La ministre de l'Education, Rima Karamé (g), et l'épouse du Premier ministre, Sahar Baassiri, lors d'une conférence de presse au Grand Sérail, le 8 décembre 2025. Photo ANI
Une initiative de la compagnie aérienne libanaise Middle East Airlines (MEA) visant à soutenir quatre-vingts écoles publiques par le biais d'une aide financière de 800 000 dollars a été annoncée lundi, lors d'une conférence de presse tenue au Grand Sérail, à Beyrouth, par Sahar Baassiri, ancienne diplomate et épouse du Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que par la ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Rima Karamé. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une campagne nationale de soutien aux écoles publiques lancée par la MEA, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« La MEA s'est engagée à soutenir 80 écoles publiques et a alloué 800 000 dollars à cet effet. Cette contribution a marqué le début de la campagne, et nous remercions la compagnie aérienne pour son initiative et pour nous avoir confié la supervision de sa mise en œuvre, en étroite collaboration avec le ministère de l'Éducation », a déclaré Mme Baassiri. « Depuis l'annonce de cette initiative, nous avons reçu des promesses de dons et des marques de volonté de contribuer de la part de divers acteurs, a-t-elle ajouté. La sélection des 80 écoles participant à l'initiative a été effectuée conformément aux critères du ministère (...) Elles sont réparties dans toutes les régions du Liban, et le processus de distribution et d'attribution des aides se déroulera de manière claire et transparente ».
La ministre Rima Karamé a pour sa part remercié Mme Baassiri pour son intérêt pour les écoles publiques, assurant que « ce partenariat n'est pas uniquement financier ». « Il s'agit d'une opportunité pour bâtir le futur et lancer un partenariat responsable entre le privé et le public », a-t-elle dit. Selon la ministre, les écoles ont été choisies « pour leur vision et leurs plans et l'aide octroyée sera utilisée directement pour renforcer la structure de ces écoles, et développer l'enseignement ».
Mme Karamé avait décidé lors de sa prise de fonction en début d'année de donner la priorité au redressement de l’école publique qui « agonise ».
Alors que la crise économique a poussé des élèves du privé vers le public, l’enseignement public traverse une crise profonde : infrastructures délabrées, enseignants sous-payés et élèves accusant jusqu’à trois ans de retard scolaire.


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