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Reprise du procès de Lafarge pour financement du terrorisme


Jacqueline Laffont, avocate de l'ancien directeur général de Lafarge Bruno Lafont, s'adresse aux médias, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. AFP / DIMITAR DILKOFF

Le procès du groupe Lafarge et de huit anciens responsables, soupçonnés d'avoir payé des groupes jihadistes en Syrie jusqu'en 2014 pour maintenir l'activité d'une cimenterie, a repris mardi au tribunal correctionnel de Paris.

Le procès avait démarré le 4 novembre par l'examen de requêtes procédurales, mais avait été renvoyé dès le lendemain, en raison d'une irrégularité dans l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel concernant un des prévenus, Bruno Pescheux. Le tribunal avait demandé que l'ordonnance soit régularisée par un juge d'instruction, ce qui a été fait depuis.

Mardi, les débats ont repris sur des questions procédurales. Le tribunal a joint au fond les conclusions de plusieurs avocats de prévenus, ce qui signifie qu'il se prononcera sur ces requêtes quand il rendra son jugement. La présidente, Isabelle Prévost-Desprez, a ensuite commencé à retracer dans ses grandes lignes la procédure.

Dans ce dossier, le groupe français est soupçonné d'avoir versé en 2013 et 2014, via sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), plusieurs millions d'euros à des groupes rebelles jihadistes - dont certains, comme l'État islamique et Jabhat al-Nosra, ont été classés comme « terroristes » - afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Au côté de Lafarge, avalé en 2015 par le groupe suisse Holcim, sont jugés l'ancien PDG du cimentier français Bruno Lafont, cinq ex-responsables de la chaîne opérationnelle ou de la chaîne de sûreté et deux intermédiaires syriens, dont l'un est visé par un mandat d'arrêt international.

Ils doivent répondre, jusqu'au 19 décembre, de financement d'entreprises terroristes, et pour certains aussi de non-respect de sanctions financières internationales.


Le procès du groupe Lafarge et de huit anciens responsables, soupçonnés d'avoir payé des groupes jihadistes en Syrie jusqu'en 2014 pour maintenir l'activité d'une cimenterie, a repris mardi au tribunal correctionnel de Paris.Le procès avait démarré le 4 novembre par l'examen de requêtes procédurales, mais avait été renvoyé dès le lendemain, en raison d'une irrégularité dans l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel concernant un des prévenus, Bruno Pescheux. Le tribunal avait demandé que l'ordonnance soit régularisée par un juge d'instruction, ce qui a été fait depuis.Mardi, les débats ont repris sur des questions procédurales. Le tribunal a joint au fond les conclusions de plusieurs avocats de prévenus, ce qui signifie qu'il se prononcera sur ces requêtes...