture de la Syrie au monde « moderne » se concrétise en réservant une place à part pour les femmes. L’ére du sunnisme radical a déjà pris ses formes tordues.
Grossi modo , le mauvais a été remplacé par le pire.
"Jolani pour l'éternité". C'est exactement le genre de slogan débile et outrancier qui trahit la mentalité servile d'un peuple en soif d'un chef, d'un sauveur. Imaginez un instant avoir un homme comme chef, ou guide pour l'éternité. C'est l'enfer ! Cela relève même de l'idolâtrie la plus païenne. Après le dieu Assad, le dieu Jolani dans le panthéon syrien. Lui-même devrait faire stopper ce genre d'idolâtrie. Le sauveur est né il y a deux milles, lui est amour Vérité Chemin et Vie. Nous disposons du Libre-arbitre pour se tourner vers les erreurs et impasses.
11 h 23, le 11 décembre 2025