Des agents des forces de l'ordre arrêtent des braconniers et saisissent leurs fusils dans le Akkar, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 novembre 2025. Photo envoyée par Michel Hallak
Plusieurs chasseurs de nuit ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi par les Forces de sécurité intérieure (FSI) dans le Akkar, à l’extrême nord du pays, entre les villages de Beino et Bebnine-Abdé, rapporte notre correspondant Michel Hallak. Les agents sont intervenus suite à une plainte d’associations de chasseurs durables et d’écologistes qui suivent de près la chasse illégale au Liban, dans le cadre d’une collaboration entre l’Unité anti-braconnage au Centre de chasse durable du Moyen-Orient (MESHC), la Société de protection de la nature au Liban (SPNL) et le Comité contre le massacre d’oiseaux (CABS).
La saison de chasse n’a pas été ouverte cette année par les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture en raison de l’absence d’un Haut conseil de la chasse, celui-ci n’ayant pas été nommé à la fin de l’été. Malgré cela, la chasse illégale sévit dans les différentes régions libanaises, notamment dans le Akkar où de nombreuses plaintes ont été enregistrées depuis début septembre.
Les chasseurs n’enfreignent pas seulement la loi parce que la chasse n’est pas ouverte, mais parce que la plupart d’entre eux ne respectent pas les règles les plus élémentaires de cette activité : ils tirent sur toutes les espèces sans distinction, n’épargnant pas les oiseaux migrateurs protégés au niveau international. L’une de ces règles est l’interdiction de la chasse de nuit.
Avec ce coup de filet, les forces de l’ordre ont coffré plusieurs de ces contrevenants, les conduisant dans les commissariats et saisissant leurs fusils et les appeaux imitant le son des oiseaux (totalement illégaux), ainsi que les projecteurs utilisés pour la chasse de nuit. D’autres ont fui à travers champs à l’approche de la patrouille, mais, selon notre correspondant, les plaques d’immatriculation de leurs voitures ont été enregistrées, et ils devront être appréhendés ultérieurement.


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