Des Palestiniens sont assis devant une tente et allument un feu, à Gaza, le 24 novembre 2025. Photo Dawoud Abou Alkas/Reuters
La Défense civile de la bande de Gaza a fait état d'au moins trois personnes tuées par de nouvelles attaques israéliennes menées lundi matin contre l'enclave palestinienne, malgré le cessez-le-feu.
« Trois martyrs ont été pris en charge après avoir été tués par les tirs israéliens », a déclaré Mahmoud Bassal, le porte-parole de cet organisme de premiers secours. « Deux d'entre eux ont été touchés par une frappe de drone israélien dans la ville de Bani Souhaila, à l'est de Khan Younès, et un autre par un obus de char dans le quartier d'al-Touffah, dans l'est de Gaza-ville », a-t-il précisé.
L'hôpital Nasser à Khan Younès (sud) a confirmé avoir reçu deux morts et trois blessés, dont l'un a été décrit comme étant dans un état critique. Mohammad Abou Salmiya, directeur de l'hôpital al-Chifa à Gaza-ville (nord), a quant à lui confirmé avoir enregistré le décès d'une personne et avoir pris en charge plusieurs blessés, après qu'un char israélien a tiré des balles et un obus dans le quartier al-Touffah, au nord-est de la ville.
« Les avions de l'occupant ont mené ce matin plusieurs frappes aériennes sur des zones du sud-est de Khan Younès et à Rafah, dans le sud », a fait savoir une source de sécurité locale. De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir tué trois personnes lors de deux incidents successifs survenus près de la « ligne jaune », à proximité de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Comme à son habitude, la troupe a affirmé que ces individus constituaient « une menace immédiate » après avoir « traversé la ligne jaune » et s’être approchés de soldats israéliens déployés dans la zone. Le communiqué précise que « l’armée de l’air » s’est chargée de « neutraliser les terroristes ».
Le Hamas recherche la dépouille d'un otage à Nousseirat
Ce bilan s'élèverait désormais à quatre morts selon des sources médicales citées par la chaîne qatarie al-Jazeera. Les correspondants locaux du média précisent que ces dernières attaques ont été effectuées dans des zones situées au-delà de la « ligne jaune », délimitant la partie du territoire palestinien resté sous contrôle de l'armée israélienne, en vertu du plan Trump.
Ces nouvelles attaques interviennent après l'intensification par Israël de ses frappes contre l'enclave palestinienne, en violation du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, alors qu'une délégation du Hamas est arrivée au Caire dimanche soir pour des discussions sur la deuxième phase de l'accord. Cette trêve a de nouveau été fragilisée par la nouvelle vague de frappes menée pendant le week-end par l'aviation israélienne à travers le territoire assiégé, où les opérations de recherche des corps des otages israéliens décédés se poursuivent malgré tout.
Lundi matin, des responsables du Hamas, accompagnées par la Croix-Rouge et un comité égyptien, ont entamé la recherche de la dépouille mortelle d’un captif dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, selon des sources locales.
Dimanche, le ministère de la Santé de Gaza a indiqué avoir enregistré le décès de 21 personnes tuées au cours des dernières 24 heures avant la publication de son dernier bilan officiel, en plus de deux autres morts dont les corps ont été inhumés sous les décombres. Quelque 83 personnes supplémentaires ont été blessées dans le même laps de temps. Cela porte à au moins 339 le nombre de Palestiniens tués par l'armée israélienne depuis l'entrée en vigueur de l'accord de trêve, auxquels s'ajoutent 871 blessés et l'inhumation des corps de 574 personnes tuées dans des attaques précédentes.
Au total, au moins 69 756 Palestiniens ont été tués et 170 946 autres ont été blessés depuis le début de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023.


