Le président syrien Ahmad el-Chareh s’exprimant lors d’une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 15 octobre 2025. Photo Sergey Bobylyov/Sputnik via Reuters
La Grande-Bretagne a levé vendredi les sanctions contre le président syrien Ahmad el-Chareh, après que le Conseil de sécurité des Nations unies en a fait de même avant sa rencontre prévue avec le président américain Donald Trump la semaine prochaine.
Dans un avis publié sur le site internet du gouvernement, la Grande-Bretagne a annoncé qu'elle levait également les sanctions contre le ministre syrien de l’Intérieur, Anas Khattab. Les deux hommes étaient auparavant soumis à des sanctions financières ciblant l’État islamique et el-Qaëda. M. Chareh, autrefois connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Jolani, est devenu président de la Syrie en janvier dernier après que des forces insurgées menées par Hayat Tahrir al-Cham (HTC) ont évincé Bachar el-Assad lors d’une offensive éclair.
Le président syrien, qui fut un haut responsable du HTC et auparavant affilié à el-Qaëda, était soumis à des sanctions par les Nations unies et la Grande-Bretagne en 2014, dont une interdiction de voyager, un gel des avoirs et un embargo sur les armes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé ces mesures jeudi, invoquant l’absence de liens actifs entre le HTC et el-Qaëda. Cette décision intervient à la veille de la rencontre prévue entre MM. Chareh et Trump à la Maison-Blanche lundi.
Le gouvernement syrien n’a pas réagi immédiatement à une demande de commentaire après l’annonce britannique vendredi, qui n’est pas un jour ouvrable en Syrie.


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