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Les États-Unis font pression sur le Conseil de sécurité pour adopter le plan Trump pour Gaza

La Russie propose son propre projet de résolution.

Un petit garçon palestinien jouant près d'un missile non-explosé à Gaza-Ville, le 12 novembre 2025. Photo AFP/OMAR AL-QATTAA

Les États-Unis ont appelé jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU à « s'unir » pour adopter leur projet de résolution endossant le plan de paix de Donald Trump à Gaza. Ils ont mis en garde contre les risques de conséquences « graves » pour les Palestiniens dans le cas contraire. Un coup de pression sur les Nations unies alors que la Russie a proposé dans la même journée son propre projet de résolution, rapporte l'agence Reuters.

« Les tentatives de semer la discorde, alors qu'un accord sur cette résolution est activement en négociations, ont des conséquences graves, tangibles, et totalement évitables pour les Palestiniens à Gaza », a indiqué dans un communiqué un porte-parole de la mission américaine à l'ONU cité par l'AFP. « Le cessez-le-feu est fragile et nous appelons le Conseil à s'unir et à avancer pour garantir la paix tant nécessaire », a-t-il ajouté, évoquant une « occasion historique d'ouvrir la voie à une paix durable au Moyen-Orient en soutenant cette résolution ».

La semaine dernière, les Américains ont officiellement commencé des négociations au sein du Conseil sur un projet de texte qui « endosse » le plan du président américain ayant permis la mise en place le 10 octobre d'un cessez-le-feu fragile dans le territoire palestinien. La troisième version du texte « salue » toujours la mise en place d'un « comité de la paix » censé être présidé par Donald Trump, organe de « gouvernance de transition » avec un mandat jusqu'à fin décembre 2027. Il « autorise » également le déploiement d'une « force internationale de stabilisation » (ISF) qui pourra utiliser « toutes les mesures nécessaires pour mener son mandat dans le respect du droit international » : appui à la sécurisation des frontières en coopération notamment avec Israël et l'Égypte, démilitarisation de Gaza, désarmement « des groupes armés non étatiques », protection des civils, formation d'une police palestinienne... Contrairement aux versions précédentes, le nouveau texte évoque l'avenir d'un possible État palestinien.

Après la réforme de l'Autorité palestinienne et l'avancée de la reconstruction de Gaza, « les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d'État », dit le texte, assurant que les États-Unis mettront en place un « dialogue entre Israël et les Palestiniens » pour parvenir à un accord sur « un horizon politique vers une coexistence pacifique et prospère ».

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'était montré optimiste mercredi concernant cette résolution, assurant faire « des progrès sur le langage » et espérant un vote « très prochainement ». Mais s'il semble que les membres du Conseil soutiennent le principe de création du « comité de paix » et de la force, des sources diplomatiques ont en revanche noté qu'un certain nombre de questions sont soulevées par le texte, notamment sur l'absence d'un mécanisme de surveillance par le Conseil, sur le rôle de l'Autorité palestinienne, et sur les détails du mandat de l'ISF.

De son côté, la mission russe à l’ONU a indiqué dans une note adressée aux membres du Conseil de sécurité jeudi après-midi que sa « contre-proposition s’inspire du projet américain ». « L’objectif de notre projet est de permettre au Conseil de sécurité d’élaborer une approche équilibrée, acceptable et unifiée pour parvenir à une cessation durable des hostilités », souligne cette note. Le projet russe demande au secrétaire général de l’ONU d’identifier des options pour une force internationale de stabilisation à Gaza, et ne mentionne pas le « Conseil de paix » proposé par les États-Unis.

Les États-Unis ont appelé jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU à « s'unir » pour adopter leur projet de résolution endossant le plan de paix de Donald Trump à Gaza. Ils ont mis en garde contre les risques de conséquences « graves » pour les Palestiniens dans le cas contraire. Un coup de pression sur les Nations unies alors que la Russie a proposé dans la même journée son propre projet de résolution, rapporte l'agence Reuters.« Les tentatives de semer la discorde, alors qu'un accord sur cette résolution est activement en négociations, ont des conséquences graves, tangibles, et totalement évitables pour les Palestiniens à Gaza », a indiqué dans un communiqué un porte-parole de la mission américaine à l'ONU cité par l'AFP. « Le cessez-le-feu est fragile et nous appelons le Conseil à...