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Nos lecteurs ont la parole

Tyr, mémoire vivante du christianisme au Liban

Lettre adressée à l’attention de Sa Sainteté le pape Léon XIV par l’intermédiaire du nonce apostolique au Liban.

Très Saint-Père,

C’est avec estime et respect que je m’adresse à votre sainteté pour partager l’émotion, la joie et l’espoir du peuple libanais à vous accueillir. Votre visite marquera d’une empreinte indélébile l’histoire de notre pays, un pays meurtri par les guerres, accablé par de nombreux malheurs mais qui a toujours pu retrouver son identité première, sa dignité, dans la foi, la résilience, le désir du vivre-ensemble dans la paix.

Tous les Libanais, de confessions multiples, d’allégeance très différente, attendent votre sainteté, porteur d’une parole nouvelle, véritable messager de lumière et de réconciliation.

Je suis libanaise, chiite, originaire de Tyr. Présidente de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr, nommée ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, en reconnaissance de mes engagements, j’ai toujours œuvré pour la préservation du patrimoine, l’enrichissement du dialogue des cultures et la promotion de la paix. Je me permets de formuler ma requête qui dépasse toute appartenance confessionnelle pour que « Tyr, berceau millénaire de civilisations et de foi chrétienne », soit incluse dans votre visite pontificale.

Votre Sainteté,

La ville de Tyr, carrefour antique du dialogue, des échanges, de la convivialité entre les peuples et du respect des religions, constitue depuis les temps bibliques un lieu incontournable du christianisme oriental. Elle a été mentionnée à plusieurs reprises dans la Sainte Écriture.

Le Christ s’est arrêté à Tyr lors de ses déplacements dans la région (Matthieu 15:21 ; Marc 7:24). La tradition locale rapporte qu’à l’entrée de la cité, lors d’un moment de repos, il accomplit le miracle d’une source. C’est près de Tyr qu’il rencontra la Cananéenne, dont la foi et la persévérance lui permirent d’obtenir la guérison de sa fille, et non loin de là, il accomplira le premier miracle de Cana, transformant l’eau en vin, annonçant la puissance de sa mission et la manifestation de la grâce divine. Saint Paul y fit halte à plusieurs reprises, attestant l’existence d’une communauté chrétienne déjà vivante et fervente.

Avec les croisés, au fil des 100 ans, Tyr devint un pôle majeur de la foi. Les premières communautés chrétiennes y établirent leurs églises, dont la fameuse cathédrale où les rois croisés étaient couronnés.

Certaines chapelles conservaient des ornements grandioses en or et même dans une petite chapelle la première reproduction du visage de la Vierge, tout cela témoigne de la dévotion et de la richesse de la cité.

Dès le IVe siècle, Tyr s’imposa comme un centre ecclésiastique de premier plan, accueillant en 335 le premier synode convoqué par l’empereur Constantin.

Le territoire environnant de Tyr recèle également un héritage chrétien précieux. De nombreux sanctuaires, notamment ceux mis au jour lors des fouilles de 1996 à 1999, ont révélé des œuvres d’art sacré d’une grande finesse, attestant de l’ancienneté et de la vitalité du christianisme dans la région.

Il convient de rappeler que plusieurs papes d’origine libano-phénicienne, dont deux issus de Tyr, ont marqué l’histoire de l’Église. Plus au sud, tout au long de la frontière, subsistent des villages chrétiens qui ont payé un lourd tribut aux épreuves récentes, mais demeurent, avec courage et fidélité, les gardiens d’une mémoire chrétienne qui honore l’ensemble de notre pays.

La population du Liban-Sud n’a cessé de traverser des épreuves douloureuses et continue aujourd’hui encore de subir de profondes souffrances.

L’inclusion de Tyr dans le programme de votre visite serait porteuse d’un signe puissant de paix, de solidarité et de reconnaissance envers des populations qui ont tant souffert, mais dont la dignité et la fidélité à leur héritage demeurent intactes.

Votre Sainteté, le peuple du Sud-Liban attend votre message d’amour, de miséricorde et de paix. Nous sommes confiants que votre visite serait une source de bénédiction.

Veuillez recevoir, très Saint-Père, l’expression de ma très haute considération.

Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco

Secrétaire générale de l’AIST

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Lettre adressée à l’attention de Sa Sainteté le pape Léon XIV par l’intermédiaire du nonce apostolique au Liban.Très Saint-Père,C’est avec estime et respect que je m’adresse à votre sainteté pour partager l’émotion, la joie et l’espoir du peuple libanais à vous accueillir. Votre visite marquera d’une empreinte indélébile l’histoire de notre pays, un pays meurtri par les guerres, accablé par de nombreux malheurs mais qui a toujours pu retrouver son identité première, sa dignité, dans la foi, la résilience, le désir du vivre-ensemble dans la paix.Tous les Libanais, de confessions multiples, d’allégeance très différente, attendent votre sainteté, porteur d’une parole nouvelle, véritable messager de lumière et de réconciliation. Je suis libanaise, chiite, originaire de Tyr. Présidente de...
commentaires (1)

Merci super il nefaut pas parler tout haut car les sionistes sont capables de tout detruire

Eleni Caridopoulou

19 h 07, le 21 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • Merci super il nefaut pas parler tout haut car les sionistes sont capables de tout detruire

    Eleni Caridopoulou

    19 h 07, le 21 novembre 2025

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