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Dernières Infos - Soudan

Au moins 40 morts dans des combats au Kordofan


Des membres des forces de sécurité montent la garde lors d’une visite du gouverneur régional du Darfour et chef du Mouvement de libération du Soudan (SLM) au camp de déplacés d’Al-Afad, dans la ville d’Al-Dabba, au nord du Soudan, le 26 novembre 2025. Photo Ebrahim HAMID / AFP

Au moins 40 personnes ont été tuées samedi lors d'un bombardement dans le sud du Kordofan attribué par les paramilitaires à l'armée régulière, alors que les combats entre les deux camps font rage dans cette région du sud du Soudan.

Les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés ont accusé l'armée d'avoir mené « une attaque par drone sur le village de Komo » et fait 45 morts, dans un communiqué publié dimanche sur leur chaine Telegram. Selon Emergency Lawyers, un groupe de défense des droits humains qui recense les victimes de la guerre au Soudan, « une frappe aérienne de l'armée » visant l'école d'infirmières de Komo a « tué des dizaines d'étudiants ».

Deux témoignages recueillis par l'AFP auprès de deux civils de la région font pour leur part état de 40 décès dans le village. « Nous avons entendu dire qu'un avion avait frappé Komo, je m'y suis précipité car j'y ai de la famille, j'ai vu des flammes dans l'école d'infirmières et des gens tenter de les éteindre », a déclaré Kafi Kalo, un habitant de la ville proche de Heiban, dans un message à l'AFP via l'application WhatsApp. « Quarante cercueils sont sortis de Komo ce jour-là », affirme son message envoyé via le réseau satellite Starlink.

Un autre habitant de Heiban, Tih Issa, également joint par Whatsapp, a expliqué être allé à Komo avec d'autres pour aider à « creuser des tombes ». « Il y avait beaucoup de morts. Nous avons creusé plus de 40 tombes », dit son message. Jointe par l'AFP, une source de l'armée soudanaise a affirmé que « les forces armées ne bombardent pas les civils et ne ciblent pas les infrastructures civiles ».

Selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 5.000 personnes ont fui en un mois plusieurs petits villages du sud du Kordofan « en raison de l'insécurité ». La guerre entre l'armée et les paramilitaires des FSR a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

Depuis que les paramilitaires ont pris le contrôle total du Darfour fin octobre, les combats se sont intensifiés dans la région voisine du Kordofan, riche en pétrole et terres agricoles, axe stratégique sur la route de la capitale Khartoum, tenue par l'armée. La guerre, qui dure depuis avril 2023, a fractionné le pays, l'armée contrôlant deux tiers du territoire, dans le nord et l'est, tandis que les FSR contrôlent l'ouest et certaines parties du sud.

Au moins 40 personnes ont été tuées samedi lors d'un bombardement dans le sud du Kordofan attribué par les paramilitaires à l'armée régulière, alors que les combats entre les deux camps font rage dans cette région du sud du Soudan.Les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés ont accusé l'armée d'avoir mené « une attaque par drone sur le village de Komo » et fait 45 morts, dans un communiqué publié dimanche sur leur chaine Telegram. Selon Emergency Lawyers, un groupe de défense des droits humains qui recense les victimes de la guerre au Soudan, « une frappe aérienne de l'armée » visant l'école d'infirmières de Komo a « tué des dizaines d'étudiants ».Deux témoignages recueillis par l'AFP auprès de deux civils de la région font pour leur part état de 40 décès dans...