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Moyen-Orient - Arrestation

Un Irano-Américain juif en prison depuis cet été en Iran, révèle sa famille

L’homme a été arrêté en juillet, juste après la guerre entre l’État hébreu et la République islamique, et a été condamné pour s’être rendu en Israël il y a des années.

Un Irano-Américain juif en prison depuis cet été en Iran, révèle sa famille

Une affiche géante dépeint des dirigeants derrière les barreaux de la couronne de la Statue de la Liberté, avec le slogan "La promesse de liberté américaine", à Téhéran, à l'occasion du 46e anniversaire du début de la crise des otages, le 4 novembre 2025. Photo Atta Kenare/AFP

Lors de ses précédentes visites, Kamran Hekmati n’avait jamais été inquiété pour avoir voyagé en Israël à l’occasion de la bar mitzvah de son fils, il y a entre 7 et 13 ans, selon divers rapports de presse. Mais en mai dernier, tandis que les tensions entre la République islamique et l’État hébreu sont élevées et que les négociations sur le nucléaire s’annoncent ténues après leur relance le mois précédent, cet Irano-Américain est forcé de prolonger son séjour pour interrogatoire. Interdit de quitter le territoire après avoir été intercepté à l’aéroport avant son départ du pays, son passeport lui a été confisqué, tandis que les forces de sécurité ont exigé l’accès à son téléphone et ses réseaux sociaux, selon ses proches. À partir de là, des agents des renseignements lui rendent visite plusieurs fois pour le questionner, alors qu’il est hébergé chez un parent à Téhéran. Début juillet, peu après le cessez-le-feu annoncé par le président Donald Trump pour mettre fin à la guerre lancée par Israël contre l’Iran, le bijoutier de 70 ans est arrêté, et est depuis détenu dans la tristement célèbre prison d’Evin, selon des membres de sa famille qui se sont exprimés dans les médias sous couvert d’anonymat.

Diplomatie des otages

Fin août, Kamran Hekmati a été condamné à 4 ans de prison conformément à une loi interdisant aux citoyens iraniens de se rendre en Israël. Sa famille affirme qu’il n’a pas eu le droit d’obtenir une représentation légale avant le verdict. En septembre, sa peine a néanmoins été réduite à 2 ans de prison, et une demande d’appel a été déposée par un avocat de la famille, dans l’espoir qu’il soit libéré pour raisons humanitaires, alors qu’il serait atteint d’un cancer agressif de la vessie. Ses proches soulignent que l’homme, né en Iran mais ayant émigré aux États-Unis à l’âge de 13 ans, n’est pas impliqué en politique, s’étant rendu en Israël pour des raisons personnelles. Identifié par certains médias sous le nom de Yehuda Hekmati, le septuagénaire serait un membre actif de la synagogue de Great Neck, Long Island, où il réside, comme un nombre important d’Iraniens juifs. Propriétaire d’un commerce de bijoux à Midtown Manhattan, il serait entré à Téhéran avec son passeport iranien, sachant que la République islamique ne reconnaît pas la double nationalité.

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« La libération de Cécile Kohler et Jacques Paris ne signifie pas la fin de la diplomatie des otages »

L’organisation HRANA (Human Rights Activists News Agency), qui l’avait identifié le 28 juillet dernier comme « l’un des deux Américains juifs récemment détenus en Iran », mentionnait alors que l’autre binational, de Los Angeles, avait pour sa part été relâché en échange d’une caution. Au moins quatre citoyens américains - Kamran Hekmati, le journaliste Reza Valizadeh, et deux femmes dont les identités n’ont pas été révélées - sont détenus par la République islamique à ce jour, dans le cadre d’une stratégie de « diplomatie des otages », consistant à garder en prison des personnes détentrices de passeports occidentaux pour les transformer en monnaie d’échange sur différents dossiers. Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont ainsi été libérés sous conditions la semaine dernière, après plus de trois ans passés en prison, après que l’étudiante iranienne Mahdieh Esfandiari a bénéficié d’une remise en liberté avec placement sous contrôle judiciaire en France. Alors que le régime de sanctions contre l’Iran s’est durci, notamment avec l’activation du « snapback », et que les négociations sur le nucléaire semblent dans l’impasse, la volonté américaine d’arriver à une solution d’ici la fin de l’année a le pouvoir de faire bouger les lignes pour les prisonniers américains.

Lors de ses précédentes visites, Kamran Hekmati n’avait jamais été inquiété pour avoir voyagé en Israël à l’occasion de la bar mitzvah de son fils, il y a entre 7 et 13 ans, selon divers rapports de presse. Mais en mai dernier, tandis que les tensions entre la République islamique et l’État hébreu sont élevées et que les négociations sur le nucléaire s’annoncent ténues après leur relance le mois précédent, cet Irano-Américain est forcé de prolonger son séjour pour interrogatoire. Interdit de quitter le territoire après avoir été intercepté à l’aéroport avant son départ du pays, son passeport lui a été confisqué, tandis que les forces de sécurité ont exigé l’accès à son téléphone et ses réseaux sociaux, selon ses proches. À partir de là, des agents des renseignements lui rendent...
commentaires (2)

Imprudent pour un juif ou in occidental de voyager en Iran

Dorfler lazare

20 h 56, le 09 novembre 2025

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Commentaires (2)

  • Imprudent pour un juif ou in occidental de voyager en Iran

    Dorfler lazare

    20 h 56, le 09 novembre 2025

  • Karman Hekmati a ete condamne a 2 ans de prison en Iran pour avoir ete en Israel dans une periode de 13 ans a 7 ans (soit sept annees durant) ? Au Liban, on a condamne une personne a 1 an de prison, pour avoir juste parle avec un journaliste Israelien. Par contre, quand on a ete officier superieur de l'armee Libanaise, et qu'on a collabore de maniere averee avec le mossad, la protection des uns et des autres vous absoud completement.

    Michel Trad

    20 h 53, le 09 novembre 2025

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