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Pour Pedro Sanchez, améliorer les relations avec Mexico est une « priorité »


Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez accueille le sultan d’Oman au palais de la Moncloa, à Madrid, le 5 novembre 2025, lors du deuxième jour de la visite d’État du dirigeant omanais en Espagne. Photo Javier SORIANO / AFP)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré dimanche que l'amélioration des relations avec le Mexique était une « priorité » de son gouvernement, après plusieurs années de tensions au sujet du passé colonial de l'Espagne.

« La diplomatie requiert une certaine discrétion, mais je peux assurer que, pour l'Espagne, la normalisation de nos relations avec un pays que nous considérons comme très proche est une priorité », a-t-il affirmé lors d'une interview accordée au quotidien El Pais. Pedro Sanchez a évoqué « la lumière et l'ombre » dans leur histoire partagée, estimant que la reconnaissance de ces deux aspects est cruciale pour renforcer leurs relations. Insistant sur les liens culturels et historiques entre les deux pays, il a rappelé le soutien apporté par le Mexique aux exilés espagnols après la guerre civile (1936–39).

Les relations entre Madrid et Mexico se sont tendues ces dernières années, les dirigeants mexicains réclamant des excuses officielles de la part de l'Espagne pour les abus commis pendant l'époque coloniale. En 2019, le président mexicain d'alors Andres Manuel López Obrador avait envoyé une lettre au roi Felipe VI d'Espagne, dans laquelle il réclamait des excuses pour les abus commis contre les peuples autochtones pendant la conquête du Mexique il y a plus de 500 ans. Sa demande avait été refusée par Madrid, et le roi Felipe VI n'avait fait aucune déclaration publique sur le sujet. 

Le mois dernier, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a de nouveau réclamé des excuses officielles de Madrid sur le sujet. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, avait alors reconnu « la douleur et l'injustice » causées aux peuples autochtones pendant la « Conquista », la conquête espagnole de l'Amérique. « Il y a eu de l'injustice, il est juste de le reconnaître aujourd'hui, et il est juste de le regretter. Parce que cela fait également partie de notre histoire partagée et nous ne pouvons ni la nier ni l'oublier », avait ajouté le ministre.

La Mésoamérique, une région qui comprend le sud du Mexique, le Guatemala, le Salvador, le Honduras et le Belize, avait une population estimée entre 15 et 30 millions de personnes à l'arrivée du Conquistador espagnol Hernan Cortes en 1519. Après un siècle de batailles, de massacres et d'épidémies, il ne restait plus qu'entre un et deux millions d'habitants autochtones.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré dimanche que l'amélioration des relations avec le Mexique était une « priorité » de son gouvernement, après plusieurs années de tensions au sujet du passé colonial de l'Espagne.« La diplomatie requiert une certaine discrétion, mais je peux assurer que, pour l'Espagne, la normalisation de nos relations avec un pays que nous considérons comme très proche est une priorité », a-t-il affirmé lors d'une interview accordée au quotidien El Pais. Pedro Sanchez a évoqué « la lumière et l'ombre » dans leur histoire partagée, estimant que la reconnaissance de ces deux aspects est cruciale pour renforcer leurs relations. Insistant sur les liens culturels et historiques entre les deux pays, il a rappelé le soutien apporté par le Mexique aux exilés...