Le Hezbollah confirme la mort de son chef militaire Haytham Ali Tabatabaï
Le Hezbollah a confirmé la mort du chef militaire Tabatabaï dans une frappe israélienne dimanche en pleine banlieue sud de Beyrouth, selon un communiqué.
« Avec fierté et honneur, Hezbollah annonce au peuple de la résistance et au peuple libanais le grand commandant jihadiste martyr Haytham Ali Tabatabaï (surnommé Abou Ali), tombé en martyr pour le Liban et son peuple à la suite d’une agression israélienne perfide contre la zone de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth », pouvait-on lire.
La frappe a fait cinq morts et vingt-huit blessés. Mais le Hezbollah a communiqué le nom de six personnes tuées, en plus de Haytham Ali Tabatabaï : Kassem Harb, Kassem Barjaoui, Raafat Mrad, Ibrahim Hussein et Moustafa Berro.
Haytham Ali Tabatabaï était « un des stratèges les plus dangereux » du Hezbollah, affirme Netanyahu
Dans une déclaration relayée par les médias israéliens, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a estimé que le chef militaire du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabaï, assassiné dimanche dans une frappe israélienne en pleine zone résidentielle de la banlieue sud de Beyrouth, était « un des stratèges les plus dangereux » au sein du mouvement chiite libanais, affirmant qu’il prévoyait « d’envahir la Galilée et de massacrer des citoyens israéliens ».
Le Premier ministre a également indiqué que le haut responsable travaillait activement à « reconstruire et réarmer » le Hezbollah après les frappes ayant détruit une grande partie de son arsenal de missiles et après l’élimination de Hassan Nasrallah. « Sous ma direction, Israël n’autorisera pas le Hezbollah à retrouver sa force. Nous ne laisserons pas cette organisation redevenir une menace pour l’État d’Israël », a-t-il encore déclaré.
Il a en outre exhorté le gouvernement libanais à « honorer son engagement de désarmer le Hezbollah », qualifiant cela de seule voie vers « un Liban meilleur » et « des relations sûres et de bon voisinage entre Israël et le Liban ».
Le Hamas condamne la frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
Le Hamas a condamné, dans un communiqué, la frappe israélienne qui a fait cinq morts et près d’une trentaine de blessés dans la banlieue sud de Beyrouth, la qualifiant « d’acte perfide et d’une violation manifeste de la souveraineté libanaise, visant à entraîner le Liban et la région dans une confrontation qui ne sert que les intérêts de l’occupation ».
« Le fait de cibler en plein jour une zone densément peuplée reflète la nature du terrorisme organisé pratiqué par l’occupation et ses dirigeants criminels, ainsi que leur volonté d’imposer de nouvelles équations et de faire pression sur les forces de la résistance », a ajouté le mouvement, avant d’exprimer sa solidarité avec le Liban et son droit à se défendre.
Un drone israélien survole encore à basse altitude la banlieue sud de Beyrouth, selon une habitante contactée par L’Orient-Le Jour.
Le ministère israélien des Affaires étrangères affirme que l’assassinat de Haytham Ali Tabatabaï est une réponse aux « violations répétées du cessez-le-feu
Le ministère des Affaires étrangères israélien a déclaré que l’assassinat dimanche du chef militaire du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabaï, intervenait en réponse aux « violations répétées par le Hezbollah de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et des accords de cessez-le-feu de 2024, ainsi qu’à la menace qu’il représentait pour Israël et pour la stabilité régionale ».
Dans son communiqué relayé par des médias israéliens, le ministère a ajouté que les efforts du gouvernement libanais pour « faire face aux graves violations du Hezbollah avaient jusqu’à présent échoué », permettant ainsi au Hezbollah de continuer à reconstruire ses capacités militaires après le cessez-le-feu de 2024.
Le ministère a également indiqué qu’Israël avait signalé « des centaines de violations » du cessez-le-feu via le mécanisme international dirigé par les États-Unis.
Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Des secouristes inspectant l'un des étages touchés par la frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth le 23 novembre 2025.
L’artillerie israélienne a tiré plusieurs munitions éclairantes dans la zone située entre les localités de Maroun el-Ras et Aïtaroun, dans le caza de Bint Jbeil, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : l’armée israélienne affirme avoir éliminé le « chef d’état-major du Hezbollah »
Quelques heures après la frappe meurtrière ayant visé un immeuble de la banlieue sud de Beyrouth, et tué au moins cinq personnes, l’armée israélienne a affirmé avoir éliminé le « chef d’état-major du Hezbollah », Haytham Ali Tabatabaï, dans un message publié sur le compte X de son porte-parole arabophone, Avichay Adraee.
Sans donner de précisions sur l’attaque, l’armée israélienne a dressé une biographie du responsable du parti chiite. Selon elle, Haytham Tabatabaï a hérité du rôle de chef d’état-major du Hezbollah suite à la dernière guerre contre Israël, officiellement terminée par un cessez-le-feu entré en vigueur fin novembre 2024. Il « dirigeait les efforts de reconstruction du mouvement, supervisait la plupart de ses unités et travaillait à leur réhabilitation en vue d’un affrontement avec Israël », selon Avichay Adraee.
Il aurait auparavant « pris en main la direction de la guerre contre Israël », suite à l’élimination d’une grande partie du commandement militaire du Hezbollah » et « au cours de l’opération « Flèches du Nord » », débutée le 23 septembre 2024. Il était d’abord « chef du système opérationnel au sein du Hezbollah et était chargé d’élaborer l’évaluation de la situation pour le mouvement et de développer ses capacités militaires ».
Toujours selon l’armée israélienne, il « avait rejoint (les) rangs (du Hezbollah) dans les années 1980 et occupé une série de postes de commandement, dont celui de chef de l’unité Radwane et responsable des opérations du Hezbollah en Syrie ». « Dans le cadre de ses missions en Syrie, il avait renforcé l’implantation du groupe dans le pays » précise encore Avichay Adraee.
Expliquant enfin qu’il a « contribué à renforcer les capacités militaires du groupe et joué un rôle décisif dans le développement de l’unité d’élite Radwane », l’armée israélienne conclut qu’il « représentait un cadre expérimenté et influent au sein du Hezbollah. »
Frappes israéliennes sur la banlieue-sud : l'ONU appelle au calme
La coordinatrice spéciale de l’ONU, Janine Hennis-Plasschaer, a déclaré sur son compte X : « Pour empêcher que les événements d’aujourd’hui n’éloignent davantage les parties de ce qui est nécessaire pour consolider le cessez-le-feu, le calme doit prévaloir. Dans la perspective de la stabilité et de la sécurité que les parties disent rechercher, le moment est venu de réduire les tensions. »
Des sites médiatiques du Hezbollah dans le Sud appellent implicitement à soutenir une riposte du parti
« Avec la résistance, même si elle patiente, fût-ce durant des siècles. Avec la résistance, lorsqu’elle décide de riposter, même si le monde devait en être bouleversé de fond en comble », peut-on lire dans un message publié par des sites médiatiques du Hezbollah dans le Sud, selon notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah. Une campagne qui fait suite à la frappe israélienne qui a tué un grand cadre du parti dimanche dans la banlieue-sud de Beyrouth.
Le chef de l'armée israélienne convoque les hauts commandants sur fond de « leurs échecs personnels lors du 7 octobre »
Le chef de l'armée israélienne a convoqué les officiers supérieurs afin de les tenir personnellement responsables de leurs actions lors des échecs du 7 octobre, et a déclaré que plusieurs d'entre eux seraient démis de leurs fonctions, lit-on dans le Haaretz et plusieurs journaux israéliens.
Certains officiers ont été convoqués dimanche pour des réunions avec le chef d'état-major Eyal Zamir, au cours desquelles ils se verront annoncer les décisions prises par le commandement concernant leur conduite.
Selon l'armée israélienne, il existe un large consensus au sein de l'armée concernant les évaluations de Zamir.
Pour l’ambassade d'Iran au Liban, « cette attaque lâche n'aura pas raison de ceux qui défendent leur droit »
« Les attaques criminelles s'étendent désormais à la banlieue sud de Beyrouth », a écrit l’ambassade d’Iran au Liban sur son compte X, estimant que ces attaques sont le fait « de l'entité terroriste israélienne qui n'hésite pas à menacer la sécurité du cher peuple libanais ».
Dans son message, l’ambassade d’Iran assure que « ces lâches attaques n'entameront pas la détermination de ceux qui défendent leur droit, et n'affaibliront pas leur volonté inébranlable de lutter contre l'injustice ».
Le Hezbollah pourrait répondre à la frappe sur la banlieue sud de Beyrouth en dehors d’Israël, selon des responsables du renseignement israélien
Le Hezbollah pourrait répondre à la frappe meurtrière sur la banlieue sud de Beyrouth « en menant une attaque à l’étranger contre des cibles juives ou contre des cibles identifiées comme liées à Israël ou à des Israéliens, dans divers endroits à travers le monde », selon des responsables du renseignement israélien cités par le Haaretz. Et ce dans l’objectif « d’éviter d’être entraîné dans une escalade de plusieurs jours de combats » contre Israël, toujours selon ces responsables.
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : l’armée israélienne affirme que Haytham Tabatabaï a été tué
L’armée israélienne a rapporté que Haytham Tabatabaï, cible de la frappe cette après-midi contre un immeuble à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, selon le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a été tué, selon le Times of Israël.
Haytham Ali Tabatabaï était un commandant d'al-Radwane, force d’élite du Hezbollah, et une figure de proue de l'aile dure de la milice chiite. Si le parti chiite a confirmé qu'un de ses commandants était visé dans la frappe, il n’a pas encore donné plus d'informations sur son identité ou sur son sort.
Pour en savoir plus, retrouvez ici l'éclairage de Salah Hijazi.
Frappe contre la banlieue-sud : Geagea appelle à établir un « véritable État au Liban, qui détienne l’exclusivité des armes »
Le chef des Forces Libanaises (FL) appelle à établir un « véritable État au Liban, qui détienne l’exclusivité des armes », suite à la frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth. « Face à l’agression israélienne qui a visé aujourd’hui la banlieue sud, nous ne pouvons pas agir comme d’habitude : attaquer Israël et l’insulter, puis déposer une plainte au Conseil de sécurité. Ces démarches n’ont jamais servi à rien, et ne serviront certainement pas aujourd’hui » a-t-il explique dans un communiqué.
« Il ne nous reste qu’une seule voie : faire appel aux amis du Liban, en Occident comme en Orient, au premier rang desquels les États-Unis d’Amérique et le Royaume d’Arabie saoudite (…) afin qu’ils fassent pression sur Israël pour qu’il cesse ses agressions et se retire du Liban » a-t-il plaidé, estimant que leur exigence est le désarmement du Hezbollah. « Ce que demandent les États-Unis d’Amérique et le Royaume d’Arabie saoudite pour aider le Liban, c’est simplement l’établissement d’un véritable État au Liban, qui détienne l’exclusivité des armes ainsi que des décisions militaire et sécuritaire » a déclaré le chef des FL.
Bilan de cinq morts confirmé par le ministère de la Santé
Le Centre d’urgences du ministère de la Santé a confirmé le bilan de cinq morts et 28 blessés dans la frappe israélienne sur la banlieue-sud, dans un communiqué
Le gouvernement fera tout « pour éviter toute nouvelle escalade ouverte », affirme Salam après la frappe sur la banlieue-sud
Le Premier ministre Nawaf Salam a réagi à son tour à la frappe israélienne meurtrière qui a ciblé un immeuble dans la banlieue-sud, appelant à « l’unification de tous les efforts derrière l’État et ses institutions ».
« À cet instant délicat, la priorité du gouvernement est de protéger les Libanais et d’éviter que le pays ne glisse vers des voies dangereuses. Il poursuivra son action par tous les moyens politiques et diplomatiques avec les pays frères et amis, afin de protéger les Libanais, d’éviter toute escalade ouverte, de mettre fin aux agressions israéliennes et d’obtenir le retrait d’Israël de notre territoire, ainsi que le retour de nos prisonniers », a encore affirmé le Premier ministre dans un message publié sur son compte X.
« Les expériences ont prouvé que la seule voie pour consolider la stabilité passe par l’application complète de la résolution 1701 (qui a mis fin à la précédente guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, Ndlr), l’affirmation de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire avec ses propres forces, et le renforcement du rôle de l’armée libanaise dans l’accomplissement de ses missions », a-t-il conclu.
Frappe contre la banlieue-sud : le Jihad islamique accuse Israël de « crime de guerre »
Le Jihad islamique en Palestine a accusé Israël de « crime de guerre » suite à son raid sur la banlieue-sud de Beyrouth.
« Les frappes israéliennes ont visé une région à forte densité démographique, ce qui constitue un crime de guerre et représente une nette escalade contre le peuple libanais et sa souveraineté », souligne le communiqué de l’organisation. Celle-ci place cette escalade « dans le cadre des pressions exercées par Washington contre le gouvernement libanais, afin de maintenir le peuple libanais sous le joug du chantage ».
Le bilan de la frappe sur la banlieue sud de Beyrouth confirmé à cinq morts et vingt blessés
Cinq personnes ont été tuées et vingt blessés, selon un responsable de l’hôpital Bahman dans la banlieue sud de Beyrouth, interrogé par L’Orient-Le Jour. 17 personnes ont été reçues à cet hôpital, et trois autres à l’hôpital Sahel. Les cinq morts, dont l’identité demeure inconnue, ont été transférés à l’hôpital Rassoul.
Plusieurs blessés légers hospitalisés
Selon des secouristes sur place à notre journaliste, des blessés légers ont été transférés aux hôpitaux Bahnam et el-Rassoul el-Ahzam dans la banlieue-sud.
Un jeune homme de 25 ans, sans emploi, blessé à la tête et aux pieds légèrement, rencontré près de l’hôpital Bahman, raconte à notre journaliste qu’il était en train de boire un café tranquillement au balcon lorsque les frappes ont eu lieu. « Nous n’avons rien entendu, juste senti la frappe, j’ai fait sortir mon frère et ma sœur puis mes amis m’ont fait sortir de là », raconte-t-il. Il dit ne pas s’être attendu à une frappe, « mais dans ce pays il faut s’attendre à tout ». Il ne sait pas s’il va rentrer chez lui, « ça dépend de l’état de la maison », dit-il.
« On veut d’abord s’assurer de la personne visée » avant toute réponse, annonce le vice-président du conseil politique du Hezbollah
« On veut d’abord s’assurer de la personne visée, puis le commandement du Hezbollah étudiera la réponse appropriée », a annoncé le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, dans des propos transmis sur la chaîne Al-Jazeera.
« Toutes les options sont sur la table » concernant la réponse, selon M. Comati, qui évoque par ailleurs une coordination avec l’État libanais. « L’État est appelé à être à la hauteur d’un véritable garant de la sécurité nationale, non se contenter de condamnations creuses. Et cette barbarie ne fera que renforcer notre attachement à notre choix national » a également déclaré le vice-président du conseil politique du Hezbollah.
Il explique par ailleurs que la frappe est le signe d' « un feu vert israélien pour une escalade militaire israélienne sur tout le Liban ».
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : au moins cinq morts selon un responsable local du Hezbollah
Au moins cinq personnes auraient été tuées dans la frappe israélienne ayant touché un immeuble du quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, selon un responsable local du Hezbollah, interrogé par notre journaliste sur place, Lyana Alameddine.
Un bilan préliminaire du ministère de la Santé faisait état d’un mort et 21 blessés.
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : au moins cinq morts selon un responsable local du Hezbollah
Au moins cinq personnes auraient été tuées dans la frappe israélienne ayant touché un immeuble du quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, selon un responsable local du Hezbollah, interrogé par notre journaliste sur place, Lyana Alameddine.
Un bilan préliminaire du ministère de la Santé faisait état d’un mort et 21 blessés.
Témoignage de la banlieue sud de Beyrouth : « Que l'Etat retire le drone au-dessus de nos tetes »
« L’État ne nous protège pas, il laisse Israël au-dessus de nos têtes » peste une habitante de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, suite à la frappe israélienne. « Je n’ai aucune nouvelle de ma tante, elle vit dans l’immeuble en face de celui qui a été touché » par l’armée israélienne, au moyen de plusieurs missiles, rapporte notre journaliste sur place. « Que l’État retire le drone (israélien) du ciel, et l’armée israélienne du Sud, avant de demander le désarmement (du Hezbollah) » lance-t-elle encore.
Six missiles sur la banlieue-sud
Selon les sources de notre correspondant, six missiles ont été employés dans la frappe sur la banlieue-sud. Entre-temps, le survol de drones n'a pas cessé au-dessus de la Bekaa selon notre correspondante
Pour Aoun, la frappe israélienne sur la banlieue de Beyrouth prouve qu’Israël refuse de mettre un terme à l’escalade
Le président de la République, Joseph Aoun, a estimé, selon un communiqué diffusé par le palais présidentiel, que le bombardement israélien de la banlieue sud de Beyrouth cet après-midi, et la coïncidence de cette attaque avec l’anniversaire de l’indépendance, « constituent une nouvelle preuve qu’Israël ne tient aucun compte des appels répétés à cesser ses agressions contre le Liban ». Ce pays « refuse d’appliquer les résolutions internationales ainsi que toutes les démarches et initiatives visant à mettre un terme à l’escalade et à rétablir la stabilité, non seulement au Liban mais dans toute la région », a-t-il poursuivi.
Il a ajouté : « Le Liban, qui s’est engagé à cesser les hostilités depuis près d’un an et a multiplié les initiatives, renouvelle son appel à la communauté internationale pour qu’elle assume ses responsabilités et intervienne avec force et sérieux afin de mettre fin aux agressions contre le Liban et son peuple, afin d’éviter toute escalade susceptible de raviver les tensions dans la région, et pour épargner de nouvelles effusions de sang. »
Témoignage de la banlieue sud de Beyrouth : « J'attends de voir si je quitte mon quartier »
Ali Kobeissi, habitant d’une soixantaine d’année du quartier ciblé par l’armée israélienne, dans la banlieue sud de Beyrouth, explique « attendre de voir ce qui va se passer » après la frappe, avant de prendre la décision de quitter son quartier. « Ma femme est partie avec mon petit-fils de 3 mois, et ne va pas revenir, mais moi je reste ici » confie-t-il à notre journaliste sur place, Lyana Alameddine. « On a sauté de nos chaises au moment de la frappe, nos vitres ont explosé » narre-t-il.
Békaa : Série de raids israéliens à l’est de Nabi Chit
Alors que les yeux sont rivés sur la frappe sur la banlieue sud de Beyrouth, l’armée israélienne a mené une série de raids sur la zone de Chaara, à l’est de la localité de Nabi Chit (Békaa), dans les hauteurs situées entre Chaara et Janta, à proximité de la frontière libano-syrienne, rapporte notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah. Aucun bilan d’éventuelles victimes n’est immédiatement disponible.
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : ambiance tendue entre les habitants et l’armée libanaise
Devant l’immeuble où trois étages ont été touchés sur dix par la frappe israélienne, l’ambiance est tendue entre l’armée libanaise et les habitants, rapporte notre journaliste sur place, Lyana Alameddine. Des personnes tentent d’atteindre le périmètre sécurisé, mais les soldats essayent de les dissuader : « Pourquoi vous faîtes ça ? Laissez-nous travailler » lance un militaire.
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth : Katz promet qu’Israël « continuera d’agir contre ceux qui le menacent »
« Israël continuera d’agir contre ceux qui le menacent » a promis le ministre de la défense israélien, Israël Katz, peu après la frappe meurtrière sur la banlieue sud de Beyrouth.
« Nous continuerons à agir avec fermeté pour prévenir toute menace contre les habitants du Nord et contre l’État d’Israël », déclare M. Katz dans un communiqué publié par son bureau, relayé par le Times of Israël.
« Quiconque lèvera la main contre Israël — cette main sera tranchée », a-t-il menacé, précisant qu’avec M. Netanyahu, il est « déterminé à poursuivre la politique d’application maximale (de l’accord) en vigueur au Liban et partout ailleurs ».
Un mort et 21 blessés dans la frappe de la banlieue-sud selon le ministere de la Santé
Selon un bilan provisoire du Centre d'urgence du ministère de la Santé, la frappe israélienne sur la banlieue-sud de Beyrouth a fait un mort et 21 blessés
Témoignage de la banlieue-sud de Beyrouth
Léa, une jeune étudiante de 18 ans, habitant le quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, près du lieu ciblé par l’armée israélienne, dit avoir « tremblé de peur » au moment d’entendre « un missile », suivi par « des coups de feu ». « Je viens de sortir de chez nous. On a vu beaucoup d’ambulances. Il y a apparemment beaucoup de blessés et de martyrs » explique-t-elle à notre journaliste sur place, Lyana Alameddine.
Le Hezbollah annonce les funérailles d'un de ses cadres
Mohammad Youssef Saleh, tué par un raid israélien à Aïta el-Chaab dimanche, sera inhumé le lundi 24 novembre à 14h dans son village, a annoncé le Hezbollah
Washington n'a pas été informé de l'attaque israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, selon Axios
Israël n’a pas informé (les États-Unis) par avance de l’attaque, nous en avons été informés juste après », a indiqué un responsable américain cité par le journaliste israélien Barak Ravid sur son compte X.
« Les États-Unis savaient depuis plusieurs jours qu’Israël planifiait une escalade au Liban, mais ne connaissait pas par avance le timing, l’emplacement ou l’objectif de ces frappes », a ajouté un second officiel américain.
« La frappe à Beyrouth visait le chef d’état-major du Hezbollah », affirme Netanyahu
Le Bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que la frappe menée par l’armée israélienne sur la banlieue-sud de Beyrouth visait « le chef d’état-major du Hezbollah », selon un communiqué publié peu après l’attaque.
Celui-ci confirme que la cible de cette attaque est Haytham Abou Ali al-Tabatabain, un haut commandant du parti chiite qui « dirigeait le développement militaire de l’organisation et son réarmement ».
Le communiqué précise que cet assassinat a été ordonné « sur recommandation » du chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir et du ministre de la Défense, Israel Katz.
« La frappe à Beyrouth visait le chef d’état-major du Hezbollah », affirme Netanyahu
Le Bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que la frappe menée par l’armée israélienne sur la banlieue-sud de Beyrouth visait « le chef d’état-major du Hezbollah », selon un communiqué publié peu après l’attaque.
Celui-ci confirme que la cible de cette attaque est Haytham Abou 'Ali Al-Tabataba'in, un haut commandant du parti chiite qui « dirigeait le développement militaire de l’organisation et son réarmement ».
Le communiqué précise que cet assassinat a été ordonné « sur recommandation » du chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir et du ministre de la Défense, Israël Katz.
Survol de drones au-dessus de Beyrouth et de ses environs
Un drone israélien est actuellement entendu en train de survoler certains quartiers de Beyrouth, ainsi que Hazmiyé, en périphérie de la capitale, selon nos journalistes.
Un drone israélien a lancé une bombe près d'un berger dans le village de Rmeich, caza de Bint Jbeil, selon notre correspondant
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, la frappe aurait fait de nombreux morts et blessés. Des coups de feu ont été tirés dans la banlieue pour disperser la foule et permettre aux ambulances d'arriver.
L'armée israélienne annonce une frappe visant un membre du Hezbollah à Beyrouth
L'armée israélienne a annoncé avoir mené une « frappe précise visant un terroriste clé du Hezbollah » dans la capitale libanaise, Beyrouth.
La cible de cette frappe serait Haytham Abou 'Ali Al-Tabataba'i, un haut commandant du Hezbollah précédemment désigné par le département d'État américain comme terroriste international spécialement désigné. Pour l’instant, cette information n’est pas confirmée.
« Je revenais d'une randonnée et je rentrais chez moi avec ma sœur lorsque l'attaque a eu lieu. Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une attaque contre une voiture, car j'ai vu une voiture en feu, mais ensuite, les gens autour de moi ont commencé à dire qu'un appartement avait été pris pour cible », a déclaré Diana*, qui a souhaité n'utiliser que son prénom.
« Je n'ai pas eu peur, car à ce stade, la triste réalité est que j'y suis habituée », a-t-elle conclu.
Raid sur la banlieue-sud de Beyrouth
Selon des témoins et des médias locaux, l'aviation israélienne a effectué un raid sur la banlieue-sud de Beyrouth.
Le porte-parole de l'armée israélienne Avichay Adraee a déclaré sur son compte X qu' « un cadre important » du Hezbollah « a été visé avec précision par l'armée israélienne dans la banlieue-sud de Beyrouth ».
Le ministre du Renseignement met en garde contre une tentative d'assassinat visant Khamenei
Le ministre iranien du Renseignement a mis en garde contre toute tentative des ennemis de l'Iran, notamment Israël et les États-Unis, d'assassiner le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et de provoquer des troubles à l'intérieur du pays, a rapporté un média local. « Le pilier (...) est le guide de la Révolution. C'est pourquoi l'ennemi cherche à le cibler et à prendre des mesures qui menacent cet axe d'unité », a indiqué Esmaïl Khatib, cité samedi soir par l'agence Isna.
Il n'est pas clair si le ministre du Renseignement faisait référence à un incident ou projet précis, mais les responsables iraniens mettent régulièrement en garde contre de présumés complots étrangers, généralement attribués aux États-Unis et à Israël. Les déclarations concernant la sécurité du guide étaient rares avant la guerre en juin entre l'Iran et Israël.
Frappe sur Aïta el-chaab au Liban-Sud : le citoyen a succombé à ses blessures
Le citoyen Mohammad Saleh a succombé à ses blessures après avoir été ciblé par un drone israélien dans la localité de Aïta el-Chaab dans le caza de Bint Jbeil. La victime était un ancien détenu de la prison de Khiam, durant l'occupation israélienne du Liban-Sud. Son frère Hussein Saleh avait également été tué auparavant durant le récent conflit entre le Hezbollah et Israël.
Selon le moukhtar du village, depuis sa libération dans les années 90, Saleh s'était éloigné de tout engagement politique ou militaire.
Le centre des urgences du ministère de la Santé a confirmé dans un communiqué qu'un mort est tombé dans le raid sur Aïta el-Chaab.
Nouvelle attaque israélienne au Liban-Sud
Un drone israélien a lancé une frappe contre un habitant qui se trouvait près de sa voiture dans le village de Aïta el-Chaab, caza de Bint Jbeil, selon notre correspondant. Un blessé grave a été transporté à l'hôpital
Le premier ministre israélien menace à nouveau le Hezbollah
« Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour empêcher le Hezbollah de rétablir sa capacité de menace contre nous », a déclaré le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu lors d'une réunion gouvernementale. Il a ainsi assuré que l'armée israélienne continue de « frapper le terrorisme sur plusieurs fronts », commentant également les opérations de l'armée israélienne à Gaza.
Survol de drones israéliens au-dessus du Liban-Sud
Les drones israéliens survolent à basse altitude le village de Khiam, caza de Marjeyoun, selon notre correspondant
Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi soir sur la place des Otages à Tel-Aviv pour réclamer le retour des dépouilles de trois otages israéliens, rapporte Haaretz citant les organisateurs.
« Il y a une volonté réelle de la part d’Israël, des États-Unis, des pays signataires de l’accord, et même du Hamas, de poursuivre les efforts pour que les otages rentrent chez eux », a déclaré Elad Or, frère de l’un des otages.
« Nous ne pouvons pas permettre que le fragile cessez-le-feu s’effondre », a-t-il ajouté, alors que les frappes israéliennes s’intensifient dans l’ensemble de la bande de Gaza.
Toujours au Liban, c’est un calme précaire qui a dominé cette nuit, malgré le son des survols de l’aviation israélienne au-dessus de plusieurs régions du pays.
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, l’artillerie israélienne a tiré trois bombes éclairantes entre les localités de Yaroun et Rmeich, dans le caza de Bint Jbeil.
Dans un communiqué, la municipalité de Aïtaroun (Bint Jbeil) a condamné la mort d'un membre de la municipaité de Houla (Marjeyoun), Hajj Hussein Hussein, tué samedi par Israël entre les localités de Chakra et Majdel Selem (dans le même caza).
« Cette attaque odieuse contre l’un des cadres du travail municipal constitue une atteinte directe aux institutions locales et à leur rôle, et représente une violation grave de la sécurité communautaire, ce qui place le ministère de l’Intérieur et des Municipalités devant ses responsabilités légales et morales pour soutenir les municipalités de notre précieux Sud », a déclaré la municipalité.
Au Liban, l’armée israélienne s’est déchaînée samedi sur le Sud et la Békaa, multipliant les frappes, notamment sur le caza de Jezzine, et faisant deux morts.
Alors que l’armée libanaise a été chargée par le gouvernement de désarmer le Hezbollah, la récente décision des États-Unis d’annuler les rendez-vous de son commandant en chef, Rodolphe Haykal, à Washington, a été largement perçue comme une « sanction » aux effets humiliants, tant dans les cercles politiques qu’au sein de la troupe.
Selon le ministère de la Santé, au moins 312 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur de la trêve, plusieurs fois marquée par des épisodes de violences.
Israël n’a pas détaillé dans l’immédiat l'identité de ces cadres du Hamas tués, et la Défense civile à Gaza n’a pas précisé s’ils faisaient partie du bilan actuel de 21 morts.
Pour sa part, le bureau de coordination de l’aide de l’ONU (Ocha) a déploré samedi que la livraison d’aide aux Gazaouis, confrontés à une grave crise humanitaire, « reste freinée par des restrictions concernant les visas, des autorisations d’importation et un nombre insuffisant de points de passage opérationnels ».
La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien. Plus de 69.733 Palestiniens ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles.
L'information principale de ce week-end, c’est la trêve qui a encore été fragilisée dans la bande de Gaza, où des frappes israéliennes ont fait au moins 24 morts, selon les autorités locales dont les déclarations ont été reprises par Haaretz et Al-Jazeera, tandis qu’Israël a affirmé avoir tué cinq cadres du Hamas.
L'armée israélienne a repris depuis mercredi ses bombardements meurtriers dans le territoire palestinien, où Israël et le Hamas s'accusent de violer mutuellement la trêve entrée en vigueur le 10 octobre sous pression américaine, après deux ans de guerre dévastatrice.
Le Hamas a également dénoncé des violations par Israël, qu’il a accusé d’étendre le territoire qu’il contrôle à Gaza au-delà des limites convenues dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, et de poursuivre ses frappes. Le mouvement a par ailleurs démenti des informations « publiées par des sources israéliennes » affirmant qu’il aurait informé les médiateurs américains que l’accord de cessez-le-feu avait pris fin, selon une déclaration également reprise par plusieurs médias.
Dans un communiqué attribué au haut responsable du Hamas Izzat el-Risheq, le mouvement affirme avoir appelé les médiateurs et les États-Unis « à intervenir et à contraindre Israël à mettre en œuvre l’accord ».
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Moyen-Orient.
Nous suivrons dans ce direct la situation au Liban, dont le Sud est bombardé quasiment quotidiennement par Israël malgré la trêve en vigueur depuis fin novembre 2024 avec le Hezbollah. Nous couvrirons également les développements à Gaza et en Cisjordanie occupée, en Syrie, ainsi que dans d'autres pays de la région.
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Concernant le discours de J AOUN pour la dite indépendance :J AOUN est en train de mélanger entre le HEZBOLLAH et les chiites.AUSSI,il est en train de mélanger entre le LIBAN et le hezbollah.Lorsqu'il dit que "le Liban a cessé le feu"CE N'EST PAS LE LIBAN qui a cessé le feu.C'est le HEZBOLLAH:Le Liban est innocent de cette guerre et n'a jamais ouvert le feu heureusement parce que LE LIBAN et LE LIBANAIS (hormis le parti d'IRAN )n'a JAMAIS VOULU et NE VEUT PAS DE CETTE GUERRE:La guerre est entre le HEZBOLLAH ET LE LIBAN :J AOUN est en train de mettre notre pays en DANGER avec son raisonnement
17 h 15, le 23 novembre 2025