Le ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, a lancé une campagne de soutien aux producteurs de pommes de terre, sous le slogan « Vingt kilos de pommes de terre peuvent aider ». Photo tirée du site du ministère
Le ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, a lancé mercredi une campagne de soutien aux producteurs de pommes de terre, sous le slogan « Vingt kilos de pommes de terre peuvent aider », en coopération avec le ministère de l’Information et les syndicats de producteurs de la Békaa et du Akkar.
« Cette campagne porte un message profondément humain avant d’être économique ou saisonnier », a déclaré le ministre. « Nous sommes réunis pour dire à l’agriculteur libanais qu’il n’est pas seul, que l’État libanais, dans toutes ses institutions, et la société, dans toutes ses composantes, se tiennent à ses côtés durant cette phase critique que traverse le secteur agricole », a-t-il assuré.
Précisant que plus de 40 000 tonnes de pommes de terre sont actuellement stockées dans des chambres froides, le ministre a souligné qu’il s’agit de produits que « l’agriculteur a semés, irrigués et récoltés dans l’espoir de les voir sur les marchés et dans les foyers libanais, et non bloqués dans des entrepôts. Ce sont des tonnes d’efforts, d’espoir et de sueur, produites malgré les circonstances difficiles, les pressions économiques et la hausse des coûts ».
Ces dernières années, les agriculteurs ont dû faire face à de nombreuses difficultés, entre la sécheresse, la récente guerre entre le Hezbollah et Israël, ainsi que la suspension par l’Arabie saoudite des importations de fruits et légumes libanais depuis avril 2021, après la découverte de plus de cinq millions de comprimés de Captagon dissimulés dans des cargaisons de fruits.
C'est dans ce contexte que Nizar Hani a fait savoir que son ministère « travaille sur un plan global visant à réguler la production, limiter les cultures aux besoins du pays, améliorer la qualité et adopter des variétés adaptées à la transformation alimentaire, étendre l’agriculture sous contrat avec les usines et instaurer un système efficace de rotation des cultures ». Il a également souligné que « ces mesures ouvrent la voie à des solutions durables, mais que le facteur décisif aujourd’hui est la solidarité des Libanais avec leurs agriculteurs ». « Acheter vingt kilos de pommes de terre peut sembler anodin, mais cela peut sauver une saison entière et redonner au paysan confiance en son pays et en sa terre », a-t-il conclu.

