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Financement du Hezbollah: les Etats-Unis exigent des actes du Liban


Des responsables américains venus au Liban discuter des moyens d'assécher les sources de financement du Hezbollah ont délivré un message « ferme et clair » aux autorités, leur demandant de lutter activement contre le blanchiment d'argent, a indiqué à l'AFP lundi un responsable libanais.

La délégation dirigée par Sebastian Gorka, le chef de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, a rencontré lundi le Premier ministre Nawaf Salam, au lendemain d'un entretien avec le président Joseph Aoun.

M. Salam a discuté avec les responsables américains des « efforts du gouvernement dans la lutte contre le blanchiment d'argent » ainsi que du « renforcement de l'autorité de l'Etat sur les ports et aéroports », selon son bureau.

Selon un responsable libanais qui a requis l'anonymat, la délégation américaine a « délivré un message ferme et clair », demandant aux autorités « des actions concrètes avant la fin de l'année ».

Elle a exigé de l'Etat qu'il « lutte contre le blanchiment d'argent, la +cash economy+ (transactions en liquide, NDLR) et qu'il ferme Al-Qard al-Hassan », a précisé ce responsable. Cette société financière liée au Hezbollah pro-iranien et sanctionnée par les Etats-Unis accorde des prêts en dollars contre des dépôts en or. 

Selon le Trésor américain, « les Gardiens de la révolution (l'armée idéologique du régime iranien, NDLR) ont transféré depuis janvier 2025 plus d'un milliard de dollars au Hezbollah, notamment via des bureaux de change ».

Dimanche, le président Aoun avait assuré à la délégation américaine que son pays appliquait « scrupuleusement » des mesures pour prévenir le blanchiment d'argent et le « financement du terrorisme ».

Sur X, M. Gorka a estimé lundi que le président Aoun était « aujourd'hui en position de contribuer à réaliser la vision du président Donald Trump pour la paix au Moyen-Orient, dans le cadre de nouveaux et plus larges accords d'Abraham ».

Les accords d'Abraham sont un processus qui en 2020 avait vu plusieurs pays arabes normaliser leurs relations avec Israël.

M. Aoun a proposé des négociations directes avec Israël pour mettre fin aux attaques que le pays voisin continue de mener sur le sol libanais malgré l'entrée en vigueur fin novembre 2024 d'un cessez-le-feu qui a mis fin à une guerre meurtrière avec le Hezbollah.

Washington cherche à assécher les sources de financement du Hezbollah, tout en continuant à exercer des pressions sur les autorités libanaises pour qu'elles désarment ce mouvement.

Jeudi, les Etats-Unis ont imposé des sanctions à des membres du Hezbollah accusés d'avoir facilité le transfert de fonds depuis l'Iran, via des bureaux de change, utilisés par le groupe pour renconstruire son infrasture militaire selon eux.

Des responsables américains venus au Liban discuter des moyens d'assécher les sources de financement du Hezbollah ont délivré un message « ferme et clair » aux autorités, leur demandant de lutter activement contre le blanchiment d'argent, a indiqué à l'AFP lundi un responsable libanais.La délégation dirigée par Sebastian Gorka, le chef de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, a rencontré lundi le Premier ministre Nawaf Salam, au lendemain d'un entretien avec le président Joseph Aoun.M. Salam a discuté avec les responsables américains des « efforts du gouvernement dans la lutte contre le blanchiment d'argent » ainsi que du « renforcement de l'autorité de l'Etat sur les ports et aéroports », selon son bureau.Selon un responsable libanais qui a requis l'anonymat, la délégation...